11 oct. 2018 par Monsieur Bulles
verres à champagne Influencées par les tendances de certaines époques et les progrès de moulage du verre, les sociétés ont employé toutes les sortes de verres à pieds, depuis la coupe évasée jusqu'à la flûte étroite en passant par le simple ballon. La fameuse coupe « de nos grand-mères » permettait grâce à sa forme d'aérer le vin effervescent, de le rendre moins pétillant. On ne pouvait y apprécier le train de bulles et très souvent, le vin débordait au moment du service ou dans la jubilation de l'événement. La coupe a été populaire du fait que son moulage était facile pour les premières entreprises de cristallerie. Elle est de plus en plus rare dans les boutiques spécialisées.
La flûte est encore très appréciée et reste la plus populaire parce qu'elle offre au dégustateur le spectacle du train de bulles qui monte à la surface. Sa forme allongée et étroite se distinguant forcément des autres verres, tout le monde sait qu'on déguste un champagne ou un mousseux dès qu'on l'aperçoit. Toutefois, elle n'est pas la plus efficace pour apprécier le vin, car son gobelet étroit emprisonne les arômes et accentue l'effet gazeux. 

Les flûtes ont été créées à la fin du 18ème siècle, à l'époque où le vin de champagne ne pétillait pas de façon systématique. 
Devenues classiques dans le service en brasserie un siècle plus tard, les maîtres d'hôtel dépolissaient le fond intérieur de la flûte par une croix gravée afin d'exacerber l'effervescence, puisqu'au contact d'une surface rugueuse, le gaz carbonique naît plus facilement. Encore aujourd'hui, certaines flûtes présentent cette astuce discrète.
Je rappelle par ailleurs que jusque dans les années 1850 - soit 150 années environ après la création "officielle" du champagne - seulement 20 % de la production du vin élaboré en Champagne était vraiment effervescente !  Les maisons perdaient encore jusqu'à 50 % de leur production parce que les bouteilles explosaient en cave.

Partant du principe que champagnes et mousseux sont avant tout des vins blancs (ou rosés) transformés en vins effervescents, je considère qu'un verre à vin blanc classique est la forme la plus adéquate pour les apprécier au mieux, si l'on ne veut pas multiplier les variétés de verres dans son vaisselier. 
Depuis plusieurs années, les flûtes sont d'ailleurs de plus en plus bombées et leur silhouette ressemble à celle de verres traditionnels, plus allongés. 
On les appelle verre Tulipe. 

Le marché étant riche de marques offrant jusqu'à dix formes pour une seule catégorie de vin, c'est au final une question d'esthétique une fois le choix de l'efficacité établie et le budget permis.

Au Québec, vous trouverez les marques conseillées ci-dessous, avec un bon service, dans les boutiques spécialisées tel que Vin & Passion, Vinum Design ou AlambikaVerres Revel
Riedel, Spiegelau, Lehmann, Stölzle, Schott Zwiesel, Eisch ou Veritas offrent le meilleur choix de verres

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9 oct. 2018 par Monsieur Bulles
Fleury La famille Fleury est installée depuis plus d'un siècle dans la Côte des Bar, région viticole autrefois méprisée par les nordistes champenois, aujourd'hui convoitée pour la maturité régulière de ses raisins. Les 25 hectares de la famille Fleury ont été très tôt convertis en biodynamie, désormais gérés par Morgane et Jean-Sébastien Fleury, les enfants de Jean-Pierre Fleury. La cuvée Fleur de l'Europe est en quelque sorte la signature du style de la maison : droit et énergique.
Lieu : 43 grande rue, 10250 Courteron  / Téléphone : 03 25 38 20 28

Commentaire de la cuvée Brut Nature de Fleury :

Nez expressif et peu banal, de pêches, de fruits jaunes très mûrs (citron), puis de silex à l'aération qu'on retrouve en bouche dans l'enveloppe d'un volume plus aérien que compact. 
Sec dans le comportement sans être mordant, ce champagne surprend surtout par une richesse de fruité très intense, sans doute apporté par l'effet climatique du sud champenois. 
Impeccable dans une initiation aux Extra-Brut matures ou pour se réconcilier avec cette catégorie, souvent agressive, où le pire côtoie le meilleur.étiquette Fleury
66 $ /code SAQ 12669641

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20 sep. 2018 par Monsieur Bulles
Bouteilles sur pointes La bouteille de champagne a la particularité de ne pas être seulement un contenant, mais un outil de travail. Elle a été conçue pour résister à la surpression, au stockage et à la manipulation. Si les premières bouteilles qui accueillent du vin blanc champenois dans le but de le faire pétiller, sont les mêmes flacons que les vins tranquilles d'alors, ce sont justement les effets de l'effervescence qui engendrent la recherche de ce qui deviendra LA bouteille de champagne.
C'est à partir de 1730 qu'une véritable industrie de cristallerie voit le jour en Champagne dans le but d'aider le négoce à embouteiller son vin à la pétillance embryonnaire.
Les Anglais ont un siècle d'avance, ils embouteillent le vin de leurs comptoirs commerciaux portugais et méditerranéens qui arrivent en tonneaux, à Londres ou dans les ports de la Manche, depuis 1630. 
Les bouteilles sont alors des instruments de service, davantage que des contenants de transport. L'effervescence qui apparaît naturellement dans les flacons et que l'Aristocratie britannique désirent conserver vers 1660, puis guider au début du XVIIème siècle, ouvre la voie aux recherches sur la fonte du verre et des opercules adaptés pour conserver au mieux cette première.

En France, dès les années 1740, l'Académie royale des Sciences organise des concours dans le but de parfaire le moulage et la solidité des bouteilles, même si cette dernière a déjà été, en partie, réglée par les Anglais, grâce à l'emploi du manganèse.
Les archives de certaines grandes maisons de Champagne qui n'ont pas brûlé dans des incendies ou qui n'ont pas disparu lors des conflits franco-germaniques nous apprennent que jusqu'au Premier Empire, plus de 50 % des bouteilles éclatait durant les phases fermentaires.

L'industrie verrière met un point d'honneur dans la recherche des bouteilles champenoises, particulièrement différentes des bouteilles traditionnelles : le ventre se gonfle, car la piqûre, plus prononcée, forme un culot concave épais, qui doit résister à la surpression du gaz dont on ne maîtrisera tout à fait l'atmosphère qu'à la fin du XIXème siècle. La piqûre pouvait monter jusqu'à la moitié de la bouteille.
L'impact sur le coût brut d'une bouteille vide est réel. La Bordelaise vaut 15 fr, tandis que la Champenoise peut grimper à 30 fr. 

Les négociants réclament des bouteilles lourdes, car le poids les rassure, mais les dégâts sont pires dans les caves, lors des explosions. Les archives rapportent fréquemment des décès chez les ouvriers cavistes, malgré la protection de leur tablier et de leur masque de cuir.

Sous le Consulat sont décrétées de nouvelles normes qui déclassent les anciennes bouteilles, mais lorsque le négoce tombe sur un lot de bouteilles qui lui convient, il réitère la même commande au fournisseur verrier, même si elle ne respecte pas le nouveau cahier des charges qui continue d'évoluer jusque 1808 où l'état instaure deux volumes théoriques : le litre et le demi-litre. 

Les bouteilles portent alors un sceau sur leurs épaules qui indique ce volume. Cependant, lorsqu'on analyse aujourd'hui ces bouteilles anciennes, on s'aperçoit que celles d'un litre avaient une capacité qui oscillait de 91 cl à 96 cl, selon les fournisseurs; et celles d'un demi-litre oscillaient de 42 cl à 58 cl. L'épaisseur et la régularité des parois étaient le facteur de précision volumique, elles ne seront véritablement maîtrisées qu'à la fin du XIXème siècle. La silhouette s'allongera, entraînant d'abord une déformation des cols qui se courberont pour finalement obtenir la bouteille qu'on connaît aujourd'hui, tristement appelée syndicale (l'adjectif est aujourd'hui repris au gré des interprofessions viticoles)... De 1800 à 1950, le poids variera de 800 gr à 1 200 gr la bouteille et le volume évoluera de 93 cl (pinte de Paris de 1735) à 75 cl.

Pendant deux siècles, en fait, les cristalleries expérimenteront toutes les sortes de formats, de silhouettes et de poids dans le seul but d'aider le commerce des vins. De la piqûre cruciforme jusqu'à la bague à trois lèvres, de l'apparence d'oignon à celle de l'aubergine, de la couleur noire opaque à la couleur feuille morte translucide, la bouteille de champagne va surtout évoluer au gré de deux facteurs : l'entreposage et la sécurité. 
Tandis que la bouteille à vin tranquille va évoluer - plus rapidement - au gré de deux autres facteurs : le transport et la manipulation.

Enfin, c'est sous le Second Empire qu'apparaissent les formats inusités, aujourd'hui devenus classiques. Le Magnum voit le jour en 1859 à Folembray dans l'Aisne et le Double-Magnum (qu'on appellera plus tard Jéroboam) en 1890. Le quadruple magnum (Mathusalem) est lancé en 1900.

Bouteille 1680

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10 sep. 2018 par Monsieur Bulles
Attitude de Fita Azul La lutte est sévère sur le marché des mousseux en dessous de 14 $ en SAQ où une trentaine de produits sont proposés. Le petit nouveau de la catégorie est portugais, il est élaboré en méthode traditionnelle par la société Vinhos Borgès. Alors que le chardonnay et les pinots font les beaux jours de la plupart des élaborateurs de mousseux dans le monde qui les emploient tout ou partie, la cuvée Attitude de Fita Azul ne présente que des cépages locaux, soient le gouveio (30 %), la malvoisie (30 %), l'arinto (20 %) et le codega (20 %). Est-ce judicieux ?
À-priori et en raison de la nature de ces cépages plus acidulés que consistants, je me suis dit que le mousseux qu'ils engendraient, serait plutôt léger... 
Sauf qu'en matière de vins effervescents, l'effet du temps en cave (le temps sur lattes comme on dit) est tellement important qu'il peut apporter de la matière et des saveurs à une base initialement délicate. 
L'article sur l'autolyse, écrit il y a un an, explique ce fait. 
Et c'est bien le cas ici. Ce sont les mois sur lattes qui ont signé ce vin.
On perçoit des arômes biscuités, assez subtils, se laissant saisir en finale de dégustation, après les inévitables notes d'agrumes jaunes qui habillent une texture ronde, créée par des bulles menues et perdurantes. 
Bref, on garde le souvenir heureux d'une belle fraîcheur pour un mousseux d'apéritif accessible qui se positionne facilement, en SAQ, dans le top 5 de la catégorie que j'ai mentionnée.Contre-étiquette Fita Azul
13,45 $ / Code SAQ : 13640277

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6 sep. 2018 par Monsieur Bulles
Les Terres Fines de DG Quand on roule vers le sud, sur la D9 qui longe la Côte des Blancs en Champagne, on regarde surtout sur la droite, car c'est là que s'échelonnent les Chouilly, Cramant, Avize, Oger et Le Mesnil-sur-Oger, les célèbres crus du champagne. On ne regarde pas sur la gauche, car la plaine est vaste, l'horizon s'y étire et aucun village ne pointe. Aucun village sauf un : Flavigny. Et c'est dans ce village qu'on ignore, que l'on ne traverse pas, qu'Adrien Dhondt-Grellet élabore des bijoux grâce aux quelques hectares qui se trouvent de l'autre côté de la D9, sur les célèbres crus. Jusqu'au milieu des années 1980, ses parents Éric et Edith ont vendu leurs raisins aux grandes maisons avant d'avoir leur propre étiquette. Aujourd'hui, Dhondt-Grellet est le nom à retenir...
Commentaire de la cuvée Les Terres Fines - 1er cru - Extra-Brut :

Comment dire... Tout apparaît blanc et étiré dans cette cuvée : les arômes rappellent la craie, la pluie bretonne (celle qui se mêle à l'océan lorsqu'elle tombe), puis le zeste de citron lorsque le fruité vient à parler. 
On s'attend alors à un vin qui va réveiller les papilles par une attaque incisive et pointue, plus lime que citron et pourtant, c'est jaune. 
Poire pour la délicatesse, mirabelle pour la chair et bergamote pour l'intensité, bref, le terme qui vient en tête après deux ou trois gorgées, c'est énergie. 
Mais une énergie qui a du volume et qui reste en bouche pour mieux donner envie d'en reprendre !
Un champagne de chardonnay qui ne mord pas donc, mais qui mordille et laisse une trace qu'on voudrait indélébile.DG Extra Brut
En importation au Québec (agence Lieux-Dits) : 74,75 $ / en octobre en SAQ...

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5 sep. 2018 par Monsieur Bulles
Brut 2013 de Ca del'Bosco Depuis une quinzaine d'années, la maison Ca'del Bosco a entamé un programme de perfectibilité du tri des raisins lorsqu'ils arrivent en cuverie, qui s'illustre par un nettoyage des baies dans des bassins d'eau, avant un séchage technologique particulièrement poussé. Ce degré d'excellence est couronné lors de la phase de dégorgement qui se passe dans une enceinte complètement dépourvue d'oxygène. Le résultat ? Toutes les cuvées présentent une pureté de comportement qui signe un style, tout en gardant la signature d'un millésime lorsqu'il est déclaré. À ce titre, le 2013 est exemplaire.
Commentaire du Brut 2013 de Ca'del Bosco :

2013 en Lombardie a été un millésime compliqué en raison d'un printemps assez pluvieux qui a surtout contrarié la floraison des cépages rouges. Plus clémente, voire chaude, la fin de l'été a rééquilibré la dynamique du cycle végétatif pour offrir des raisins sains lors des vendanges, si le tri était judicieux... Et de ce dernier paramètre, Ca'del Bosco est devenu le spécialiste presque obsessif.

On retrouve ainsi dans cette cuvée le caractère à la fois délicat et profond des vins Ca'del Bosco. 
Le nez est expressif, orienté vers les fruits jaunes (pommes, abricots, mirabelles) avec une petite touche qui rappelle les biscuits au sucre roux et au gingembre.
L'effervescence déconcerte à la première attaque, car elle dégage très peu de gaz, mais les bulles abondent et foisonnent telle une cuvée Satèn (qu'elle n'est pas), de façon légères et enveloppantes. On s'attend à ce qu'elles disparaissent rapidement dans le verre, et pourtant, un quart d'heure plus tard, elles sont toujours aussi vivantes. 
Le volume est aérien, les cépages blancs prennent le dessus sur le pinot noir dans le comportement, mais ces derniers le reprennent dans les arômes finaux : les amers distribuent les habituelles notes de malt, voire de peau de noix qui donnent une tenue en bouche.
C'est un grand mousseux, comparable à ceux de la Marne, parce qu'il a été lancé à point sur le marché, pour qu'il soit consommé à temps. On a respecté les caractéristiques du millésime pour mettre en avant ses qualités et occulter ses défauts. Et c'est bien là le talent de Ca'del Bosco : savoir employer la technologie avancée en cuverie tout en conservant la signature de la nature.
À la fois savoureux et tendu, ce franciacorta 2013 est un vin maîtrisé qui saura ravir les convives avec une entrée de mousse de saumon à l'aneth, un carpaccio de pétoncles au basilic citronné ou un tian de crevettes avec courgettes, par exemple...
74 $ / Code SAQ : 13617691

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31 août 2018 par Monsieur Bulles
Exton Park Rosé Dans un précédent article où je présentais le vignoble anglais en matière de vin effervescent, je pointais la SAQ afin qu'elle propose au moins une marque britannique sur ses tablettes, car seule une agence spécialisée dans les bulles au Québec le faisait en importation privée. Depuis une trentaine d'années, l'Angleterre viticole - comme le Québec - a vu ses domaines multiplier l'élaboration de mousseux dont je mentionnais la plupart des cuvées dans mon premier ouvrage en 2007. Situé dans le Hampshire's National Park, Exton Park avait à peine 4 ans d'existence, ses premiers vins allaient être commercialisés. S'il fait partie des derniers domaines érigés, la qualité des mousseux n'a pas attendue le nombre des années pour se faire remarquer. Leur Rosé de Noirs en témoigne...
Commentaire du Rosé Brut de Exton Park :

Je l'ai appelé Rosé de Noirs puisqu'il s'agit d'un assemblage de pinot noir et de pinot meunier qui, d'ailleurs, fleure discrètement les noyaux de cerises comme souvent avec ces cépages, lorsque plantés sur le sous-sol kimmeridgien anglais...

Certes assez dispendieux - "pour un vin anglais", comme je l'entends souvent - il faut savoir que la moyenne tarifaire des mousseux anglais en Angleterre est de... 35 livres ! Soit 60 $ la bouteille ! Ce mousseux rosé est plus cher à Londres qu'au Québec ! Bref, essayez-le, il vaut le coup et le coût ! 

Les arômes de fleurs et d'agrumes roses parlent davantage en bouche que ceux de noyaux, ils se laissent couvrir par un soupçon de notes épicées, perceptibles en finale. 

Plus tranchant que consistant, plus fruité que complexe, c'est un bon rosé Brut, élégant et solide dont l'effervescence aérienne étonnera et saura combler les attentes de vos invités à l'apéritif.Contre étiquette Exton
Code SAQ : 13598793 / 46,25 $

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30 août 2018 par Monsieur Bulles
Grand Assemblage de Jeeper La marque Jeeper est au Québec depuis un an avec sa cuvée Grande Réserve dont j'ai déjà parlée sur ce site. Elle est parmi la trentaine de nouveaux champagnes qui ont été sélectionnés en 2017 par les acheteurs du monopole. La plupart des agences d'importation de vins de la province disposent d'une marque de champagne dont au moins une cuvée est sur les tablettes officielles. Toutefois, pour découvrir les autres cuvées, il faut passer par l'importation privée. Démarche aujourd'hui très facile puisqu'il suffit seulement d'appeler l'agence de représentation. C'est ce qu'il faudra faire pour découvrir le Grand Assemblage de Jeeper !
J'ai présenté la maison sur une autre page, je ne reviens pas sur son histoire... 
Sa renaissance est palpable, cette cuvée Grand Assemblage le démontre une fois de plus.

Commentaire de dégustation du Jeeper - Grand Assemblage - Brut :

Plus traditionnel dans l'assemblage (60 % ch / 25 % pn / 15 % pm) que les autres cuvées de la marque, celle-ci est un champagne d'école, car elle sent LE champagne : malt blond, biscuit spéculoos, pomme cuite et soupçon de frangipane. 
Tout y est avec, peut-être, une puissance (eau-de-vie de mirabelle) qui vient exacerber ces arômes, se montrant ainsi plus expressifs au sein de la texture crémeuse à souhait, comme se doit de l'être l'effervescence d'un champagne.

Bref, le Grand Assemblage de Jeeper est un must dans les frigos des écoles de sommellerie !
Comme dans le vôtre d'Ici peu !GA Jeeper
IP au Québec auprès de l'agence Tanium Vins / 68 $

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28 août 2018 par Monsieur Bulles
Grande Réserve de Vilmart & Cie Une maison familiale établie depuis 1890, aujourd'hui administrée par Laurent Champs, descendant de Désiré Vilmart qui vendait alors son raisin issu de deux hectares au négoce. Le domaine s'est agrandi, le chardonnay et les pinots ont pris la place des cépages d'autrefois sur une surface qui atteint à présent 11 hectares. Avec des vins vinifiés sous bois qui n'ont pas fait de fermentation malolactique, les cuvées Vilmart se montrent toujours pures et très endurantes, à point nourries par la futaille. Aussi discret qu'efficace, Vilmart est un champagne de connaisseur.
Commentaire de la cuvée Grande Réserve Brut de Vilmart & Cie :

Le premier nez est à la fois intense et curieux, car plutôt tertiaire, il rappelle le moût de café frais. Puis, à l'aération, on perçoit des notes davantage primaires de citron et de brise marine. 

L'attaque est vive, orientée vers les agrumes, l'effervescence est aussi fine qu'abondante; le dosage est réussi, il transporte des notes beurrées, voire briochées si on prend le temps de laisser son verre reposer quelques minutes. 

C'est un excellent champagne à l'énergie à la fois intense et profonde qui gagne à être attendu deux à trois années après son achat, afin qu'il s'accomplisse. 
Impatient ou sans cellier ? Essayer-le avec quelques dés de jeune cheddar en apéritif ou sur un fromage de type Brie peu crayeux.
66,25 $ / Code SAQ : 12341419

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23 août 2018 par Monsieur Bulles
En visite sur l'île d'Orléans Gaëtan Demers, propriétaire de la Seigneurie de Liret sur l'île d'Orléans au Québec présente ses toiles isolantes qui aident à la survie des vignes au cours de l'hiver.


L'article récent où j'ai présenté les deux vins effervescents de La Seigneurie de Liret a suscité de nombreux commentaires et quelques questions au sujet de leur qualité, notamment celui à base des trois cépages classiques champenois...

Issu du millésime 2014, soit le premier lancé par le domaine, les deux mousseux sont en effet de belle qualité.
Et la qualité immédiatement récoltée dans le milieu du vin, apparaît souvent suspecte...

Le travail et les compétences de l'oeologue-conseil Richard Bastien contribue grandement à ce succès, toutefois, il bénéficie de raisins dont le cycle végétatif annuel est soutenu au cours de l'hiver par une couverture particulière, présentée ici, dans la vidéo, par l'entrepreneur qui l'a créée.

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