8 déc. 2019 par Monsieur Bulles
ploeuz jacquemart ext b Cette maison familiale vient de fêter ses 80 ans. Administrée jusqu'en 1975 par Gérard et Marcel Ployez-Jacquemart, les fils du couple fondateur, elle s'enorgueillit d'un magnifique site hôtelier qui appartient depuis 2004 au Groupe Prieux, lequel a su remarquablement donner un second souffle commercial de qualité à la marque. Laurence Ployez est à la tête de cette maison qui dispose de 3 hectares de vignes (1/3 de l'apport total). Travaillées de façon traditionnelle, les 100 000 bouteilles de champagnes écoulées annuellement, sont élevées sur pointe et remuées manuellement. Ployez-Jacquemart fait partie de ces marques aussi discrètes que leurs cuvées sont éclatantes. C'est le cas ici, avec une entrée de gamme extra-brut au tarif, qui plus est, remarquable, à connaître absolument.
Commentaire de la cuvée Extra Quality Brut de Ployez-Jacquemart :

Particulièrement expressif au premier nez, axée sur des notes de pain au lait, voire de riz au lait, puis sur celles de brioche à l'aération, cette cuvée Extra Quality Brut joue immédiatement la carte de la séduction et la poursuit en bouche par une attaque également pâtissière, toutefois acidulée, comme une tarte au citron qui tapisserait nos papilles.
L'effervescence est aérienne, rafraichissante, davantage en harmonie avec le fruité jaune et vif ressenti que le caractère évolutif de la construction du champagne.
Bref, l'équilibre parfait entre fraîcheur et maturité pour une cuvée au dosage si peu élevé.
Champagne d'apéritif évident, à apprécier seul pour en parcourir les qualités et si vous tenez à l'accompagner avec quelques bouchées, il a suffisamment de tension pour soutenir huîtres, cuiller de salicornes, brouillade d'oursin ou pétoncles en carpaccio citronnés.
Bon appétit !

La cuvée Passion et la cuvée Extra-Brut Rosé de la même maison sont mentionnées dans le livre "Champagnes, guide et révélations" de G. Revel
Code SAQ : 14088841 / 51,50 $ / Produit représenté au Québec par l'agence BMT

Haut de page

7 déc. 2019 par Monsieur Bulles
Volaille et Champagne - © Photo Philippe Exbrayat - Comité Champagne L'idée reçue que le champagne n'est pas un vin de garde est tenace. Elle est due à l'histoire commerciale du champagne puisque ses élaborateurs (récoltants et maisons) ont toujours vendu leur vin "prêt à boire", négligeant ou soustrayant, à dessein, son potentiel d'endurance et de bonification en cellier domestique. Pourquoi ? Parce qu'avec la production qui va s'accroître et les marchés qui vont s'ouvrir au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, la Champagne va véhiculer - comme au XIXème siècle - le champagne plaisir, le champagne festif et frivole, donc le champagne qui précède la table plutôt que celui qui l'accompagne...
Pourtant, le champagne se garde avantageusement et le champagne est l'un des meilleurs vins taillés pour la table. Mais, il n'a jamais été vendu en tant que tel.

Si, en effet, toutes les cuvées de champagne sont prêtes à boire dès leur commercialisation, certaines gagnent à être attendues selon les caractéristiques gustatives qu'on s'attend à découvrir. Les cuvées issues d'un seul millésime, de prestige ou non, ont généralement des potentiels de garde de plus de 20 années. Et certains BSA s'améliorent nettement avec le temps...

Un grand champagne évolue comme un grand vin de bourgogne blanc. 
Si un Puligny-Montrachet peut être attendu 20 ans, pourquoi un grand cru d'Aÿ ou de Cramant ne pourrait-il l'être également ?

Les maisons de champagne véhiculent depuis peu cette réalité. Les arguments de vente de leurs commerciaux visent aujourd'hui davantage la table que la fête: le champagne est avant tout un vin blanc dont les paliers d'évolution gustative s'accordent adéquatement à table, sur des mets précis et travaillés. 

Cependant, les publicités de champagne "popé" ont été tellement efficaces pendant un siècle que le produit est devenu naturellement, génération après génération, le détonateur de la fête ou le symbole de son accomplissement : on ouvre le champagne à l'apéritif ou au dessert, mais il n'accompagne pas le repas.

Les bulles sont demandées dans le monde entier; les marchés asiatiques, russes et sud-américains se développent de façon exponentielle, au point que l'offre ne répond déjà plus à leur demande. Le Prosecco et le Cava ont tellement accru leur production pour y répondre qu'ils en oublient actuellement leur identité. 
Les mousseux de toute sorte se multiplient sur des appellations de vins a-priori tranquilles qui justifient leur acte de naissance pétillant à travers des arguments plus stériles que sincères. Pourquoi ? Parce qu'il y a des marchés à conquérir.

Quelle est la parade pour la Champagne ?

Pour mieux démontrer les effets agréables du temps sur leurs vins, certaines maisons de champagne mettent en marché de vieux millésimes tardivement dégorgés, des assemblages longtemps conservés ou vendent leurs cuvées millésimées avec une invitation à l'attendre quelques années avant sa consommation.

Cette mise en marché de flacons spéciaux est encore secondaire, certes. Elle est périphérique à la vente traditionnelle du champagne "à poper". Toutefois, cette mise en marché est pédagogique, et sans doute stratégique à long terme. En effet, si l'avantage de la Champagne sur les appellations de vins tranquilles, est qu'elle peut laisser mûrir son vin dans ses caves pour l'offrir à point au consommateur, elle doit, pour des raisons économiques, vendre du vin pour amortir cette attente et vendre l'esprit de la fête pour rassurer la filière.

Que peut-elle donc faire face aux autres bulles ?
S'étendre pour accroître sa production ? C'était prévu depuis 10 ans. La Champagne viticole devait couvrir 45 000 hectares en 2025. Ses représentants viennent d'émettre un statu quo. Dossier à suivre...
Augmenter ses rendements ? Ils sont déjà suffisamment élevés.  
Bousculer son cahier des charges en matière de vente de bouteilles proportionnellement au stockage ? Ce serait la révision de l'identité même du vin de Champagne. 

Que doit donc faire la Champagne pour répondre et s'adapter aux nouvelles habitudes de consommation dans le monde ?
Elle doit véhiculer une nouvelle image et laisser aux mousseux d'ailleurs celle qui a fait sa gloire au XXème siècle. On ouvrira du cava ou du prosecco à Shangai, Moscou ou Tokyo pour l'apéritif, puis on poursuivra la fête à table avec du champagne.
Elle doit laisser ses concurrents s'engouffrer dans le guet-apens de la surproduction qui dénature n'importe quelle image pour mieux consolider celles qu'elle a toujours eues: le modèle, l'inspiratrice, la convoitée. 
Sa production n'a jamais été aussi élevée en qualité qu'aujourd'hui.
Le champagne du XXème siècle était mondain, celui du XXIème siècle sera culinaire, taillé pour la gastronomie.

Haut de page

6 déc. 2019 par Monsieur Bulles
porto rose Le porto rosé est apparu officiellement sur le marché il y a 10 ans, lancé par Croft (Taylor-Fladgate) qui, avec la maison Poças et la maison Krohn, balbutiaient depuis 2005 dans l'élaboration de Ruby très pâle... Répondant au désir de conquérir une clientèle plus jeune, le porto rosé est en fait un Porto Ruby léger qui répond au même cahier des charges au niveau de l'élaboration et de l'élevage, si ce n'est que le contact avec les peaux en cuves, lors de la première fermentation, est plus court, afin que le moût ne se colore pas outre mesure. Aujourd'hui, plusieurs marques élaborent du porto rosé, toutefois, la catégorie reste anecdotique. Au Québec, Croft, Poças et Cabral se partagent le marché, voici leur rosé commenté.
Porto Croft Pink - 19,95 $ - Code SAQ 11305029 :

Un soupçon de fraises des bois se laisse capter au nez dont on retrouve la saveur en bouche au sein d'une texture veloutée, toutefois courte dans le comportement. On sentirait presque le fruité rouge d'un vin sec du Douro. La finale laisse un léger rancio d'élevage avec des notes de peaux d'agrumes confits. 
D'une belle richesse aromatique, ce porto rosé est une occasion de séduire vos invités à l'apéritif en le servant avec de fines lamelles de boeuf grillé, sauce soya et graines de sésames grillées.

Porto Poças Pink - 19,95 $ - Code SAQ 11305299 - 500 ml :

Certes, deux verres en moins dans la bouteille que la concurrence en raison de la contenance, toutefois, l'élégance est davantage présente, illustrée surtout par une sucrosité plus légère, donc un fruité pur, moins aiguisé par l'alcool. 
La vinosité est également plus présente que sur les autres portos rosés, le côté sec est net, ce qui est appréciable dans un porto. 
Aucune lourdeur ici, donc impeccable en sortie de table sur le classique fromage bleu : Bleu d'Élizabeth de la Fromagerie du Presbytère ou Rassembleu des Fromagiers de la Table Ronde.

Porto Cabral Fine Rosé - 14,75 $ - Code SAQ 13858241 :

Comme tous les portos de la marque Cabral, celui-ci est le moins dispendieux de la catégorie. 
Est-il de moins bonne qualité ? Absolument pas. 
Plus violacé dans la couleur et moins aromatique au premier nez que ses concurrents, c'est en bouche qu'il se démarque par une texture grasse et enveloppante au fruité rouge marqué, très frais, absolument pas confituré, donc digeste.
Un fromage à griller où le sel est bien présent, sera une vraie originalité à servir en petits dés, à l'apéritif pour l'accompagner : Baya Haloumi de la Fromagerie St Guillaume ou Haloumi Doré-Mi au jalapeno de la Fromagerie Alexis de Portneuf.

Haut de page

4 déc. 2019 par Monsieur Bulles
pietro colla La tradition de la seconde fermentation en bouteille est lointaine dans la famille Colla, puisque c'est Pietro Colla, né en 1894, qui tenta les premiers essais dans les années 1920, après quelques séjours en Champagne. Le pinot noir étant le cépage largement dominant - 10 % de nebbiolo l'accompagne - ce mousseux aurait pu être un Alta Langa, toutefois, la famille Colla préfère la liberté d'exécution d'un simple Vin Mousseux de Qualité. Néanmoins, quelque chose me dit que les étiquettes des années 2020 de ce mousseux présenteront l'appellation des fines bulles piémontaises, de plus en plus convoitée des amateurs...
Cette cuvée a passé 2 ans sur lattes et pourtant, le rancio du temps passé est léger, voire absent. 
Le temps a ici plutôt apporté de la rondeur et quelques accents de miel. Certes, un soupçon aromatique de baguette se laisse saisir au premier nez, toutefois, c'est la fraîcheur de fruits jaunes qui nous saisit, dès l'attaque en bouche.
L'effervescence est maîtrisée, les bulles sont fines, la texture suave habille nos papilles, elle apporte l'onctuosité nécessaire qui, conjuguée à la fraîcheur attendue, offre un excellent mousseux du nord de l'Italie. 
Fin, net, précis, à l'image des vins tranquilles de la maison...
Un feuilleté de fruits de mer, des quenelles de brochet ou un tartare de saumon assaisonné sans excès d'épices fortes sont quelques idées d'associations bien venues...
Et seul en apéritif, il comblera vos invités...
Poderi Colla / Cuvée Pietro Colla Extra Brut VSQ / 38,75 $ en IP auprès de l'agence Montalvin

Haut de page

15 nov. 2019 par Monsieur Bulles
grand siècle Créée en septembre 1955, mais commercialisée 5 ans plus tard parce que cela correspondait au 300ème anniversaire du mariage de Marie-Thérèse d'Autriche avec Louis XIV, cette cuvée porte le nom qu'on donne au siècle du règne de ce dernier : le grand siècle. Et Charles de Gaulle y a un peu contribué ! En effet, Bernard de Nonencourt (décédé en 2010) qui présidait alors la maison Laurent-Perrier, cherchait un nom pour sa cuvée de prestige. Ses états de services glorieux dans l'armée française lors de la Seconde Guerre mondiale lui ayant apporté l'amical respect du général, il lui soumit quelques idées à valider. Et la réponse fut...
Gaullienne, donc franche !  
"Grand Siècle, évidemment, Nonencourt !" répondit l'homme du 18 juin.

Innovante et discrète

Ainsi est née la première cuvée de prestige de Champagne, fondamentalement champenoise dans l'esprit, puisqu'elle présente la notion d'assemblage : assemblage de cépages, assemblage de grands crus et assemblage de millésimes. 

Alors que dans les années 1950 et 1960, les grandes maisons lancent leur cuvée de prestige caractérisée par l'excellence du millésime sélectionné, Laurent-Perrier assemble 3 vendanges (pas nécessairement successives) qui passent environ 7 années sur lattes avant d'être commercialisées.

La marché verra toutefois du Grand Siècle millésimé dans les années 1980 pour répondre uniquement aux amateurs nord-américains, plus rassurés par la notion de "vintage". 

Néanmoins, cette cuvée de prestige qui présente équitablement assemblés le chardonnay et le pinot noir, conserve aujourd'hui son originalité en étant "champenoisement" classique !

"Et le vin ?" Me direz-vous.
C'est là le miracle du champagne puisque, si logiquement, un Grand Siècle issu de l'assemblage de 3 millésimes donnés, sera différent d'un Grand Siècle issu de l'assemblage de 3 autres millésimes donnés, deux paramètres sont toujours présents à la dégustation: l'énergie et la plénitude.

Moins ostentatoire que d'autres maisons, Laurent-Perrier a toujours innové : son Grand Siècle en tant que première cuvée de prestige non millésimée, sa cuvée Rosé en tant que premier rosé de macération 100 % pinot noir lancée en 1968 et sa cuvée Ultra-Brut lancée en 1981 alors que la catégorie Brut Nature n'était pas encore déposée.

Les itérations de Laurent-Perrier

Ronronnante depuis 20 ans, Laurent-Perrier semblait moins dynamique qu'autrefois... 
Sans doute pour mieux surprendre puisqu'au printemps 2019, elle présente une nouvelle cuvée et fait une idoine mise au point avec son Grand Siècle, prouvant qu'elle s'adapte aux nouveaux consommateurs pour qui la traçabilité et la référence d'un produit consommé, sont importantes :
un numéro correspondant au nombre de créations de Grand Siècle est désormais apposé sur la collerette de chaque bouteille. 
Nommé Itération, ce concept fait référence aux trois millésimes assemblés, jusqu'alors non précisés.
N 24 par exemple (l'itération 24) s'applique à l'assemblage des millésimes 2004, 2006 et 2007.
Le consommateur actuel désirant, précisément, connaître ce qu'il consomme, il peut désormais consulter le site de la cuvée (voir ci-bas) qui divulgue les caractéristiques des millésimes assemblés de chaque itération. 
Une pertinente décision de la maison Laurent-Perrier que n'aurait pas freiné Bernard de Nonencourt.

L'autre nouveauté est un Blanc de Blanc Brut Nature dont je parlerai plus tard sur ce site...
250 $ au Québec / Itération 24 / Code SAQ : 14279559

Haut de page

12 nov. 2019 par Monsieur Bulles
entracte par tariquet Devenue incontournable dans le Sud-Ouest viticole français, la famille Grassa est toujours au fait des attentes des consonmmateurs et... des tendances. Les bulles étant de ses dernières depuis une dizaine d'années, il fallait donc en offrir. Élaborés en méthode Charmat (cuve close), le chardonnay et le chenin blanc composent donc l'assemblage de cette cuvée nommée Entracte. Laissé six mois sur lie avec une filtration partielle avant l'embouteillage, ce mousseux n'a pas été dosé. Voici l'Entracte Brut Nature de Tariquet.





Commentaire du mousseux Entracte - Domaine Tariquet - Zéro Dosage :


Nez assez expressif de citron confit, de jasmin et de litchi avec un soupçon d'hydromel à l'aération.
L'attaque en bouche est vive, les agrumes jaunes se confirment au sein d'une texture plutôt veloutée grâce à des bulles perlantes qui illustrent une méthode Charmat bien maîtrisée.

L'ensemble est léger, peu puissant, juste assez rafraichissant pour accompagner un apéritif improvisé, sans canapés, toutefois assez solide pour l'essayer avec un fromage de chèvre frais , en sortie de repas.
Entracte de Tariquet / Importation privée chez Élixirs au Québec / 27 $

Haut de page

9 nov. 2019 par Monsieur Bulles
seyssel royal brut Même si la commune de Seyssel élabore du vin depuis le Moyen Âge, il a fallu attendre le début du XXe siècle pour qu'on y élabore du vin mousseux. L'AOC Seyssel est née par décret le 11 février 1942. Le vignoble de Seyssel est situé au nord de la ville de Chambéry et à l'ouest de la ville d'Annecy. Il s'étend principalement sur la commune de Corbonod dans l'Ain et sur les communes de Seyssel dans l'Ain; Seyssel étant en Haute-Savoie. Les deux communes sont séparées par le Rhône. De la petite centaine d'hectares de l'appellation Seyssel, autour de 20 hectares sont consacrés à l'élaboration de vin mousseux d'appellation Seyssel. Si un seul cépage est autorisé pour l'élaboration du Seyssel tranquille (la roussette nommée aussi altesse), les vins ayant droit à l'appellation contrôlée Seyssel mousseux pourront provenir des cépages molette et bon blanc (chasselas ou fendant). Ils doivent cependant toujours contenir une proportion minimum de 10 % du cépage roussette. Le Seyssel mousseux est toujours élaboré par seconde fermentation en bouteille (méthode traditionnelle).
Commentaire de la cuvée Royal 2012 Brut - Seyssel :

Discret au nez, on perçoit toutefois des notes très nettes de tarte au citron de type keylime dont les accents zestés rafraichissent les papilles dès la première gorgée. 
L'effervescence présente des bulles abondantes, elle est plus aérienne que riche, répondant ainsi au caractère vivifiant des arômes d'agrumes.
Aucun rancio d'évolution, les notes pâtissières étant assez discrètes. 
C'est un mousseux bien élaboré à découvrir pour son cépage très rare dans l'univers des bulles, de plus en plus populaires dans le monde viticole.
À déguster à l'apéritif avec quelques dés de cheddar jeune ou en sortie de table avec un fromage de chèvre de type crottin. Les inconditionnels de la fondue au fromage et des bulles ont ici, aussi, le vin adéquat !contre etiquette royal seyssel
Cuvée Royal Brut - Société des Vins Lambert - Disponible au Québec en importation privée auprès de l'agence Benédictus / Autour de 30 $

Haut de page

7 nov. 2019 par Monsieur Bulles
bourdaire-gallois - brut Presque 5 hectares plantés où domine le pinot meunier sur une surface totale de 8 hectares exploitée depuis les années 1950, décennie où le grand-père de David Bourdaire fonda avec des collègues vignerons la coopérative de Pouillon. 40 ans plus tard, après avoir suivi un BTS en viticulture et oenologie au lycée viticole de la Champagne à Avize, son petit-fis monte l'entreprise Bourdaire-Gallois en louant quelques vignes sur d'autres communes qui intègrent celles du patrimoine familial. Véritable passionné de sa terre sableuse du Massif de St Thierry, David Bourdaire sépare toutes ses récoltes en fonction des cépages, des crus et des porte-greffes. La SAQ vient de réapprovisionner ses tablettes; une preuve que ce champagne plaît aux Québécois !
Lieu : 28, rue Haute 51220 Pouillon     
Téléphone : 03 26 03 02 42   


Commentaire de la cuvée Tradition - Brut :
    
Un pinot meunier beaucoup plus expressif en bouche qu'au nez même si celui-ci nous offre d'abord des notes de croûte de pain de campagne, puis de poires confites et de tartelettes aux abricots après un certaine aération. 
Annoncé Brut, ce champagne est pourtant un vrai Extra-Brut puisqu'il n'est pas dosé (1gr naturel) et que le caractère salin est particulièrement net. Le comportement en bouche démontre la belle maîtrise de la vinification : la texture est veloutée, voire grasse, les bulles sont nouées, l'ensemble se montre plus tendu que sur les précédentes bases - on est ici sur la base 2015 - tout est frais et croquant, et pourtant, la finale est axée sur des saveurs boulangères séduisantes. 
Idéale à l'apéritif avec les canapés que vous voulez ou le paquet chips de votre marque préférée, ce champagne a toutefois assez de structure pour passer à table avec un carpaccio de pétoncles, légèrement arrosé de jus de lime. 
Pour 50 $, ne vous en privez pas !

David Bourdaire-Gallois
49,75 $ en SAQ - Code SAQ : 13430481 - 16/20 selon le barème du Guide Revel

Haut de page

5 nov. 2019 par Monsieur Bulles
Expression 2017 Françoise Antech-Gazeau dirige aujourd'hui avec son père, Georges Antech, une entreprise créée en 1933, qu'ils ont héritée d'Edmond Antech. Profitant de 65 hectares de vignes en propriété qui leur offrent 60 % de l'approvisionnement total, la production frôle le million de bouteilles. Les méthodes de travail se sont évidemment modernisées depuis les années 1930, elles n'ont pas entaché, au contraire, l'excellence des vins. Expression est le nom donné au Québec pour la cuvée commercialisée sous celui de Eugénie en France.


Lieu : Domaine de Flassian  11300 Limoux 
Téléphone : 04 68 31 15 88 

Cuvée Expression - Brut 2017 - Crémant de Limoux 
(assemblage de chardonnay, chenin et mauzac)
     
Le nez est expressif, d'abord axé sur des fruits blancs (pomme, poire, citron), pour se faire davantage boulanger (mie de pain, croûte de baguette) à l'aération, après plusieurs minutes dans le verre.
Cette impression demeure une fois le vin en bouche qui, sans être beurrée, rappelle quelque peu le pain au lait et le miel. 
L'équilibre entre les amers et l'acidité est net, la structure soutient la fraîcheur jusqu'à la finale, et l'onctuosité de l'effervescence construit une texture ronde. 
C'est un crémant distingué et accompli, particulièrement accessible pour autant de qualité, que je préconise avec une entrée de fruits de mer ou en sortie, avec un fromage à croûte fleurie, assez jeune.Contre étiquette Expression 2016
19,55 $ au Québec - Code SAQ : 10666084

Haut de page

30 oct. 2019 par Monsieur Bulles
b paillard blanc et rosé Créée en 1981 par Bruno Paillard, cette maison est résolument moderne, tant dans ses bâtiments et sa cuverie que dans le style de ses vins : audacieux, déterminé, contemporain, perfectionniste. Depuis bientôt 40 ans, Bruno Paillard travaille en famille sur plusieurs appellations de vins français, le champagne étant sa signature de prestige.
Commentaire du champagne Bruno Paillard - Première Cuvée - Extra-Brut (dégorgé en mars 2018) :

Immédiatement porté sur les agrumes au nez (pamplemousse, mandarine), on perçoit à l'aération de subtiles notes de fruits jaunes plus tropicaux, puis de pain grillé. 
C'est pourtant un vin plus axé sur les fruits et la fraîcheur que sur les pâtisseries et les notes d'évolution, comme le confirment les saveurs en bouche transportées élégamment par une effervescence perlante et longue. 
Un champagne d'un équilibre toujours constant, peut-être plus droit qu'il y a quelques années, en raison d'un dosage très faible. 
Sourire garanti à l'apéritif.

Commentaire du champagne Bruno Paillard - Première Cuvée - Extra-Brut Rosé (dégorgé en janvier 2018) :

À la fois floral et fruité au nez, ce rosé se révèle puissant, rond et raffiné. 
Ses arômes de fraises et de framboises font agréablement écho à un feuilleté aux fruits d'été. Les bulles se comportent comme des perles légères, elles permettent une belle longueur finale en bouche. 
Bref, il s'agit d'un vin qui a suffisamment de corps pour soutenir un plat exotique, mais peu relevé, ou un fromage aux saveurs affirmées.
Le faible dosage permet aussi de glisser ce rosé en cave quelques années si vous préférez un léger rancio de maturité.
Blanc : 69 $ / Code SAQ : 00411595 - Rosé : 86,25 $ / Code SAQ : 00638494

Haut de page

Page précédente
Recherche d'articles
Par mois
Articles sur les champagnes (218)
Articles sur les autres bulles (294)
Les dégustations horizontales (3)
Les dégustations verticales (1)
© 2019 monsieurbulles.com, Guénaël Revel poc communications Annoncez sur MonsieurBulles.com