Fondé en
1973 par la maison de champagne Moët & Chandon au coeur de la Napa Valley,
le domaine Chandon dispose de raisins provenant de Yountville et de Carneros. Il produit des vins effervescents issus de la méthode traditionnelle ainsi
qu'une gamme de vins tranquilles à partir des trois cépages classiques
champenois.
Lieu : 1 California Drive Yountville - CA 94599 Téléphone
: 707 944 88 44
Cuvée
Brut Réserve
Le
dosage sensible de cette cuvée n'enraye pas sa fraîcheur. Les flaveurs sont plutôt
citronnées, puis marquées par des notes de pâtisseries aux fruits.
L'effervescence est vive, moins fugace qu'autrefois, habillées de bulles au
calibre moyen, la finale est plus aromatique que complexe, tout en restant
courte. C'est un mousseux finalement chaleureux, simple et bien construit.
À surveiller dans l'édition 2014 du Guide Revel / 29,95 $ au Québec
Si la Champagne élabore des cuvées issues d'un seul millésime, plus de 90 % de sa production représente des assemblages de deux à trois années, parfois plus, c'est à dire qu'on ajoute au vin de la dernière récolte, dit "vin de base", d'autres vins dit "de réserve". On appelle ce vin un Brut sans Année (BSA).
Le vrai laboratoire champenois est celui qui possède dans ses archives viniques plusieurs BSA permettant de constater l'empreinte du temps sur le vin afin de mieux observer son évolution en fonction des caractéristiques climatiques et aratoires de toute une année.
Invité par David Bourdaire-Gallois à Pouillon dans le Massif de Saint-Thierry à déguster une verticale de BSA, je vous présente ici mes commentaires et vous invite à visionner la vidéo jointe de 20 secondes qui montre David B-G dégorger une bouteille à la volée.
BSA - Base 2010 - 20% de vin de réserve - Pinot Meunier fermenté en foudre âgé - Malolactique élaborée - Non dosé - Dégorgé à la volée Beaucoup de fruits jaunes au nez, un soupçon d'amertume de peau de noix de Grenoble et une grande impression de chaleur au nez. Effervescence riche et onctueuse. Arômes expressifs et légèrement biscuités.
BSA - Base 2009 - 20% de vin de réserve - Pinot Meunier fermenté en cuve d'acier inoxydable - Malolactique élaborée - Non dosé - Dégorgé à la volée
Nez très frais, "ozonée", qui révèle des arômes de poires au sein d'une effervescence onctueuse et perdurante. Caractère subtilement iodé en bouche.
BSA - Base 2008 - 20% de vin de réserve - Pinot Meunier fermenté en cuve d'acier inoxydable - Malolactique élaborée - Non dosé - Dégorgé à la volée Nez très légèrement citrique et mentholé, d'une très grande fraîcheur gommée en bouche par une fermeté expressive et une tension plus soulignée que sur le 2009. Grand potentiel d'endurance.
Pas de 2007 dégusté pour raison de commercialisation.
BSA - Base 2006 - 20% de vin de réserve - Pinot Meunier fermenté en cuve d'acier inoxydable - Malolactique élaborée - Non dosé - Dégorgé à la volée La maturité est bien présente au nez, elle se présente beurrée derrière des arômes de noyau, d'eau-de-vie de mirabelle et de fruits secs. Aussi riche dans l'effervescence que le 2008, un subtil rancio se dégage en finale. Ce vin pourrait facilement accompagner du poulet grillé.
BSA - Base 2005 - 20% de vin de réserve - Pinot Meunier fermenté en cuve d'acier inoxydable - Malolactique élaborée - Non dosé - Dégorgé à la volée
Discret, voire fermé au nez, plus grillé que le 2006 avec une absence de rancio surprenante qui se laisse saisir uniquement en bouche, derrière des arômes de salade de fruits jaunes au miel. Ce n'est pas le plus charmeur du lot, mais peut-être le plus facile à adapter à table avec une grande polyvalence de met.
BSA - Base 2004 - 20% de vin de réserve - Pinot Meunier fermenté en cuve d'acier inoxydable - Malolactique élaborée - Non dosé - Dégorgé à la volée
Alors que la robe est d'un blond clair, le nez exprime vraiment l'âge du vin à travers des notes marines (algues) et animales qui rappellent aussi l'aspect grillé d'un foudre alors que ce vin n'a jamais connu le bois. Dense en bouche, logiquement moins mordant, la rancio est moins appuyé que sur le 2006 et se laisse occulté par des notes de calvados.
BSA - Base 2003 - 20% de vin de réserve - Pinot Meunier fermenté en cuve d'acier inoxydable - Malolactique élaborée - Non dosé - Dégorgé à la volée
Nez de pâte de fruits, de coing, de salade d'agrumes au miel qu'on ne perçoit plus une fois le vin en bouche. La texture est à la fois ferme et ronde, elle dégage une amertume de malt qui perdure jusqu'en finale. Peu charmeur, mais complexe et original. Un vrai vin de laboratoire.
BSA - Base 2002 - 20% de vin de réserve - Pinot Meunier fermenté en cuve d'acier inoxydable - Malolactique élaborée - Non dosé - Dégorgé à la volée
Grand nez, à la fois frais et évolué, dans l'équilibre d'un vin qui a plus de 10 ans. Il oscille entre les arômes de beurre, de poire chaude, de chocolat blanc et ceux d'amandes fraîches, de citron confit et de frangipane. D'une belle énergie en bouche, c'est un champagne qui prouve simplement qu'un BSA bien élaboré, issu d'une base de grand millésime, peut être aussi somptueux qu'une cuvée de prestige. C'est le meilleur vin du lot, il illustre le millésime.
La vidéo jointe ci-dessous vous montre David Bourdaire réalisant le dégorgement à la volée de l'un des vins dégusté
L'incontournable Vouvray Brut pour l'amateur de bulles
Luc et
Marie-Claire Dumange dirigent une exploitation de 20 hectares, héritée du père
de ce premier qui avait acheté le domaine dans les années 1960. 2/3 de la production
est consacrée aux bulles, soit 50 000 bouteilles en moyenne.
Si les vins effervescents présentent encore un dosage appuyé - suite à une récente dégustation - Luc Dumange semble convaincu que les prochaines cuvées se doivent de présenter davantage de minéralité, donc de baisser la dose de liqueur d'expédition. Il faudra donc rapidement goûter ses prochaines bulles Vouvrillonnes !
Issu
d'un clos argilo-siliceux avec une strate de calcaire, ce vin s'exprime
avantageusement au premier nez sur des arômes de fruits jaunes un peu confits
qui s'effacent dès l'attaque en bouche pour laisser la place à une minéralité
qui enveloppe la texture veloutée. Celle-ci est illustrée par des bulles au
calibre moyen, toutefois bien nouées, qui perdurent onctueusement. Un très bon
Vouvray bien habillé par le temps sur lattes.
La taille dite Chablis comprend une charpente au plus par 0,30 mètre. Chacune des charpentes porte un prolongement à fruits à son extrémité. Soit un courson de remplacement dit "rachet" ou "crochet", taillé à 2 yeux francs maximum qui est laissé à la base de la souche, soit un courson de rajeunissement, dit rentrure", taillé à 2 yeux francs maximum, qui est laissé sur une des charpentes.
Exigences particulières:
Le prolongement à fruit est taillé : - avec un maximum de 4 yeux francs pour les cépages pinot blanc, pinot gris et pinot noir; - avec un maximum de 5 yeux francs pour les cépages arbane, chardonnay, meunier, petit meslier.
L'installation des souches doit être telle que le bourgeon situé à l'extrémité des prolongements se trouve à une hauteur maximale de 0,60 mètre au-dessus du niveau du sol.
Disposition particulière :
Les vignes plantées avec le cépage meunier et avec un écartement sur le rang supérieur à 1,20 mètre peuvent être conduites avec 3 charpentes portant chacune un prolongement à fruit, couché sur un fil et taillé avec un maximum de 6 yeux francs.
TAILLE EN CORDON (DE ROYAT)
Une seule charpente horizontale est établie, sans limitation de longueur, à hauteur maximale de 0,60 mètre au-dessus du niveau du sol.
Exigences particulières:
Les coursons sont espacés de 0,15 mètre au minimum et taillés à : 2 yeux francs pour les cépages pinot blanc, pinot gris, pinot noir et meunier ; 3 yeux francs pour les cépages arbane, chardonnay et petit meslier.
Le courson de remplacement dit "rachet", à la base du cordon, est taillé à 2 yeux francs.
Le prolongement est taillé à : 4 yeux francs pour les cépages pinot blanc, pinot gris, pinot noir; 5 yeux francs pour les cépages arbane, chardonnay, meunier, petit meslier.
Dispositions particulières:
Le lancement du cordon peut être fait en une ou plusieurs fois.
Dans le cas de rajeunissement progressif au moyen d'un jeune bois, mais sans suppression de la vieille charpente, ce jeune bois est palissé le long de celle-ci. Les coursons le nécessitant sont supprimés sur la vieille charpente afin qu'il n'y ait pas superposition ou juxtaposition entre les pousses des deux charpentes et sous réserve que le rajeunissement ne soit pas renouvelé chaque année sur le même pied.
L'établissement d'une charpente en sens opposé à celle primitivement existante (dit "retour"), et destiné à combler un vide accidentel, est possible sous réserve de ne pas donner lieu à un lancement de jeune bois renouvelé chaque année.
Le pourcentage annuel de rajeunissement ne doit pas dépasser 20 % des pieds d'une même parcelle.
TAILLE DE LA VALLÉE DE LA MARNE
Les vignes sont taillées avec :
- un courson à 3 yeux francs maximum par pied ; - une baguette lancée sur le courson de l'année précédente et portant 9 yeux francs maximum ; - un prolongement (à fruits) établi à l'extrémité de la baguette de l'année précédente et portant 6 yeux francs maximum.
Le prolongement à fruits est lié horizontalement à une hauteur maximale de 0,50 mètre au-dessus du niveau du sol.
Exigences particulières:
Cette technique de taille n'est autorisée que pour le cépage meunier.
Dispositions particulières:
Lorsque le lancement d'une nouvelle baguette n'est pas pratiqué chaque année, une des deux charpentes peut porter un courson de rajeunissement, dit "rentrure", taillé à 2 yeux francs maximum.
Le courson à la base du pied est alors taillé à 3 yeux francs maximum.
Lors du rajeunissement total d'une des deux charpentes, le lancement pris sur le courson est taillé à 8 yeux francs maximum.
Les prolongements à fruits sont liés horizontalement à une hauteur maximale de 0,50 mètre au-dessus du niveau du sol.
TAILLE GUYOT SIMPLE ET GUYOT DOUBLE
Les vignes sont taillées :
- en taille Guyot simple avec un courson à 3 yeux francs maximum et un long bois à 10 yeux francs maximum ; - en taille Guyot double avec au plus 2 coursons à 2 yeux francs maximum et au plus 2 longs bois à 8 yeux francs maximum dont 6 au maximum sont disposés sur le fil en position horizontale.
Les longs bois sont liés à une hauteur maximale de 0,50 mètre au-dessus du niveau du sol.
Agricultrice depuis 3 siècles, la famille Rodez dispose aujourd'hui de 6 hectares répartis sur 36 parcelles autour d'Ambonnay. Représentant la huitième génération, Éric Rodez signe ses propres champagnes depuis les années 1980, après un parcours d'apprentissage vitivinicole en Bourgogne, dans le Rhône et bien sûr en Champagne, notamment chez Krug.
Le domaine de Éric Rodez a été le premier domaine certifié Bio. Il respecte les règles de production biologique et biodynamique sans pour autant afficher les certifications sur les habillages.
Lieu : 4, rue de Isse 51150 Ambonnay Téléphone : 03 26 57 04 93
Cuvée Blanc de Blancs - Brut
C'est sans doute l'assemblage de plusieurs millésimes de chardonnay âgés d'une dizaine d'années en moyenne qui offre une texture veloutée et charnelle en bouche, en parfaite harmonie avec les arômes pâtissiers qu'on y décèle. L'effervescence est soignée, tapissante, persistante. Après pusieurs minutes d'aération, cette cuvée distille des notes qui rappellent le kouglof, le baba au rhum, les orangettes, des parfums marginaux pour un blanc de blancs qui pourtant, reste tendu jusqu'en finale.
C'est un champagne original qui rappelle un grand cru de Chablis, un champagne qu'on aura plaisir à découvrir sur un homard au beurre blanc.
Dans le cadre d'une visite exceptionnelle des propriétaires des domaines des 12 Familles du Vin (cliquez sur le lien pour découvrir ce regroupement unique), Hubert de Billy, descendant et propriétaire du Champagne Pol Roger, a présenté quelques cuvées de sa maison.
« The world's most
drinkable address », comme le disait sir Winston Churchill qui a été honoré par
la création en 1984 d'une cuvée (Magnum 1975) qui porte son nom. Cette cuvée
est toujours élaborée dans les meilleures années (1979, 1982, 1985, 1986, 1988,
1990, 1993, 1995, 1996, 1998, 1999, 2000, 2002).
La maison Pol Roger, fondée en 1849, est l'une des
dernières très grandes maisons familiales champenoises dont la qualité des
cuvées a toujours été constante.
Elle doit surtout sa notoriété au marché britannique. Au cours des premières
années de son établissement, elle vendait ses champagnes « sur lattes » (les
bouteilles étaient réservées au moment de leur prise de mousse lorsqu'elles
étaient encore couchées sur des lattes de bois dans les caves), aux marques
négociantes déjà établies.
Il fallut attendre 1876 pour que la famille Pol
vende ses premiers flacons en Angleterre sous son nom, grâce au négociant John
Conrad Adolphus Reuss. Pol Roger fait aujourd'hui partie des meilleures maisons
de champagne.
Cuvée Pol Roger - Pure - Brut Nature 16/20 dans le Guide Revel 2013
L'assemblage est
identique, mais la provenance des crus est différente par rapport à la cuvée
Brut de la maison. Le premier nez rappelle la farine, la levure de boulanger,
puis il s'ouvre sur une minéralité plus classique, plus iodée. L'attaque est
très fraîche, elle offre un vin très sec, aux notes de tabac blond très
originales. Les bulles moyennes sont en harmonie avec la rondeur de la texture
qui offre en finale quelques notes citronnées vivifiantes. Belle réussite dans
la catégorie.
Cuvée Pol Roger - Brut
Réserve 16/20 dans le Guide Revel 2013
Très classique dans sa
facture, cette cuvée s'illustre par l'équilibre de chaque niveau de
dégustation. Nette sans être mordante à l'attaque, ronde sans être lourde en
bouche grâce à une mousse compacte et légère, biscuitée sans être beurrée,
sobrement parfumée (fleurs, poires, légère pointe graphite), finale brève, elle
a tout pour ouvrir l'appétit et présente déjà la signature de la maison dans
son enveloppe mi-corsée et imprégnante.
Cuvée Sir Winston Churchill - Brut 2000 À consulter dans le prochain Guide Revel 2014
Nez
encore subtilement axé sur des notes marines et iodées au premier nez, puis sur
des arômes pâtissiers à l'aération (croissant, kouglof, noix sucrées).
L'attaque est également fraîche, mais elle est tout de même occultée par des
parfums du temps qui passe : frangipane, zestes d'oranges, peau de pommes
brunes, grué de cacao. Cette plénitude est accentuée par l'effervescence
crémeuse, riche et longue, habillée par des colliers de bulles qui se
multiplient en bouche. C'est un champagne plus solide que minéral qui a su
garder son élégance champenoise qui nous séduit tout au long de la dégustation.
La famille Raventos se retire de l'appellation Cava et dérange les autorités espagnoles du vin.
La famille Raventos a pris une décision importante en novembre 2012: "désormais, nos vins effervescents porteront l'appellation "Conca del Riu Anoia".
Le millésime 2010 commercialisé cette année sous cette mention marque donc un tournant, pour ne pas dire un clash dans l'industrie viticole catalane.
Cette dénomination communale administrative n'est pas reconnue par les instances viniques espagnoles et européennes. La famille Raventos n'a donc pas le droit de commercialiser ses vins effervescents sous cette appellation de lieu, même si cette dernière a existé par le passé.
La famille Raventos pourrait donc être poursuivie en justice par les instance légales actuelles du vin. Selon les règles établies, elle n'a que le droit de mentionner le code postal de la commune si elle ne mentionne plus le terme Cava.
Emblématique de l'appellation Cava, le clan Raventos ne pouvait plus assumer la souplesse du cahier des charges du "Cava" qui, il est vrai, permet bien des pratiques contraires à l'esprit de terroir qu'une DOC est sensée valider.
Créateur du cava au début des années 1870, l'aïeul de Pepe Raventos, Josep Raventos Fatjo désirait alors que la Catalogne se distingue de la champagne et des vins ligériens - les principaux vins effervescents d'alors - par ses cépages locaux employés dans l'élaboration d'un mousseux. Toutefois, à cause des ravages du phylloxéra, il faudra attendre la fin de la Grande Guerre pour que le Xarel-lo (employé dès 1888 par le fils de Josep, Manuel Raventos Doménech), le macabéo (introduit dans les années 1920), puis le parallada deviennent le trio viticole du Cava. Le but était simple: créer un mousseux authentique, d'une origine précise, selon des critères exigeants.
En mentionnant désormais Conca del Riu Anoia sur ses étiquettes, Pepe Raventos lance un message aussi clair que celui de son aieul: créer une nouvelle appellation de vin effervescent plus rigoureuse que le Cava.
Si d'autres familles catalanes élaboratrices de "vrais" cavas suivent le mouvement, attendez-vous à la naissance d'une nouvelle appellation de bulles en Espagne, car les autorités ne pourront pas s'opposer à l'authenticité.
Situées sur un terroir où l'argile se confond au calcaire, les vignes de la famille Coessens sont issues d'un monopole nommé Largillier à Ville-sur-Arce dans la Côte des Bar. Plus proche donc du sous-sol chablisien que marnais, le style qui en découle se montre davantage dans la consistance que dans la nuance: quelle que soit la couleur engendrée, les vins sont définitivement solides et expressifs.
La cuvée Rosé Brut est un beau champagne de saignée, franc et robuste qui offre au nez comme en bouche des arômes de
mandarines, d'oranges sanguines et de cerises dans une matière veloutée, voire
grenue, que des bulles bien calibrées et persistantes parcourent tout au long
de la dégustation. Un champagne rosé plus puissant que délicat, véritablement
taillé pour la table. Excellent !
Olivier Krug : "on n'est pas dans une compétition, on est dans une expression de style"
Olivier Krug, le fils de feu Henri Krug et neveu de Rémy Krug présente dans la capsule-vidéo ci-dessous, l'histoire de la célèbre marque de Champagne, synonyme aujourd'hui d'exception,
Cabernet franc et chambourcin réunis pour un mousseux réussi !
Cuvée
Montée Champagne - Rosé 2011
Le
nez est discret, d'abord orienté sur quelques notes végétales pour rapidement
se montrer floral, puis fruité (fraise, baies). En bouche, l'effervescence est
très soignée, à la fois vive et endurante, elle construit une texture suave et
fondante que j'ai rarement goûtée dans la province du Québec.
Le temps sur
lattes semble avoir été positivement long. L'équilibre est là entre l'attaque
bien fraîche, quoique dosée, et la finale où traîne une fine amertume qui ne
gêne pas la dégustation.
Découvert « à l'aveugle », il m'a fait
penser à de bons Vouvray. Comme quoi, cela confirme ce que je répète
depuis des années pour le Québec viticole : son avenir est davantage dans
la bulle que dans le rouge. Renseignement pris, j'ai su que l'oenologue Richard Bastien était derrière ce vin; c'est donc une histoire encourageante de cause à effet!
Un petit « couac » ? Il serait
judicieux, voire légitime, d'abandonner la mention Méthode Champenoise sur l'étiquette de la
bouteille. Le domaine est certes sur la Montée Champagne, mais il n'est pas en
Champagne.