19 jan. 2017 par Monsieur Bulles
Les Méandres par Serveaux Fils C'est en s'endettant pour acheter quelques parcelles de vignes que Georges Serveaux lance sa marque dans les années 1950, convaincu qu'il remboursera ses créanciers grâce au succès de ses cuvées de champagne. La foi lui a donné raison, et cinq décennies plus tard, ses petits-enfants Hugo et Nicolas peuvent perpétuer un travail familial de vignerons bien enracinés dans la Marne.



Commentaire de la cuvée LES MÉANDRES - EXTRA BRUT    

Un extra brut dont la sucrosité, pourtant minime, apparaît quelque peu appuyée, mais qui, au lieu d'effacer le fruité blanc (poire, pomme, ananas), le soutient pour mieux développer une chair enveloppante et longue en bouche. 
Est-ce la maturité des raisins ou le dosage, même faible, qui apporte cette richesse ? 
Dans tous les cas, il faut du sucre, aussi mince soit-il - résiduel ou ajouté -, pour élaborer de bons champagnes. 
Plus imposant que délicat, plus exotique que tranchant, ce champagne expressif sera certes un bel apéritif, toutefois, sa structure le prédispose à passer à table, car il saura satisfaire les palais les plus exigeants avec un plat aux saveurs épicées, néanmoins non relevées.

Champagne Servaux Fils, Route du Champagne 
02850 Passy-sur-Marne  
03 23 70 35 65  
15/20 selon le barème du Guide Revel - IP au Québec Agence Sélection Invincible

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17 jan. 2017 par Monsieur Bulles
Crémant de Bourgogne L. Roche Louis Roche est une marque qui distribue plusieurs appellations françaises au Québec depuis plus de 20 ans. Parmi elles, la Loire et la Bourgogne ont toujours offert des vins de qualité constante. 12 crémants de Bourgogne sont actuellement disponibles en SAQ. Comme pour le champagne, il y a des noms et des étiquettes qui influencent tous les dégustateurs... Et, soyons sincère, Louis Roche est rarement celle qui impressionne le plus. Pourtant, dans une récente dégustation "à l'aveugle" de ces 12 effervescents, le crémant Louis Roche est monté sur le podium, au grand étonnement des sommeliers dégustateurs...
Une quarantaine de vignerons vendent leurs raisins à la coopérative de Viré, créée juste avant la crise de 1929. Les vins du Mâconnais dominent les appellations élaborées par cette dernière. 
Le crémant dégusté est un blanc de blancs où domine le chardonnay. La fraîcheur du fruité est la principale signature de cet effervescent qui offre surtout des arômes de poires et de pommes, puis une touche de zeste d'agrumes en finale de dégustation.
Le temps sur lattes ne semble pas avoir dépassé outre mesure le minimum de la législation (9 mois), on n'a pas cherché à l'habiller d'une texture grasse avec des notes d'évolution. 
On a préféré s'orienter vers la pureté, la légèreté...
C'est un crémant qui reste droit, rafraichissant, propre dans les saveurs et simple dans le comportement dont l'équilibre, de l'attaque à la finale, est la première qualité.
Un excellent apéritif particulièrement accessible.
16/20 selon le barème du Guide Revel - 23,35 $ en SAQ

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16 jan. 2017 par Monsieur Bulles
Alignement de bouteilles La catégorie des vins effervescents est la plus populaire dans le monde. Elle croît de façon régulière depuis 15 ans. Le marché du Québec est presque une vitrine de cet engouement puisqu'il a enregistré une hausse de 26 % des ventes de vins effervescents en 2016 ! 11 % d'augmentation pour le champagne dont, pourtant, le tarif moyen dans la province n'a pas baissé. Le monde est en crise économique, sociale et identitaire; cependant, comme toujours en pareil cas depuis un siècle, les produits de luxe flambent ! Et les bulles sont perçues comme du luxe...
Alors qu'au début des années 2000, les vins effervescents ne représentaient qu'un milliard de profit, l'année 2012 a vu la barre des 4 milliards d'euros dépassée, pour se stabiliser en 2013. 

4 pays se sont alors détachés nettement au niveau de leur consommation : la France, l'Italie, l'Espagne et l'Allemagne.

La production mondiale de vin oscille de 2,56 millions à 2,96 millions d'hectolitres depuis 20 ans. 2004 fut l'année la plus productrice, 2012 fut l'année l'année la moins productrice.

Par ailleurs, même si l'on enregistre une faible augmentation de la consommation du vin dans le monde depuis 1995 (240 millions d'hectolitres consommés en 2015), on peut parler de chute vertigineuse depuis 1983 : la planète consommait 290 millions d'hectolitres en 1983, son plus bas niveau fut atteint en 1994 avec 220 millions d'hectolitres.

Globalement, nous buvons 25 % moins de vins que nos parents et 40 % moins de vins que nos grands-parents !

Sauf au Québec !

La province francophone du Canada se présente comme le vilain petit canard.
Elle consommait à peine 10 litres de vin per capita en 2000, elle va sans doute atteindre les 25 litres per capita en 2018 : 250 % d'augmentation !

Mais venons-en aux bulles...

La Champagne commercialise annuellement, en moyenne, 310 millions de bouteilles depuis 2009, année de crise qui suivit son record de vente de 330 millions en 2007. 

La Champagne représente 10 % de la commercialisation mondiale de vins effervescents.

La production de vins effervescents d'appellation est à 65 % réalisée par la France, l'Italie, l'Espagne et l'Allemagne. 
La France frôle les 600 millions de cols depuis 2005, c'est 1/5 de la production mondiale de vins effervescents.
Alors que l'Espagne s'enfonçait vers une crise identitaire et de production au niveau de ses cavas avant 2000, elle a su amorcer une magnifique restauration au cours des 10 dernières années puisqu'elle a doublé sa production, atteignant 340 millions de cols, détrônant l'Allemagne du podium (On notera que le quart de la production totale du vin en Allemagne est effervescent). 

L'Italie étant juste derrière la France sur le podium avec 450 millions de bulles environ... 

Logiquement, la France est la première consommatrice de bulles; elle achète notamment 50 % des champagnes mis sur le marché. 

Les Allemands sont au second rang et donnent leur faveur au Prosecco (50 % de la consommation totale de vins effervescent en Allemagne est un prosecco!). Les Allemands sont les premiers acheteurs de bulles dans le monde.

Et le Québec dans tout ça ?
Sera t-il comme la Belgique en matière de consommation de bulles ? 

Per capita, la Belgique (11 millions d'habitants) est la troisième plus grosse consommatrice de vins effervescents dans le monde ! 
Elle consomme 6 litres de bulles par année, par habitant. 
Un chiffre qui apparaît dérisoire, mais au regard du nombre de consommateur légal qu'on peut estimer à 8 millions et considérant leur consommation de vin (24 litres per capita), on peut parler de sérieux amateurs de vins ! 
La Belgique est au douzième rang mondial en matière de consommation de vin per capita.

Tiens ? Comme le Québec !!

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12 jan. 2017 par Monsieur Bulles
Ayala N8 Brut Dans la seconde moitié du XIXe siècle, en épousant Gabrielle d'Albrecht, nièce du Vicomte de Mareuil, en Champagne, Edmond de Ayala devient le propriétaire du Château d'Aÿ et de plusieurs parcelles de vignes dans la vallée de la Marne. La maison de Champagne Ayala naît ainsi en 1860 et prend son essor grâce au marché britannique, puis espagnol. En 2005, la marque Ayala entre dans le capital de la Société Jacques Bollinger (SJB), propriété de la famille Bollinger. Avec 800 000 bouteilles en production, elle semble depuis retrouver une seconde jeunesse.
Commentaire de la cuvée N 8 Rosé - Brut:

Lancé en 2016, ce rosé pourrait être un millésimé, car seule la vendange 2008 compose la cuvée, toutefois, comme elle est commercialisée comme un Brut Sans Année (BSA), je l'ai retenue pour mon dernier ouvrage, Champagnes, guide et révélations, qui est seulement consacré aux champagnes multi-millésimés.

Le temps l'a longuement habillée, c'est lui qui imprègne l'effervescence suave, accrocheuse et longue. 
Les saveurs ont été également gagnées par l'élevage, le rancio est juste présent pour séduire, il n'occulte pas la fraîcheur illustrée par des notes de mandarines, de poires pochées et de marmelade en finale. Bref, l'équilibre est atteint.
C'est un champagne rosé vineux aux contours pimpant, établi pour la table, pour un service de viande rouge aussi subtile. 
Votre gigot d'agneau du dimanche est prêt ? Il sera en excellente compagnie.
87 $ en SAQ / Code SAQ : 13100561 - 17/20 selon le barème du Guide Revel

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29 déc. 2016 par Monsieur Bulles
Forget-Brimont Rosé Brut Le grand-père de Michel Forget, qui représente aujourd'hui la sixième génération de cette famille vigneronne, décida dans les années 1920 de garder son raisin pour élaborer ses propres champagnes, au lieu de le vendre aux grandes maisons. Une décision heureuse puisque près d'un siècle plus tard, les 18 hectares de vignes situés sur la Montagne de Reims, permettent d'offrir une gamme complète de champagnes, dont cette cuvée Rosé Brut qui est devenue la plus populaire dans la belle province... Une question de tarif, pensez-vous ? Plutôt une question de saveurs puisqu'il y a une vingtaine de champagnes moins dispendieux à la SAQ. Alors, gâtez-vous au moins une fois pour le 31. Achetez du champagne ! Achetez du Forget.
Lieu : 11, route de Louvois 51500 Craon de Ludes 
Téléphone : 03 26 61 11 58   

Commentaire de la cuvée Brut Rosé Premier Cru: 

Les trois cépages classiques de la Champagne sont ici assemblés, le pinot noir et le pinot meunier dominant le chardonnay. 

Expressif au nez, on décèle la vinosité qui transporte des arômes de mandarines, de mûres et de noyaux de cerises. Le fruité est frais, davantage marqué par les caractéristiques des raisins, plutôt que celles du vin de réserve, même si une petite pointe fumée se laisse saisir après quelques minutes dans le verre. 

L'effervescence est vive, les bulles se détachent rapidement, forment un volume aérien en bouche. Ce vin, à la fois tendre et pointu, est impeccable à l'apéritif avec des canapés variés ou à minuit sonnant, ce 31 décembre, lorsque vous ferez sauter le bouchon en présentant quelques macarons multicolores. 

Un champagne démonstratif et accessible... comme les Québécois qui en ont fait leur rosé préféré 
Goulot Forget Brimont
15/20 selon le barème du Guide Revel / 51,75 $

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21 déc. 2016 par Monsieur Bulles
Le déjeuner d'huîtres par Jean-François de Troy Dès le début du XVIIIème siècle, dès que le négoce des bulles champenoises est né, les bouteilles saute-bouchon ont été destinées aux nantis, aux communautés privilégiées, issues du clergé et de l'aristocratie européenne. Le champagne d'alors n'était pas bu par les Français, mais par les Anglais, les Russes, les Allemands, et plus tard, les Américains. Dès sa naissance, le champagne a été vendu comme une rareté, comme un produit de luxe. Et qui dit luxe, dit superficialité. Mais qui dit luxe, dit aussi authenticité. Cette dernière lorsqu'on parle de champagne, c'est son terroir et la diversité qui le compose. Toutefois, la Champagne n'a jamais vendu son terroir, la Champagne a toujours vendu du champagne. Ainsi est née sa dichotomie...
Depuis une petite vingtaine d'années, depuis le début de ce siècle en fait, les chefs de cave voyagent, les alchimistes des grandes maisons sont devenus des globe-trotteurs... Alors qu'on les laissait autrefois dans l'humidité de leur cave et sur le carrelage de leur laboratoire parmi la centaine de béchers et d'éprouvettes, on les envoie aujourd'hui au bout du monde expliquer leur travail, valoriser leur savoir, vendre leur nectar.

Est-ce par attrait du voyage, est-ce pour prendre du bon temps ? Non. Évidemment non.

Les chefs de cave sont devenus des oiseaux migrateurs afin de crédibiliser leur créations, afin de démontrer que la Champagne a un terroir aussi complexe et riche que sa voisine la Bourgogne. 
Elle l'a oublié pendant 200 ans, qu'elle avait un terroir, la Champagne. 
Du moins, elle n'a pas vendu son vin en parlant de son terroir - sauf de sa craie - , mais en parlant seulement de célébrations, de festivités et de partages. 
C'est bien. Il en faut.

Sauf que pendant ce temps là, les vignerons, ceux qui possèdent le pétrole et qui, pendant des décennies, l'ont vendu aux émirs de la Marne, ils sont devenus des viticulteurs, les vignerons. 

Puis un jour, plutôt à partir des années 1970, ils sont devenus des élaborateurs de champagne, les vignerons. Certes, ils ont continué à vendre leurs raisins aux maisons. 
Mais, ils en ont gardé un peu pour eux. Pour faire leurs bulles. Pour avoir leur propre étiquette.

Ils n'y connaissaient rien à la vente, la vente de bouteilles; parce que la vente de leurs raisins au kilo, ça ils ont toujours su. 
Ils ne connaissaient pas non plus les marchés et leurs ficelles, et ils ne parlaient pas anglais. 

L'Anglais, vous savez, cette langue qui ouvrent toutes les portes, la langue du vin, celle qui fait vendre n'importe quel flacon pourvu qu'il y ait l'ivresse...
En gros, le vigneron qui avait décidé de vendre ses flacons ne connaissait rien. 
Sauf une chose. 
La plus importante. 
La plus crédible pour vendre du vin : le terroir.

Et ça, il a su parfaitement le transmettre à ses enfants. 
Il a su impeccablement lui faire aimer l'argile, le sable, le calcaire et tout ce qu'il y a autour, au gamin. 
Et oui, il n'y a pas que de la craie en Champagne, l'éternelle craie qu'ont toujours vendue les grandes maisons parce qu'il fallait bien parler de sous-sol entre deux flûtes mondaines...
Et dans les années 1990, après que le fiston ou la fistonne du vigneron ait bien couru dans les galipes et fréquenté le Viti Campus d'Avize, on l'a envoyé en stage en Australie ou en Californie pour apprendre la langue de Bob le gourou des pourcentages. 

À son retour, il a joué au chef de cave et sont apparues des bouteilles aux noms bizarres, aux étiquettes marginales, avec des chiffres, des noms de cépages, des noms de parcelles.

Les émirs n'avaient jamais vu ça !
Eux, ils vendaient la fête, des belles bouteilles, des flûtes, du tralala, la superficialité. 
Du champagne quoi.

Les vignerons, ils ont débarqué avec leurs parcelles, leurs tonneaux, leurs tirages, leurs  dégorgements, leurs dosages...

Déboussolés qu'ils étaient les émirs. 
Heureusement, ils avaient leurs vizirs : les chefs de cave.

Alors dans les années 2000, ils les ont envoyés faire le tour de la planète avec le directeur commercial. Lui, il connaissait déjà bien le marché. Son discours était bien huilé. On lui a dit de mettre sa cassette en mode pause et de laisser parler le chef de cave. 
Ainsi est né la promotion du champagne au XXIème siècle : on assume désormais sa supercialité historique tout en revendiquant la véracité et l'authenticité de son terroir. 
Main dans la main, le négoce et le vignoble chantent le champagne et parfois, entre deux avions, il arrive qu'un chef de cave en cravate croise un vigneron en tee-shirt. 

Ils font le même travail et depuis une dizaine d'années seulement, leur propos se ressemblent...


Bouchon à agrafe
Cet article été publié dans le numéro de décembre 2016 du magazine Vins & Vignobles

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19 déc. 2016 par Monsieur Bulles
Brut de Almeida Garrett Le Portugal n'est pas connu pour ses bulles, on s'entend... La région des Beiras est la plus grosse productrice de vin effervescent et parfois, à côté des coopératives qui produisent les plus gros volumes, on y trouve de modestes producteurs qui soignent leur cuvée. Almeida Garrett est parmi eux et son Brut Natural qu'il a laissé mûrir 40 mois sur lattes est à ce point remarquable qu'il rentre facilement dans le Top 5 des meilleurs mousseux lusitaniens.


Commentaire de la cuvée Super Reserva - Brut Nature :

Élaboré à base de chardonnay qui n'a pas été dosé au moment du dégorgement, ce mousseux a développé son onctuosité et le caractère boulanger de ses arômes grâce à deux facteurs : d'abord un travail de fermentation à la Bourguignonne (sous bois avec bâtonnage), puis un élevage sur lattes de trois années et demi. 
Ce dernier a affiné les bulles, concentré les saveurs et apporté un volume remarquable. On déguste un vin qui rappelle les meilleurs Franciacorta, voire certaines bulles Marnaises...
Noël approche, la Saint-Sylvestre le suit, ce flacon Portugais va distraire de nombreux palais sans casser la tirelire !!Garret
17/20 selon le barème du Guide Revel - code SAQ 13116310 - 29 $

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15 déc. 2016 par Monsieur Bulles
Cloître des Cordeliers à St Émilion "Voyons, on ne fait pas de mousseux à Bordeaux..." Combien de fois m'a t-on répondu cela lorsque j'ai tenté de parler du Crémant de Bordeaux. Et oui, du Crémant de Bordeaux, une vraie AOP de bulles! Perdue parmi les prestigieuses appellations bordelaises, celle du crémant est certes bien modeste, mais elle n'en reste pas moins intéressante et de plus en plus appréciée: elle a doublé son volume de production en 2 ans !
45 000 hl produit en 2015 alors qu'elle n'atteignait pas 20 000 hl en 2013 !! 
Comment expliquer un tel phénomène ?

D'abord parce que les vins effervescents sont les plus sollicités par le consommateur depuis le début des années 2000. Il suffit de regarder les chiffres de production mondiale et de vente dans tous les pays, pour constater que la seule catégorie de vin en progression constante est celle des bulles. Donc, même celles qui ne seraient pas issues d'un terroir de "tradition effervescente" ont profité de cet engouement.

Ensuite, Bordeaux a un avantage sur les autres appellations qui font des bulles : son nom. Le terme Bordeaux fait vendre. Il inspire la qualité, l'authenticité, la renommée. Ça rassure d'acheter du Bordeaux. Il y a plus de 25 ans, un sondage avait été fait au Japon où l'on avait demandé à des universitaires des mots qui connotaient la France: Bordeaux, Champagne et Beaujolais étaient sortis parmi les dix premiers. Dois-je m'arrêter ici sur la puissance culturelle du vin français au bout du monde ?

Enfin, il y a la volonté des rares producteurs de la filière bulle de Bordeaux de faire mieux et davantage. Le Crémant de Bordeaux représente 1% de la production totale de Bordeaux. C'est très peu. Elle était de 0,5 % en 2013. Aucune autre appellation ne peut se targuer, pourtant, d'une telle progression de production. 
Alors qu'il y a à peine dix ans, le Champagne était le vin des cocktails des mondanités politiques ou commerciales Bordelaises, le Crémant de Bordeaux a commencé à le remplacer. Bien sûr, le volume de ce dernier ne pourra jamais concurrencer le vin Marnais. Toutefois, ce n'est plus étrange ou anecdotique de consommer du crémant dans les restaurants Girondins. Le produit est bon, bien meilleur que dans les années 1990, décennie de sa création officielle. Le succès d'un vin auprès du public arrive toujours des coulisses de la restauration...

Seulement sept élaborateurs bordelais se partagent la production à l'heure actuelle, même s'il y a plus de 140 opérateurs. Il y a presque 700 hectares de vignes dédiés au crémant, répartis sur l'appellation Bordeaux. Si le sémillon est très apprécié pour son élaboration, 14 autres cépages sont autorisés dans le cahier des charges qui, à quelques exceptions près, est le même que celui des autres crémants français. Des exceptions par ailleurs d'importance comme le rendement à l'hectare de 75 hl/ha - bien plus bas que celui d'Alsace (ou de Champagne) -, les conditions de prise de mousse ou celles de dégustations de contrôle qualitatif. 
Bref, des mesures acceptées de façon collégiale pour assurer un avenir prometteur. Un quart de la production de Crémant de Bordeaux est vendu hors de France. C'est une bonne proportion considérant le volume produit, puisqu'il faut d'abord que les vignerons fassent connaître leurs bulles sur le marché hexagonal, avant de s'attaquer à la planète vin. 

Le souci du Crémant de Bordeaux est le même que celui des autres crémants: sa valorisation. Elle doit passer par un prix de vente au détail crédible, c'est-à-dire - selon moi - plus élevé que celui pratiqué actuellement ! 
Le consommateur français paye en moyenne 5 euros sa bouteille de crémant en grande distribution. Lorsqu'on connaît le prix au kilo du chardonnay à Limoux, celui du chenin dans la Loire ou le prix du tonneau à Bordeaux, on peut se demander comment un vigneron qui élabore du crémant peut s'en sortir décemment après les vendanges obligatoirement manuelles, donc coûteuses, et les opérations subséquentes avant la pose du muselet. 
Si vous passez par la France, faites vos courses dans un supermarché pour y apprécier les tarifs des vins. Des opérations promotionnelles sont régulièrement offertes par les supermarchés français et concernant les bulles, il n'y a pas une semaine sans qu'une appellation soit alléchante. Attireront-elles de nouveaux consommateurs vers le Crémant de Bordeaux ? Ponctuellement oui.  Dévaloriseront-elles l'authenticité du Crémant de Bordeaux ? Assurément oui.

Je risque de faire grincer des dents, mais finalement, le prix de vente moyen le plus décent du Crémant de Bordeaux est affiché au Québec ! À la SAQ ! Il est de 22 $ ! (environ 15 euros). 
Une fois analysées et retirées les différentes marges qui rémunèrent les intermédiaires du système québécois, on peut considérer que c'est comme si le même crémant était vendu 10 euros en France. 
Voilà le digne prix pour un bon crémant. 
Et bien savez-vous quoi ? C'est du champagne que j'ai vu affiché à ce tarif, dans la grande distribution, en France.
C'est donc bien toute la filière "bulles" de l'hexagone qui doit se remettre en question...
Cuvée Abel de Lateyron
Cet article est également consultable dans le magazine Vins & Vignobles de décembre 2016 / janvier 2017 qui vient de paraître.

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12 déc. 2016 par Monsieur Bulles
Les Cordeliers Crémant de Bordeaux Élaboré sur l'appellation Entre-Deux-Mers, ce Crémant de Bordeaux porte le nom des frères Franciscains qui portaient une corde en guise de ceinture pour maintenir leur bure. Ils furent autorisés en 1338 par le pape à construire leur abbaye au coeur du célèbre village dont les vestiges sont aujourd'hui ouvert au public. Classé Monument Historique et inscrit au Patrimoine Mondial de l'Unesco, le Cloître des Cordeliers est l'un des sites les plus anciens du Bordelais.

Commentaire de la cuvée Les Cordeliers Prestige - Brut Blanc - 17/20 selon le barème du Guide Revel

Un crémant élaboré à base de sémillon qui se montre particulièrement expressif au nez : fruits jaunes très mûrs et hydromel. 
En bouche, une fine amertume enveloppe la texture ronde, les bulles sont fines et nouées; on déguste un vin blanc à la vinosité suffisamment marquée et au rancio quelque peu développé pour être proposé à table sur un poisson gras en sauce à la crème ou sans erreur d'harmonie possible, sur un camembert fait et puissant.
Toutefois, pour découvrir ce Bordeaux qui "pétule", essayez-le simplement à l'apéritif en le partageant avec quelques rondelles de saucisson sec !

cloître des cordeliers
24,95 $ en SAQ / Code SAQ : 13034103 / représenté par Les Vins Philippe Dandurand au Québec.

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9 déc. 2016 par Monsieur Bulles
En dégustation... Crédit photo Pierre Tison Qui dit champagne, dit grande maison ou marque; avec le marketing qui va autour. C'est d'ailleurs ce marketing qui fait augmenter la facture. Le champagne sera bon, certes. Toutefois, on payera pour l'étiquette, la silhouette du flacon ou la renommée médiatisée qui impressionnera les invités. L'univers du champagne, bien plus que n'importe quel autre vin, est ainsi construit : on nous vend un art de vivre à travers l'art de boire des bulles. Et c'est tant mieux, car après tout, la vie serait bien triste... Ne pensez pas pourtant que toutes les marques sont forcément onéreuses. Certaines le sont moins que d'autres et la qualité est aussi au rendez-vous. Suivez le guide!
J'allais oublier...
Un champagne peu dispendieux, selon moi, au Québec, c'est un champagne à moins de 50 $. 


D'ABORD LES BLANCS:

G. GRUET & Fils - Brut - 38 $
14/20 

Du chardonnay qui charme sous l'effet d'une patine pâtissière qui gomme la minéralité sans pour autant perdre de sa fraîcheur grâce à quelques notes de tilleul-menthe en finale de dégustation. Un champagne facile et accessible, fruité et savoureux.

GH MARTEL - Victoire - Brut - 38,25 $
14/20

Nom de cuvée ou marque déposée selon les marchés, ce vin très attrayant par son prix offre quelques accents biscuités traditionnels au sein d'une effervescence aérienne et persistante. Peu complexe mais bien construit, il démocratise l'apéritif au champagne. 

TRIBAUT SCHLOESSER - Blanc de Chardonnay - Brut - 38,25 $ 
16/20 

Vif et expressif, minéral, orienté sur les fruits blancs acidulés tels que la pomme, la poire ou le citron, puis sur la pâte feuilletée, ce champagne se fait charnel grâce à son effervescence tournoyante et riche, bien conduite, même si l'onctuosité finale apparaît fuyante et met en exergue un caractère pointu et acidulé. Idéalement, laissez ce vin s'aérer dans le verre ; il développera son caractère pâtissier pour mieux vous séduire. 
L'apéritif au champagne ou l'accord attrayant avec des huîtres assez iodées ou un carpaccio de pétoncles dont le citron « goûtellé » sera le bienvenu pour mieux arrondir les bulles marnaises. 

MONTAUDON - Brut - 39,25 $
14/20

Une cuvée polyvalente pour les amateurs de champagne vineux et corsé, servie néanmoins à l'attaque par une minéralité crayeuse. Le dosage sensible suscite des accents mielleux et épicés, élégamment rafraîchis par une effervescence veloutée et fugace. Bien construit, sans complexe, ce champagne transporte en finale un léger rancio qui lui confère un certain charme. 

GARDET - Premier Cru - Brut - 41,25 $
15/20

Voici un blanc de noirs composé de deux tiers de pinot noir et d'un tiers de pinot meunier qui promet une grande fraîcheur de fruit au nez comme en bouche. Le crescendo aromatique va de la pomme bien mûre à la mandarine en passant par quelques accents de réglisse, faisant place, après quelques minutes d'aération dans le verre, à des notes légères de toasts blonds. Les bulles de calibre moyen assurent une effervescence tournoyante et s'avèrent juste assez perdurantes pour un apéritif gourmand. Un champagne au contour classique, plus élégant qu'étoffé, qui, pour avoir fait le test, gagne en expression pour peu qu'on le laisse en cave trois ou quatre années, et ce, bien que ce ne soit pas un millésimé.

CHANOINE - Grande Réserve - Brut - 42,75 $
15/20

Structuré et ferme, très « champagne » dans le style olfactif et gustatif grâce à un crescendo aromatique typé mais discret (foin, fenouil, agrumes, poivre blanc, nougatine, brioche), ce champagne présente une effervescence travaillée, à la fois vaporeuse et savoureuse, qui perdure le temps nécessaire d'un apéritif gourmand où les canapés lui tiendront tête. 
 
PAUL GOERG - Blanc de Blancs - Brut - 45,75 $
15/20

Tout est discret, les arômes de fenouil, de tarte au sucre et de brioche, de même que le comportement du vin en bouche, à la fois léger et tapissant. Les bulles, fines et liées, forment une texture ronde, et pourtant, le comportement du vin reste droit, frais, légèrement fuyant en finale de dégustation. Un bon champagne d'apéritif. 
 
SOURDET-DIOT - Cuvée de Réserve - Brut - 46 $
15/20

Vineux, plein et parfumé, ce champagne aux accents beurrés soutenus par un dosage sensible présente une chair consistante, due à une effervescence bien conduite. Efficace lors des apéritifs gourmands. 
 
VINCENT COUCHE - Millésime 2004 - Brut - 46,25 $
16/20

Plus boulanger que pâtissier dans les arômes, plus confit qu'acidulé également au niveau du fruité jaune qu'il dégage, ce champagne millésime garde tout de même une grande fraîcheur qui, mêlée à la profondeur de son âge, offre un ensemble aujourd'hui mature et prêt à boire. L'apéritif peut être gourmand avec quelques gougères et si vous le présentez à table, tentez une escalope de veau panée.

JACQUART - Mosaïque - Brut - 46,50 $

15/20

Habituellement porté sur la minéralité et axé sur des arômes d'agrumes, le champagne BSA de Jacquart apparaît désormais plus beurré, pâtissier et charmeur, sans complexité. 
C'est un vin droit, net et très agréable au dosage aussi perceptible que populaire, tout indiqué pour des cocktails gourmands. 
 
DRIANT-VALENTIN - Brut Premier Cru - 47 $
15/20

Le nez est légèrement axé sur des notes de torréfaction à l'aération, toutefois le fruité jaune confit domine et rappelle certaines pâtisserie feuilletées à base de fruits à noyau. L'effervescence est soignée, quoiqu'aérienne plutôt que dense, c'est donc elle qui apporte la fraîcheur nécessaire à l'ensemble. Le dosage est sensible - sans doute autour de 10 grammes - il confirme le caractère gourmand, impeccable pour séduire vos hôtes à table avec un poisson à chair grasse qu'une crème à l'estragon pourra accompagner.

DRAPPIER - Carte d'or - Brut - 47,50 $
16/20
   
Costaud, structuré, mûr et d'une pureté de fruits rouges exemplaire, ce champagne est très éclatant au nez et procure des sensations similaires en bouche. Chaleureux et satiné, épicé même, il s'affirme dans sa chair vineuse et enveloppante grâce à un dosage quelque peu sensible (sans doute autour de 9 g/l), mais équilibré grâce à la fraîcheur finale. Une cuvée incroyablement abordable pour autant de qualité et d'authenticité. 
  
CANARD-DUCHÊNE - Cuvée Léonie - Brut - 47,50 $
15/20

Une cuvée discrètement axée sur les arômes de fenouil, d'ananas, de sucre roux et enfin d'épices douces, avant de s'exprimer à travers une effervescence abondante de bulles fines, aériennes et fuyantes. Délicate et parfumée, cette cuvée présente une heureuse pointe d'amertume (peau de pomme brune) en milieu de bouche qui lui donne du caractère, suivie d'une finale courte où le dosage sensible se révèle par des notes de pâte d'amandes. Un champagne abordable et surtout mieux structuré qu'autrefois. 
  
MARIE-HANZE - Alliance Brut - 47,75 $
15/20

Une cuvée au parfum de pomme Granny Smith qu'on laissera s'aérer quelques minutes pour l'amener à se faire plus traditionnel dans les parfums, c'est-à-dire plus floral, puis plus brioché. 
L'effervescence abonde avec des bulles de calibre moyen et endurantes qui procurent le plaisir simple d'un champagne à découvrir à l'apéritif. 

LAHERTE FRÈRES - Ultradition - Brut - 48,25 $
16/20

Une cuvée de base très traditionnelle, plus accessible dans son comportement que les autres vins de la maison, tant dans le dosage appuyé que dans les arômes plus biscuités qu'iodés. Un champagne expressif, simple et équilibré.
 
LALLIER - Grande Réserve - Grand Cru - Brut - 48,50 $
16/20

Nez d'abord anisé, un peu citrique, puis axé sur les fruits rouges et légèrement brioché à l'aération, voilà un champagne à l'effervescence un peu fugace, toutefois riche et crémeuse grâce à des bulles menues et nouées. La fraîcheur est apportée par une acidité qui rappelle celle des petits fruits rouges décelés à l'analyse olfactive, tandis qu'une petite pointe amère en finale nous offre un caractère mordant. Un bon champagne, particulièrement abordable pour un Grand Cru. 
 
NICOLAS FEUILLATTE - Brut - Réserve - 48,50 $
15/20

Frais, printanier au nez (fleurs, fraises, abricots), gourmand et pâtissier en bouche (pain au lait), la finesse des bulles apporte une distinction au comportement de ce champagne, peu sophistiqué mais droit, sans défaut et sans complexe : le champagne polyvalent par excellence. 
Le contenu de la même bouteille dégusté quatre jours tard, légèrement décarboxilé, se montrait porté sur les fruits secs (abricot et raisin) ; les bulles étaient logiquement effacées, mais le charme n'en agissait pas moins, la texture se faisant suave, et les parfums, plus profonds. Tentez l'expérience (comme avec d'autres champagnes d'ailleurs) !

HENRI BILLIOT - Brut - 49,25 $
15/20

Un champagne particulièrement fruité, intense au nez comme en bouche, qui entremêle des arômes de fruits à noyaux (cerises, prunes, abricots). Malgré des bulles au calibre moyen, l'effervescence est riche et la texture, compacte et imprégnante, ce qu'elle doit non pas à la liqueur savamment dosée, mais bien au pinot noir local - qui domine l'assemblage - ainsi qu'aux vins de réserve qui offrent puissance et matière. Un vin généreux pour apéritif gourmand. 
 
DELAMOTTE - Brut - 49,50 $
15/20

Régulièrement axée sur les agrumes, les zestes et le pain frais au niveau aromatique, cette cuvée se veut tendue, tonique, presque tranchante. Elle offre néanmoins une consistance notable grâce à une effervescence aux bulles nouées et persistantes qui donne un caractère sensuel à la dégustation. 

DRAPPIER - Brut Nature - Pinot Noir Zéro - 49,50 $
17/20

Au nez, fruité blanc et pâtisserie émanent de ce champagne devenu, avec le temps, un incontournable des cuvées Drappier. Vif à l'attaque, racé et puissant en bouche, persistant dans les arômes et l'effervescence, il dégage une vraie vinosité, sans rancio, exprimant un caractère de pureté et de netteté de fruit. 
La plupart des cuvées sans dosage se révèlent creuses et fuyantes, peu longues, alors que celle-ci offre une corpulence étonnante et riche. Une référence en la matière qui a de quoi convertir bien des amateurs aux extra bruts. 

CHARTOGNE-TAILLET - Cuvée Sainte-Anne - Brut - 49,75 $
16/20

Mûr, expressif, de belle ampleur avec un boisé subtil, ce champagne est un séducteur. Son fruité est confit et son effervescence, nouée, tout en transportant la fraîcheur de l'appellation. Bref, c'est un BSA accompli, toujours constant et abordable. Bravo ! 
 
HENRI ABÉLÉ - Brut - 49,75 $
16/20

Nez expressif et biscuité, où pointe un léger rancio de maturité très charmeur. Attaque tendre, un peu dosée, et bulles de calibre moyen, toutefois abondantes et nouées, créant une savoureuse effervescence. Peu complexe au niveau aromatique (fruits jaunes, toasts blonds), ce champagne de facture classique, plus concentré que minéral, est bien construit. 

BARON-FUENTÉ - Esprit - Brut - 49,75 $
15/20

Un vin expressif dont les arômes sont blonds au nez comme en bouche (fleurs, agrumes, malt, pain au lait, toast). Son effervescence est soignée, les bulles étant de calibre moyen dans un comportement noué qui procure une texture satinée. Après quelques minutes dans le verre, le vin dévoile sa complexité et ses parfums se font plus profonds, dévoilant de jolies notes de rancio (noix, zestes confits) caressantes et longues en bouche. Un très bon champagne qu'on pourra découvrir à table sur un poisson grillé. 

MAINTENANT LES ROSÉS :

GH MARTEL - Victoire - Rosé Brut - 43,50 $

15/20 

Sur les fleurs (rose, pivoine) et le fruité rouge soutenu (griottes, framboises) qui accompagnent une effervescence onctueuse, ce champagne joue davantage la carte de la fraîcheur que du rancio d'évolution, et ce, même si sa couleur est ambrée. De fines notes de noyaux de cerises pointent en finale de dégustation. On passe à table, et s'il y a du faisan aux raisins de Corinthe au menu, ça tombe on ne peut mieux. 

TRIBAUT SCHLOESSER - Brut Rosé - 46,75 $
14/20

Nez discret de groseilles et de pamplemousses roses dont on retrouve les saveurs en bouche dans une effervescence plus aérienne que nourrissante, même si le dosage apparaît appuyé en finale. Aucun rancio, donc peu complexe, davantage axé vers l'apéritif. Un rosé qui apparaît nécessaire commercialement parlant, mais qui ne se distingue pas dans la gamme de la maison.

CHANOINE - Brut Rosé - 49,25 $
15/20

Toujours expressif et charmeur au nez grâce à des notes de fruits confits (écorces d'oranges), d'abricot et de nougat, ce champagne aux bulles légères, quoique persistantes, s'exprime par sa puissance et son dosage sensible. Tapissant donc, et un peu abrupt en finale, il fera très bon ménage avec une entrée chaude à base de crevettes.

LALLIER - Grande Réserve - Rosé Brut - 49,75 $
16/20

Très subtilement toasté avec quelques notes de mandarines confites à l'aération, ce champagne rosé charme au nez et confirme son jeu de séduction en bouche grâce à une belle enveloppe croquante qui entoure une effervescence à la fois fougueuse et compacte.
Tantôt sur des arômes discrets de fruits rouges, tantôt sur ceux d'agrumes confits, il offre une texture crémeuse qui soutiendra facilement un met de belle ampleur.
On passe à table donc ? Gâtez-vous en le dégustant avec du homard.

DUVAL-LEROY - Rosé - Brut - 49,75 $
16/20

Expressif au premier nez, on perçoit dans ce rosé des notes très franches de zestes d'oranges, puis de grains de café. Ce champagne se veut également démonstratif en bouche, dès l'attaque, avec un fruité rouge très mûr qui précède un caractère subtilement amer autour d'un fin rancio d'évolution. Nous avons là un rosé qui a de la mâche, qui a du goût ; il ne s'agit pas d'un blanc coloré, mais bien d'un vin à la vinosité marquée qui conserve néanmoins l'élégance d'un champagne. Une très agréable surprise qui peut facilement accompagner une volaille à table. Alignement de bouteilles de champagnes
Tous ces champagnes sont présentés dans le livre "Champagnes, guide et révélations" paru chez Isabelle Quentin Éditeur

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