L’année 2007 en Champagne a été complexe, c’est-à-dire que chaque saison s’est comportée de façon inattendue pour la viticulture : l’hiver fut doux, entraînant le démarrage précoce de la végétation. Avril fut confortable et chaud. Mai fut délicat au point de ralentir la floraison selon l’exposition des parcelles. Juin et juillet furent doux et classiques, mais août pluvieux et froid, freina la maturation des raisins. Le soleil s’extirpa à la fin du mois, toutefois accompagné d’un vent froid et sec. Bref, la récolte dut être précoce – parmi les plus précoces en 100 ans en Champagne ! -, mais saine et de bonne qualité. 10 ans plus tard, cette Grande Année 2007 résume par ses saveurs et son comportement ce cycle végétatif marginal !

Commentaire de La Grande Année 2007 de Bollinger :

Les notes d’amandes fraîches sont assez nettes au nez, elles dominent celles de fruits jaunes, tantôt confits (citron), tantôt exotiques (mangue).
On s’attend à déguster alors un vin davantage axé sur le fruit que sur le terroir, pourtant le caractère crayeux se laisse capter en bouche.
Il enveloppe une texture riche, conduite par des perles bien nouées qui confirment la signature de la maison. Les amers sont également présents, ils apportent la tenue à un ensemble encore jeune, quoique plus adolescent que minot : maladroit dans le comportement, mais assurément plein d’avenir.
Il a 11 ans; c’est selon moi, sa première phase de dormance. Il en subira d’autres, toutefois moins que d’autres millésimes plus endurants.
C’est donc une bonne nouvelle pour les impatients, car si vous aimez le style Bollinger, ce 2007 vous accueille aujourd’hui avec la même générosité qu’habituellement…

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