Comme souvent avec l’appellation, de nombreuses cuvées millésimées sont lancées trop tôt sur le marché. Ce fut le cas du 2004 de Charles Gardet dégusté une première fois il y a 3 ans, exposant alors un caractère anguleux, presque agressif, dans tous les cas manquant de chair et de charme. Seul le temps pouvait lui apporter de l’onctuosité et des saveurs multiples au sein d’une enveloppe toujours aussi fine, mais moins tranchante. Plus d’une décennie après son établissement, voici donc ce 2004 prêt à boire…

Prêt à boire et pourtant les saveurs d’hydromel très marquées au nez et en bouche signifient que le temps a, à peine, commencé son travail d’empreinte… Seule la texture suave, la chair vineuse habillée de fines perles qui circulent tout au long de la dégustation signent la maturité et sa disposition pour être présentée à table sur un plat riche et parfumé. Le fruité est jaune, il rappelle les agrumes confits, la minéralité s’estompe, tout en revenant discrètement en finale… On se laisse séduire.
Quelques idées gourmande pour cet automne ? Cailles aux oignons caramélisés et raisins macérés, magret de canard confit, ris de veau grillés sauce forestière. Vous salivez ? Moi aussi.

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