La maison de Champagne qui offrait autrefois le choix du dosé ou du non dosé, s’oriente désormais vers de faibles dosages pour chaque cuvée. Hadrien Mouflard, Directeur Général des champagnes Ayala était de passage à Montréal début mai 2014 pour présenter une partie de la gamme des vins de la maison agéenne.

Dans la seconde moitié
du XIXe siècle, en épousant Gabrielle d’Albrecht, nièce
du Vicomte de Mareuil, en Champagne, Edmond de Ayala devient le propriétaire du
Château d’Aÿ à Mareuil-sur-Aÿ et de plusieurs parcelles de vignes dans la vallée de la Marne (le domaine est entré dans le porte-feuille de La Financière Frey avec les 23 hectares de vignes entre 2000 et 2005). 
La maison de Champagne Ayala naît ainsi en 1860 et prend son essor grâce au marché britannique, puis espagnol. Maison peu connue du grand public, elle se démarque par des dosages peu élevés pour ses cuvées. 
À titre anecdotique, la Reine-Mère Elisabeth du Royaume-Uni avait été reçue au château en 1983, car son père Sir Bowes-Lyon était un fervent amateur d’Ayala. 

En 2005, la marque entre dans le capital de la Société Jacques Bollinger (SJB), propriété de
la famille Bollinger. Avec 800 000 bouteilles en production (3 ans en cave minimum) et le dynamisme de son nouveau directeur général, elle semble retrouver une seconde jeunesse.  

Lieu : 2, boulevard du
Nord – BP 6 – 51160 Aÿ 

Téléphone : 03 26 55 15 44

  

Brut Nature (Zéro Nature) – 49,75 $ – 11043428
16/20 dans le Guide Revel 2014
2 étoiles et demi

  

(base 2009 – 4 années en cave)
Grâce au pinot noir et au pinot meunier qui dominent l’assemblage de ce vin, on ne sent pas l’absence de sucre qui est
enrayée par la qualité des raisins très mûrs. Certes incisif à l’attaque, ce
champagne présente la pureté du fruit (pêches, fruits secs, un peu de noyau), une discrétion pâtissière et la minéralité
complexe du sol champenois (notes de farine, de champignons, réglisse) dans un
volume accrocheur et une effervescence à la fois suave et aérienne. Pour l’apéritif ou une entrée délicate de crustacé.

  

Brut Majeur – Brut – 48 $ – 11553137
16/20 dans le Guide Revel 2013 

3 étoiles

  

(Base 2010)
La cuvée dégustée a
été dégorgée en 2013, le nez est expressif et fin, axé sur le pain frais – pas encore toasté (laissons-lui du temps) – et les pommes vertes au niveau aromatique. L’attaque ne mord pas malgré le faible dosage de 7 gr, on se
laisse immédiatement séduire par la texture satinée (bulles de calibre moyen) qui ne couvre pas
la fine minéralité, plus nette qu’autrefois. Quelques notes de fruits jaunes se laissent percevoir après quelques minutes dans le verre apportant
une touche d’originalité très plaisante. Un bon champagne, surtout bien équilibré de l’attaque à la finale, pour apéritif
gourmand.

  
 
Rosé Nature – 92 $ – 12034347
15/20 dans le Guide Revel 2013  
2 étoiles et demi 

Un champagne mordant
qui n’agresse pourtant pas les papilles grâce à la conjugaison d’un fruité de
cerise, très pur, et d’une effervescence bien menée, crémeuse et persistante.
Un rosé de marque, bien élaboré et de facture classique, pour apéritifs
gourmands.

  

Rosé Majeur – Brut – 60$ – 11674529 
15/20 dans le Guide Revel 2013
2 étoiles et demi

  

Un nez frais, floral
et fruité, très délicat (fraises, pivoine), mais expressif et net. Le volume est léger, les bulles sont de calibre moyen, toutefois persistantes grâce à une texture aérienne et tapissante, elles
illustrent le comportement apéritif de l’ensemble. Plus féminin que gourmand (sans doute l’apport dominant du chardonnay),
c’est un champagne de maison abordable et
bien construit.

  


Blanc de Blancs
2004 – Brut 

17/20 dans le Guide Revel 2013 
3 étoiles et demi  

Dégusté très tôt pour
le guide 2012 (fin 2011), redégusté en mai 2012 pour l’édition  2013, il est toujours aussi minéral au nez comme en bouche avec toutefois plus de
rondeur pâtissière dans les arômes (croissant, pâte d’amandes), dégageant même
un subtil rancio d’évolution. Une évolution très logique donc… La texture est veloutée, les bulles sont fines et
persistantes, elles peuvent encore gagner en richesse avec le temps. Les notes de fruits confits et de frangipane devraient apparaître prochainement. C’est un
excellent champagne qu’on peut placer en cave quelques années ou consommer dès
aujourd’hui, sur un plat de pétoncles en sauce à la crème.

  


Blanc de Blancs
2005 – Brut

17/20 dans le Guide Revel 2014
 
3 étoiles et demi
    
Dégusté en mai 2012,
ce champagne présentait un nez discret, légèrement pâtissier (frangipane),
avec, toutefois, quelques notes herbacées qui pointaient à l’attaque en
bouche – un signe d’une jeunesse qui perdure et c’est tant mieux. Il faut le
laisser respirer pour y déceler des arômes subtils de tisane, puis de toasts
blonds au sein d’un volume aérien qu’habillent des bulles légères et fugaces.
Plus apéritif que le millésime 2004, je le préconise sur des canapés où les
fruits de mer ont leur place. 


Perle d’Ayala Nature 2002 – 116 $ – 11849430

(La cuvée existe aussi en Brut) Superbe nez, à la fois élégant et plein, par ailleurs bien plus expressif en bouche: le caractère torréfié (bouchage liège en cave) est davantage présent que le caractère pâtissier (céréales blondes du matin). Les bulles sont des perles, la texture est suave et fondante, tout est long et malgré ces 12 années, il présente une fine acidité dans son enveloppe qui suit une amertume non dérangeante. Comme un Chablis Grand Cru avec des bulles !! Et à ce prix sur le marché du Québec pour une cuvée de prestige, on se doit d’en acheter.
       

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