Qu’elles soient de Champagne, de Catalogne, de Bourgogne, de Lombardie, de Vénétie ou d’ailleurs, les bulles réveillent en nous la bonne humeur et dieu sait qu’en ce moment, nous avons tous besoin de réjouissance… Voici une sélection de bouteilles à moins de 100 $ avec des idées de mets pour mieux les apprécier ! Ce choix de 20 champagnes et de 20 mousseux a été influencé par leur disponibilité sur le marché du Québec. J’ai donc retiré certaines bouteilles initialement retenues, car il y en avait trop peu dans les succursales de la SAQ ou elles étaient déjà épuisées lors des tests.

LES CHAMPAGNES :

Agrapart – Les 7 crus – Blanc de Blancs – Brut – 83 $ :
Un champagne toujours aussi pur et charmeur à travers ses notes subtiles de réglisse, d’amandes et de cire d’abeille qu’on perçoit dans une effervescence aux bulles fines et vives. 
Plus pâtissier qu’il y a quelques années dans les parfums perçus en bouche (l’assemblage de millésimes doit en être la raison), il offre une impression d’onctuosité et de profondeur dans un volume au contour tout de même ciselé puisque c’est du chardonnay ! 
On passe à table ? Saumon poché, sauce crème à l’estragon.

Champagne Gosset – Grande Réserve – Brut – 75,25 $ 
Le nez aussi intense que délicat de cette cuvée rappelle la pêche blanche et la chair de noix de coco râpée, puis la mie de pain, les pommes brunes et la pâte d’amandes à l’aération. Corsé et fin en bouche, c’est là un vin de repas parfumé qui révèle des flaveurs un peu mielleuses tendant parfois vers la praline. 
La tension finale lui confère de l’élégance, et il termine sa course de façon imposante, sans rien déséquilibrer. 
Un grand vin effervescent de repas du dimanche.

Champagne Bollinger – Special Cuvée Brut – 86 $
La vinosité de la maison est bien là au nez, mais elle est voilée par des arômes de fleurs fanées, de toasts blonds et la texture en bouche est plus tapissante que profonde. 
L’effervescence est fine, soutenue par la puissance vinique qui transporte des arômes de compotes de fruits (poires et pêches blanches), de pâtisseries beurrées et de pralines. 
C’est un excellent champagne pour les amateurs de vins corsés et finement parfumés, qui s’harmonisera confortablement avec un tartare de thon rouge épicé, par exemple. 

Champagne Drappier – Clarevalis – Extra-Brut – 61,50 $
La nouvelle génération est bien en place dans la famille Drappier. Une nouvelle cuvée le souligne, elle porte le nom latin de l’abbaye cistercienne de Clairvaux, voisine de la maison de champagne dont les caves ont d’ailleurs été construites par ses moines au 12ème siècle ! 
L’étiquette de la bouteille reprend une enluminure de la Grande Bible de Clairvaux et le vin me direz-vous ? 
Et bien, il est à la fois tendu dans les arômes et grenu dans la chair : anis, muguet et fraise pour les premiers, vinosité blonde qui accroche les papilles pour la seconde. Et toujours cette finale saline sans doute issue de l’océan qui couvrait la zone il y a des millions d’années ! 
À découvrir au service du fromage, avec par exemple, un Saint-Félicien étalé sur un croûton de pain de campagne grillé. Bon appétit.

Champagne Henriot – Souverain Brut – 58,25 $

D’abord axé sur des arômes de tarte au citron, puis éclatant d’amandes fraîches qu’on perçoit également en bouche dans une rondeur de frizzante, ce vin conserve sa vivacité jusqu’en finale de dégustation.Sa nervosité se conjugue aux notes de bergamote et de gingembre, et de façon plus classique, à des notes de pain blond grillé en finale. Un rendez-vous facile à table avec un feuilleté jambon fromage.

Deutz – Brut Classic – 62,75 $
Cette cuvée est d’une constance dans ses arômes et son comportement année après année. 
Et elle est là l’immense prouesse des chefs de cave champenois : offrir un style avec des assemblages de vendanges différentes. 
Quand j’ai le goût de fruits printaniers et de fraîcheur florale, un verre de ce champagne m’en offre la garantie, avec la discrète finale de pain au lait également attendue. Chapeau ! Le Chaource sur craquelins de blé et de sésame fut adéquat.

Champagne Bourdaire-Gallois – Brut – 48,25 $
Un pinot meunier beaucoup plus expressif en bouche qu’au nez comme toujours, quelle que soit la base annuelle, quoiqu’ici sur la 2016, l’expression de cannelle saupoudrée sur une tarte aux pommes, se montre assez nette. 
Ce champagne s’affiche en Brut, mais c’est en fait un Nature (moins de 2 gr de sucre), donc tension palpable avec un côté sable chaud en finale (me semble que ce meunier à les pieds dans la sable justement.) 
La  texture est veloutée, les bulles sont nouées, l’ensemble se montre davantage sur des accents fruités que toastés, tout est frais, croquant, et surtout salivant, c’est bien là l’essentiel. 
Un beau champagne construit pour une table de tapas, de cicchetti ou de petiscos,  selon le pays que vous préférez !

Champagne Pierre Gerbais – Grains de Celles – Brut – 51,75 $
Sec et léger en bouche avec des notes de verveine et de pommes, ce champagne ne manque pas non plus de fruité rouge qu’on décèle si on le laisse respirer dans le verre quelques minutes. Les pinots dominent (le blanc et le noir), s’imposent donc en finale de dégustation avec un côté plus auxerrois, les voisins très proches du sud. 
Bref, vous voulez connaître la diversité champenoise, encore trop méconnue : goûtez ce Grain de Celles du sud champenois (le village d’où il est issu), il vous en mettra dans la vie, du sel !

Champagne Fleury – Blanc de Noirs – Brut – 56,50 $

Nez discret, très légèrement malté. L’attaque en bouche se veut ferme et vinique, son fruité rappelant les prunes et les pommes très mûres. La persistance tient davantage aux arômes (biscuit spéculoos) qu’à la texture, moyennement accrocheuse. 
L’effervescence a quant à elle un beau volume, aérien et rafraîchissant. Un champagne plus fruité que minéral qu’on pourra essayer sur une entrée chaude de feuilleté de ris de veau.

Champagne Pascal Doquet – Horizon Brut – 59,75 $ / Magnum à 125,25 $
Très subtilement torréfiée au nez, cette cuvée rappelle d’abord le café au lait pour ensuite se montrer plus classique à l’aération à travers des notes de talc et de céréales de petit déjeuner. 
Crémeux en bouche grâce à des bulles serrées et denses, ce vin bénéficie d’une fraîcheur qui enveloppe sa texture tout au long de la dégustation. Un champagne élégamment parfumé, à la fois sobre et imposant dans le comportement qu’une pizza aux 4 fromages – ben oui, restons simple – saura mettre en valeur !

Champagne Billecart-Salmon – Brut Réserve – 69,25 $
Un champagne qui a du corps, très expressif en bouche à travers des arômes qui pinotent (noyaux, canneberges, cerises) sans gommer la tension générale et les accents plus délicats d’amandes. C’est une cuvée gourmande grâce à son effervescence moelleuse, peu longue et soutenue en finale par un léger caractère épicé. Une belle vinosité pour passer à table avec des ris de veau en vol-au-vent.

Champagne Charles Heidsieck – Brut Réserve – 67,50 $
Délicatement parfumé (biscuit sablé, pêches chaudes, ananas grillé, toast blond) au premier nez, plus grillé, presque épicé à l’aération, il se montre plein, gras, pénétrant en bouche grâce à une effervescence crémeuse et longue. 
C’est un champagne expressif, vineux et charpenté, un champagne de gourmand qui peut s’apprécier facilement à table sur un plat où les champignons poêlés seront les bienvenus. 
Ce champagne est parmi les meilleurs « Brut sans année » des grandes maisons.

Champagne Coessens Largilier – Blanc de Noirs – 82,75 $
Le nez rappelle une salade de fruits jaunes avec une fine touche d’amertume (torréfaction). L’attaque en bouche est immédiatement axée sur le fruit, l’effervescence se distingue par des bulles gonflées, toutefois nouées, qui apportent de la fraîcheur en bouche. 
Un bon champagne d’apéritif, fruité et croquant, découvrir sur des toasts de fromage de chèvre.

Champagne Françoise Bedel – Dis "Vin Secret" – Brut – 74,25 $
e ne change rien au commentaire de mon livre : Nez fin, légèrement lacté (notes de chocolat au lait), plus axé sur les fruits jaunes confits à l’aération, qu’on retrouve en bouche dès l’attaque, au sein d’une effervescence foisonnante, plus crémeuse qu’autrefois. 
La petite pointe d’amertume en finale offre un caractère mordant, c’est un champagne de pinot meunier dominant abordable, charmeur et charnu, bien construit. 
Il est prêt le poulet rôti au four ?

Champagne Ruinart – Brut – 85 $
Délicat par des notes de viennoiseries au nez (plus présentes qu’autrefois) qui couvrent celles d’agrumes, ce champagne s’exprime avantageusement en bouche grâce à une effervescence enveloppante qui transporte des arômes de tarte amandine aux poires. 
C’est un champagne au bouquet charmeur, élégant en bouche, permettant une polyvalence dans les harmonies culinaires délicates, depuis l’apéritif jusqu’au dessert, selon les goûts.

Champagne Jacquesson – Cuvée 742 – Brut – 77,75 $
La vinosité blonde est la signature Jacquesson et l’avoir conservée sur le millésime 2014, sauvée par un mois de septembre sec et étouffant (j’y étais), est remarquable. Un peu de noisette et une note qui rappelle certains xérès au premier nez désorienteront le dégustateur qui, dès la première gorgée tombera pourtant sous le charme d’une crème de bulles vives et persistantes qui accompagnent des saveurs de fruits jaunes confits. 
Cette cuvée 742  délicatement née, nous surprendra, j’en suis sûr, dans 10 ans ! Avis aux amateurs.

Champagne Louis Roederer – Brut Premier – 74,75 $
Briochée, florale, un tantinet vineuse, cette cuvée est très représentative du style de la maison, où s’entremêlent les flaveurs de fruits secs, de crêpes vanillées et de thé. Tension discrète à l’attaque, onctuosité séduisante en bouche, l’opulence et la distinction s’emparent des papilles. Un champagne qui peut facilement soutenir le foie gras poêlé d’une entrée recherchée.

Champagne Tarlant – Zéro – Brut Nature – 53,25 $
Un champagne aux accents marins, un brin austère et anisé qui séduit après quelques minutes dans le verre à travers des flaveurs d’agrumes, puis de pâtisseries beurrées. L’effervescence apporte une matière veloutée qui canalise l’acidité en bouche. 
Une cuvée d’apéritif qui peut aussi passer à table avec quelques charcuteries en entrée, voire un pâté en croûte.

Champagne Benoît Marguet – Shaman 17 – Extra-Brut – Bio – 82 $ (IP auprès de l’Agence Bacchus 76)
Énergie et puissance sont en quelque sorte ce qu’on retient de cette cuvée d’Ambonnay où domine un pinot noir (70%) avec des accents d’agrumes très mûrs, voire confits. La jeunesse parle à travers quelques notes florales qui s’activent selon les agitations du verre, c’est un champagne qui bouge, qui étonne par son endurance et par ses arômes aucunement "autolysés". 
On est loin des stéréotypes de l’appellation et personnellement, je vais patienter pour découvrir le comportement de ce millésime dans quelques années… 
Bref, je vais devoir acheter quelques bouteilles.

Champagne Clandestin – Extra-Brut 2017 – 77 $ en SAQ ( le 2016 est en IP auprès de l’Agence Rézin)
Vinosité et pureté en bouche se donnent la main avec des accents bourguignons marqués (noyaux, cerises). Ces caractéristiques semblent devenir la signature du sud de la Champagne chez quelques jeunes vignerons qui bousculent efficacement les façons de guider la vigne, puis d’élaborer des bulles de parcelles. 
Benoît Doussot signe ici une cuvée éclatante de présence. Et d’avenir sûrement…

LES AUTRES BULLES

EN ESPAGNE :

Raventos I Blanc – L’heureu 2017  – Conca del Riu – Bio – 26,65 $
Parmi les classiques au Québec (alors qu’il est assez rare ailleurs dans le monde), ce mousseux catalan est un must à déguster si vous êtes amateur de bulles. Délicat dans le comportement de son effervescence, plus axé sur les agrumes côté arômes que vers ceux d’évolution briochée, il est idéal avec des huîtres (bientôt Noël !). Quant aux autres cuvées de la même maison, si vous tombez dessus en SAQ, vous achetez les yeux fermés.

Cava Parès Balta –  Bianca Cusine 2012 – Bio – Parès Balta – 36,25 $ :

Qui ne connaît pas le cava d’entrée de gamme de Parès Balta Brut à 16 $ sur notre marché ? Voici le grand frère, plus solide, plus affirmé, plus cher aussi, mais il vaut tellement le coup ! (et le coût !) 
Aussi tendu, davantage dense, donc plus long en bouche et plus orienté vers des accents pâtissiers que ceux de pommes, avec une touche de miel et une petite pointe anisée en finale de dégustation qui nous indiquent son beau potentiel de garde (avis à ceux qui ont un cellier / 2025). 
La bûche de Noël au chocolat blanc ou avec meringue a trouvé ses bulles !

Alta Alella – Mirgin – Brut Nature Bio – Reserva 2017 – 21,80 :
Élaboré sur la plus petite appellation d’Espagne, ce cava d’entrée de gamme de la maison Alta Alella est élaboré par l’une des plus sérieuses familles viticoles locales, attentive à l’environnement, aux cépages typiquement catalans et à leur pérennité. 
La salinité constante de ces bulles n’alterne en rien le fruité blanc dominant. L’effervescence est crémeuse, donc séduisante. 
Entre plénitude et tension, on se dit que les autres cuvées de la maison doivent être magnifiques (dégustez-les si vous les trouvez en succursales, car la SAQ a bien fait son travail). 
Testez celles-ci avec une omelette au fromage de chèvre et poivrons jaunes, vous m’en direz des nouvelles !

Agusti Torello Mata – Reserva Brut Nature 2016 Bio – 22,45 $
À moins de 23 $ dans le réseau, on est dans le Top 50 des mousseux issus de seconde fermentation, tous pays confondus. 
Ce mousseux catalan offre un crescendo aromatique que j’aime appeler "scolaire", tellement il est net, précis et enjôleur (pommes, épices, croissant,), idéal pour comprendre la DO Cava qui sort enfin de sa crise identitaire. 
Bref, revenons-en au plaisir pur, la fraîcheur rappelle ici celle de la mer non loin du domaine… 
Alors, une paella aux fruits de mer, ça vous dit ?
 
EN FRANCE :

Crémant de Limoux – Antech – Expression 2018 – 19,80 $
Dégusté à l’aveugle, je me suis dit, ça doit valoir 25 $… Que dire d’autre ? La vivacité des pommes, côté aromatique, est présente. Les bulles sont des perles qui créent la sensation crémeuse attendue en bouche. Il y a aussi un soupçon de parfums de baklavas… L’équilibre entre l’attaque qui claque et la finale qui titille les papilles est parfaite. Ça bouge à Limoux.
Apportez les chips et savourez !

Crémant de Limoux – Monsieur S – Brut Nature 2017 – 26,55 $
Tout juste de retour au Québec pour les fêtes, cette cuvée élaborée par Étienne Fort confirme le talent de la nouvelle génération qui impose son style : droit, solide, vif, un peu mordant parce que jeune et non dosé, donc avec un certain potentiel de garde. 
Blanc et jaune côté couleurs des fruits perçus, on pense immédiatement à des huîtres de Bouzigues pour apprécier cette cuvée; on se contentera des nôtres, celles de Caraquet ou de Malpèque sont aussi délicieuses.

Crémant du Jura – Jacques Tissot – 27,55 $
J’ai pensé à un sablé Breton aux écorces d’oranges au premier nez, puis dès l’attaque en bouche, les oranges se sont transformées en citrons ! Ne le buvez pas trop froid, laissez-le s’ouvrir, laissez les notes de biscuits beurrés parler, elles sont nettes et en belle osmose avec l’effervescence crémeuse. Beau Crémant du Jura donc qui peut facilement convenir avec une quiche aux lardons et au fromage Comté. Forcément ! Au fait, il est 5$ de moins qu’à la LCBO en Ontario !

Crémant de Bourgogne – Vitteaut-Alberti – Blanc de Blancs Brut – 24,50 $
Il y a des classiques dans toutes les appellations; en voici un qui ne déçoit jamais. Expressif, crémeux et vif, ce vin effervescent représente parfaitement la Bourgogne blonde à travers des arômes de brioches aux zestes de citrons. 
Si votre budget ne permet pas l’achat d’un champagne, orientez-vous vers ces bulles et savourez; en fermant les yeux, vous pourrez presque sentir la craie du voisin marnais… Et en parlant de brioche, grillez-en vous une tartine pour la couronner d’un morceau de foie gras, la mariage sera adéquat !

Vouvray – Catherine et Pierre Breton – Epaulée Jeté – 31,25 $

Ce n’est pas le mousseux le plus accessible côté portefeuille en SAQ, mais c’est l’un des plus aboutis. Et si vous aimez la minéralité qui rappelle celle de la pierre à fusil, elle est présente derrière les plus classiques notes d’agrumes. Pour l’aspect boulanger, laissez le vin s’aérer un quart d’heure dans le verre et la baguette fraîche se diffusera. 
Pendant ces quinze minutes de patience, vous aurez ingurgité de délicieuses gorgées de perles viniques qu’une terrine de poisson à l’estragon aura pu accompagner… Un excellent chenin ligérien. 

Vouvray – Sébastien Brunet – Brut 2018 – Bio – 24,05 $
Ça claque, c’est nerveux, c’est tendu, ça rappelle la levure de boulanger au premier nez pour rapidement s’orienter vers la tarte à la lime qu’on décèle davantage une fois le vin en bouche. 
L’essentiel est atteint, c’est le genre de vin qui fait aimer le chenin. Et pour continuer avec les rimes faciles, découvrez ce vouvray avec un morceau de Tomme de Grosse-Île !

Crémant du Jura – Domaine Grand – Prestige – 27,75 $ 
Dégusté une première fois au printemps, ce crémant m’avait subjugué ! Et comme sa qualité se confirme cet automne, je vous le propose pour cet hiver !Je réitère donc mes propos : Blond comme les noisettes, blond comme une baguette fraîche et croustillante, blond comme une pomme jaune, blond comme le beurre breton (forcément) et blond comme les céréales du matin ! Foncez, foncez dans votre succursale, le Jura vous y attend, puis passez par votre fromagerie pour découvrir ce crémant avec un morceau de Louis d’Or.

Cerdon – Méthode Ancestrale – Renardat-Fâche – 25 $
C’est le seul Bugey-Cerdon en SAQ, c’est le seul vin rouge français effervescent en SAQ et comme il semble y en avoir en stock, vous avez l’occasion de goûter du gamay sucré qui pétille, qui est excellent, qui sent bon le raisin frais et la rose, et qui, j’en suis sûr, plaira à vos invités s’ils ont l’esprit ouvert. 
D’ailleurs, le plateau de charcuteries variées qui leur sera tendu avec ce rougeoyant pétillant, facilitera également la découverte ! 

EN ITALIE :

Franciacorta – Bellavista – Alma Gran Cuvée Brut – 39,50 $
Si vous ne connaissez pas encore le Franciacorta, cette cuvée de la maison Bellavista est une excellente occasion de vous initier à cette appellation Lombarde qui, selon moi, offre parmi les meilleures bulles issues de seconde fermentation dans le monde, hors Champagne. 
Agrumes et pâtisseries légèrement beurrées parcourent la bouche côté parfums, quelques amers nécessaires accompagnent l’effervescence et apportent un peu de matière, on déguste un excellent mousseux dans cette catégorie tarifaire. 
On passe à table ? Ce sera boudin blanc grillé, frites et salade verte pour moi ! 

Ca’di Rajo – Lemoss – Frizzante – 16,90 $
Attention, ce n’est pas un prosecco, même si c’est un 100% glera et que la même marque en édifie des excellents. Ça vient juste d’arriver en SAQ, c’est vif, perlant, fondant, citronné avec cette petite touche d’amertume de peau d’amande propre à ce cépage. Bref, c’est simple, c’est accessible et avec des chips de votre marque préférée, vous serez comblé !

Silvano Follador – Prosecco Superiore – Metodo Classico Extra-Brut 2018 – 32.75 $
Les détracteurs de prosecco seraient confondus ! C’est la réflexion que j’ai eue à la dégustation de cette magnifique cuvée qui prouve que dans l’océan de l’appellation vénitienne, il y a des pépites ! 
C’en est une, commandez-la seulement en ligne, et même s’il n’y en a plus beaucoup, je me devais de vous guider vers ces bulles. C’est tout.

Venturini Baldini – Graniers Brut – Colli di Scandiano e di Canossa – Bio – 21,55 $
Des bulles d’Émilie-Romagne et l’occasion de déguster le cépage malvoisie à travers des bulles fines et nouées qui ne manquent pas de caractère. 
C’est léger, aérien et zesté, c’est simple et équilibré, et les quelques crevettes trempées dans une sauce tomatée qui pourront l’accompagner, feront de votre apéritif entre amis, un moment tout désigné !

Bisol – Talento Brut 2005 – Non Dosé – 35,25 $ 
Cette appellation d’élaboration et non de lieu est controversée en Italie, car on y retrouve le pire comme le meilleur. Bisol heureusement est dans le lot de ce dernier. 
Si vous connaissez la pâtisserie Paris-Brest, et bien voici sa version en bulles ! Imaginez la gourmandise en bouche ! 
C’est un pinot noir effervescent qui pourrait séduire bien des champenois de Bouzy, d’Aÿ ou d’Ambonnay, si vous voyez ce que je veux dire… 
À acheter les yeux fermés.

CHEZ NOUS ET AILLEURS DANS LE MONDE :

Domaine Bergeville – L’intégrale – Extra-Brut – Québec – Canada – 33 $ (Au domaine)
Oser un dosage minimal dans l’élaboration d’un mousseux au Québec, c’est prendre le risque d’obtenir un vin agressif et squelettique. Certes acéré, ce vin ne manque pourtant pas de rondeur, voire d’onctuosité grâce à des bulles menues et nouées qui apportent justement l’effet crémeux attendu et surtout, elles donnent la main à des arômes de pommes, voire de pâte brisée, sans doute acquises grâce au temps sur lattes. 
Bref, c’est une réussite, on applaudit et on partage cette Intégrale avec un fromage voisin comme le Chemin Hatley de La Station.

Léon Courville – Muse 2018 – Brut – 36 $ (Au domaine)
Espérons qu’il en reste si vous passez au domaine, le seul moyen de découvrir ce mousseux soigné, riche et même pâtissier ! Car en effet, des accents de tarte amandine se laisse saisir et ce qui m’a surtout séduit, c’est l’équilibre atteint entre l’attaque et la finale en bouche, durant la dégustation : ça claque au départ, ça amortit sur les papilles et ça réveille une fois dégluti. 
Inspirante et vivifiante Muse qui saura accompagner une salade d’avocats et de crevettes avec quelques suprêmes de pamplemousses roses.

Roederer Estate – L’Ermitage 2013 – États-Unis d’Amérique – 73,50 $
Je le répète depuis des années en ce qui concerne cette cuvée d’exception : elle est moins dispendieuse au Québec qu’au domaine. Alors oui, c’est le prix d’un bon champagne, mais oui, je confirme qu’elle est également meilleure que certains d’entre eux ! 
Ne cherchez pas de minéralité saline ici, on est sur la gourmandise pâtissière et fruitée, la plénitude et la vinosité blonde. 
Un Koulibiac serait parfait avec ce vin et pour les dents sucrées, une pâtisserie où le moka apparaît, serait parfait. 
Dans tous les cas, vous avez ici la bouteille cadeau par excellence !

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