3 août 2017 par Monsieur Bulles
H2B Gin de Bretagne C'est en passant mes vacances estivales au pays de mes origines qu'un ami épicier m'a fait découvrir ce produit : un gin à base des baies de genièvre habituelles, additionnées dans l'élaboration d'algues locales, de fenouil marin (criste) et d'autres ingrédients gardés forcément secrets. En cette période où les eaux-de-vie blanches sont à la mode, cette dernière qui nous vient du Morbihan devrait faire du chemin chez les amateurs, même si les quantités sont modestes. J'ai réellement apprécié sa pureté, voici mon commentaire de dégustation :
À titre indicatif d'abord, l'illustration de ce gin Premium Naturellement marin, représente l'un des fanions de l'alphabet maritime.

Nez de zeste de lime, puis d'iode marine. Attaque céréalière en bouche qui rappelle certains sakés par la finesse de la chair, la puissance en plus (40%). Subtilement poivré, l'ensemble des saveurs est net.

Un gin de facture classique qui joue davantage sur la vivacité et la pureté que la complexité aromatique avec une fraîche longueur en finale. 

Facile avec un tonic, impeccable en cocktail et original avec des huîtres. 
Contre-étiquette Gin H2B
Non disponible au Canada... Jusqu'à aujourd'hui.
15 juin 2017 par Monsieur Bulles
Permis d'alcool On cogne souvent sur la SAQ au Québec lorsqu'un souci administratif surgit ou ralentit le travail en restauration ou en préparation d'évènements bachiques. Or, ce n'est pas la SAQ qui est à l'origine de ces désagréments, mais la RACJQ (Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec), organe ministériel qui pousse à la caricature les mouvements ubuesques de la bureaucratie publique... Bref, qui rend fou ! Depuis cette semaine, il semble que la folie puisse se soigner.
Martin Coiteux, ministre des Affaires municipales et de la Sécurité publique, et le député André Drolet ont annoncé ce mercredi 15 juin 2017 l'allègement du fardeau administratif des titulaires de permis d'alcool.
Seuls les intéressés et les professionnels de la restauration au Québec pourront comprendre cette réjouissante annonce :  un seul permis par établissement ou par catégorie sera désormais la règle !
Logique, pensez-vous ? 
Tout à fait.
Pourtant, depuis des lustres, le règlement en la matière impose autant de permis d'alcool qu'un restaurateur a de lieux de service ou de terrasses dans son établissement.

Une incohérence qui amuse seulement les contrôleurs de permis dans leurs inspections hebdomadaires puisque le but ou du moins, l'intérêt, est seulement lucratif : une pluie d'amendes peut s'abattre sur le restaurateur pour un timbre fiscal décollé ou absent d'une bouteille, un flacon répertorié sur une facture, mais égaré ou exposé sur la mauvaise clayette, un niveau de contenu de bouteille qui ne correspond pas ou peu aux ventes présentées, etc, etc...   
En somme, des distractions courantes de restaurateurs souvent uniquement dues à la gestion et à la crainte de l'imbroglio administratif.

"On devrait passer de 22 000 permis à environ 14 000 à l'échelle de la province" selon André Drolet. "Autour de 50 % des 11 740 titulaires de permis de restaurants et de bars sont désormais concernés par ce changement important. Et le coût des permis passera de 617 $ à 563 $".

Mais surtout, surtout : de "simples" amendes remplaceront les suspensions ou les révocations de permis qui pouvaient conduire un établissement à la faillite ou à la mise en chômage de ses employés : une réalité économique qui semble avoir gagnée les hautes sphères cérébrales de nos dirigeants.

Par ailleurs, les réjouissances attendront puisque ces modifications doivent être soumises à l'approbation du gouvernement Couillard dans 6 semaines.

Espérons que ce dernier soit aussi cohérent, aussi logique que son député libéral qui reconnaissait, par exemple, que l'absence de timbre sur une bouteille puisse être issue d'une inattention plutôt que d'une malhonnêteté... 

Une amende corrige, prévient et freine les erreurs tandis qu'une convocation devant la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec (RACJQ) pouvait sérieusement hypothéquer le travail d'un restaurateur et de son équipe.

Le ministre Coiteux a même parlé d'oxygénation de l'industrie dans cette annonce.

Souhaitons donc que ce souffle se transforme en vent de réforme de la RACJQ, tel qu'annoncé par André Drolet.

RACJQ
9 juin 2017 par Monsieur Bulles
Quinta da Raza "C'est vif et frais, mais il n'y a jamais de structure endurante" est le genre de critique qu'on entend le plus souvent à propos du Vinho Verde par les amateurs peu éclairés... Pourtant, cette appellation du nord du Portugal qui élabore, certes, le plus gros volume de vin blanc du pays, présente des vins plus structurés qu'on ne le croit. Anselmo Mendès est depuis longtemps la référence régionale et derrière lui, se détache une génération qui confirme que Vinho Verde rime aussi avec profondeur. La Quinta da Raza le démontre brillamment.



Disponible en Importation Privée auprès de l'agence Divine Sélection à 27 $, ce vino verde ne présente pas l'habituel cépage alvarinho avec du loureiro, mais avec de l'avesso, l'un des multiples cépages autorisés sur l'appellation.

À la fois sur des arômes de poires et de pêches, ce vin présente une texture particulièrement ronde, voire grasse, aux antipodes des traditionnels vinho verde vifs, légers et courts. 

Son enveloppe finement citronnée le prédispose à une garde avantageuse, toutefois, dégustez-le dès aujourd'hui avec un poisson cuit en papillote ou essayez-le avec un fromage riche et puissant, il prouvera sa solide structure et ses parfums expressifs.Contre-étiquette Raza
IP auprès de Divine Sélection
30 mai 2017 par Monsieur Bulles
Farsley2 Il a la taille d'une pochette d'allumettes, mais ce ne sont pas des allumettes... Le petit carnet détachable Farsley qu'on glisse dans une poche de pantalon vous offre une nouvelle façon de consommer chez les commerçants affiliés : des artisans montréalais, depuis le boucher jusqu'au chocolatier, en passant par le brasseur ou le glacier s'exposent dans la pochette d'une valeur de 40 $. Mais on l'achète 25 $ et un article est gratuit chez l'artisan participant. En vous procurant l'un des 500 carnets mis en circulation au coût de 25$, vous pourrez échanger et profiter de chaque ticket pour vivre une expérience locale. Allez, cliquez ici bas et encouragez nos artisans !

Farsley1
26 mai 2017 par Monsieur Bulles
Rocim Alicante Bouschet Le cépage alicante bouschet existe depuis 150 ans. Il est rare et pourtant, au Portugal, il est de plus en plus employé dans les assemblages. Administré par Catarina Vieira et Pedro Ribeiro, le domaine Herdade do Rocim exploite 10 hectares d'oliviers et 180 hectares de vignes près de Vidigueira dans l'Alentejo. Parmi les vins élaborés, leur Alicante Bouschet, issu d'une douzaine d'hectares, est parmi les plus originaux de la région.




Commentaire de l'Alicante Bouschet 2015 - Vinho Régional Alentejano :


La texture est fine, souple, presque légère, on est déconcerté par autant d'élégance dans le comportement, dès l'attaque en bouche, car très souvent avec les vins rouges de cette région, la puissance et la matière l'emportent sur la clarté et le fruité. Ce dernier est ici net et pur. 

On est d'abord accroché par des accents floraux qui rappellent la pivoine pour se laisser séduire par ceux de poivres et même de silex en finale, ce qui apporte une fraîcheur rarement perçue dans les vins rouges de cette latitude.

Cet Alicante Bouschet est à la fois original et incontournable de ce qui se fait de mieux actuellement au Portugal.
32,30 $ en IP au Québec auprès de l'agence Alivin
17 mai 2017 par Monsieur Bulles
Château Peyros 2012 Domaine repris avec succès par la famille Lesgourgues en 1999, également propriétaire du Château de Laubade (armagnac), du Château Haut-Selves et du château de Bonnat à Bordeaux, il offre toujours des vins accessibles au porte-feuille et... au cellier ! Peyros est un incontournable quand on décide de se lancer dans la grande aventure de la garde des vins chez soi, à peu de frais.




Un Madiran axé sur le fruit plutôt que sur les tanins, certes présents, mais qui ne s'imposent pas en bouche. 
Les saveurs sont celles de baies rouges et noires, le boisé est d'une discrétion élégante et la fine acidité qui les entoure suggère une garde confortable.

Bref, ce petit vin par le prix fait partie de ces flacons agréables à boire dès aujourd'hui, et qu'on pourra acheter à la caisse pour en glisser quelques-uns jusqu'au moins 2020.

19,85 $ en SAQ / Code : 00488742
28 avril 2017 par Monsieur Bulles
La Maletonne - Médoc La cabernet sauvignon partageait sa place avec le merlot sur les précédents millésimes de ce modeste domaine de 3 hectares, situé dans le nord du Médoc. La Maletonne la joue discrète pour mieux séduire les amateurs qui, rapidement, lui sont fidèles sur tous les millésimes. Et sur ce 2014, le merlot règne exceptionnellement seul et nous offre sa coutumière rondeur.




Et parce que la transparence est désormais de rigueur, le Château La Maletonne ne cache pas l'utilisation de "stave", ces douelles de bois qu'on laisse dans les cuves durant les fermentations.
Leur emploi est ici particulièrement bien dosé, le boisé ne gomme pas le fruité rouge assez mûr, les tanins sont encore grenus, ils habillent une texture déjà veloutée dont l'enveloppe finement acidulée laisse présager une garde avantageuse jusque 2024. 

Un médoc classique donc ? Finalement non, puisque le merlot lui donne du grain et du volume très séduisants.
Avis aux patients qui ont un cellier, car à ce tarif, La Maletonne mérite qu'on l'achète à la caisse.
Contre-étiquette
21 $ au Québec - IP auprès de l'agence Vin Conseil
25 avril 2017 par Monsieur Bulles
Rhum épicé du Québec Morbleu Morbleu est le nom donné à cet assemblage d'eaux-de-vie de jus de canne à sucre de la Barbade et de Trinidad. Dégustée avec des rhums de différentes origines, cette cuvée fabriquée au Québec par l'entreprise Mariana m'a décontenancé, car elle n'a absolument rien à voir avec un rhum, même épicé. Toutefois, elle est particulièrement réussie et délicieuse à boire. D'où le problème soulevé de la nature d'un produit, de son identité déposée et de son marketing...

Cet alcool affiche une identité de rhum parce qu'il s'agit d'assemblage de rhums blancs et pailles aromatisés d'épices. Les rhums épicés sont de plus en plus fréquents sur le marché. 
Généralement ambrés, ils ont tous la particularité de s'orienter, au niveau aromatique, vers une caramélisation poivrée, parfois piquante, parfois torréfiée, souvent sucrée.

Ce qui surprend avec le Morbleu, c'est le fait qu'il exhale essentiellement des notes de fenouil, de chlorophylle, de camphre et de romarin. 
On est persuadé d'être en présence d'une aquavit scandinave, d'une liqueur de plantes Suisses, de Bénédictine ou de Chartreuse, lorsque dégusté à l'aveugle. Et le comportement en bouche le confirme, tellement l'aspect herbacé occulte la sensation de jus de canne qui signe les rhums traditionnels.

Bref, c'est une excellente eau-de-vie de canne à sucre aromatisée, mais dans la cour des rhums, même épicés, elle va dérouter plus d'un consommateurs. 
Seule l'attaque citronnée et la pureté dans le comportement en bouche peuvent rappeler quelques rhums blancs iodés. La finale s'étire longuement et laisse le souvenir d'un bel équilibre des "épices" sélectionnées, mais les saveurs du pur jus de canne sont occultées tout au long de la dégustation.

Et c'est peut-être là que je dois soulever un point davantage commercial : autant l'amateur de rhum ou de rhum épicé pourra savourer un verre de Morbleu, tout en étant surpris par sa nature; autant un consommateur qui n'aime ni le rhum, ni le rhum épicé, mais qui pourrait apprécier les alcools d'herbes, de fleurs et de plantes, ne se dirigera pas vers une bouteille de Morbleu, parce qu'elle affiche le terme Rhum. 

Ce consommateur perdant ainsi l'occasion de déguster un produit de belle qualité, fait au Québec, parfumé et délicat à souhait.
35 $ en SAQ - 40,3 % - Distillerie Mariana
18 avril 2017 par Monsieur Bulles
Rasteau Beaurenard Une petite cinquantaine de vins a été dégustée dernièrement par la presse spécialisée (à l'aveugle en ce qui me concerne) au cours d'un banc d'essai organisé par l'AQAVBS à l'École des métiers de la restauration et du tourisme (CSDM), à Montréal. Leur particularité ? Tous étaient issus de l'agriculture Bio ou affiliés à une certification dite Éco-responsable. J'avais décidé de ne sélectionner que 2 vins (un blanc et un rouge) dont la qualité gustative répondrait aussi à un tarif acceptable. Verdict ?






Rasteau - Château de Beaurenard 2014 - Paul Coulon et Fils - 24,45 $ 

Agence : Sélections Oeno

Poivré au nez (quoique de petits fruits rouges se laissent capter après 5 minutes dans le verre), puis tout aussi poivré en bouche, dans un comportement à la fois gras et soyeux, c'est à dire qui n'assèche pas les papilles, ce vin présente ce qu'on appelle une agréable mâche où s'entremêlent épices et fruits sans que la puissance, pourtant présente, ne les occulte au cours de la dégustation. 
Le Barbecue est prêt ? 
Saisissez votre viande rouge préférée et si vous êtes plutôt poisson, une darne de thon avec un assaisonnement cajun devrait pas mal vous séduire...

Chablis - Domaine Laroche - Saint-Martin 2015 - 24,55 $
Agence : Advini 

Juste assez d'acidité dans l'enveloppe pour donner du mordant à ce Chablis plus souple que gras certes, car il est encore jeune, avec toutefois une chair assez longue en bouche qui transporte de jolis arômes d'agrumes et quelques notes beurrées. 
En somme, idéal pour une entrée de crustacés ou quelques morceaux de homard puisque la saison s'ouvre bientôt...
Patient ? Vous pouvez l'attendre jusque 2022.Chablis Laroche
11 avril 2017 par Monsieur Bulles
Quelques produits Sortilège Les produits issus de l'eau d'érable comme le sucre, le sirop, la tire et le beurre sont incontournables de la culture du Québec. Pourtant, la conserve de sirop d'érable de 591 ml, la fameuse « can » qu'on retrouve dans tous les frigos de la province n'a pas soixante dix ans. En effet, comme les produits alcoolisés à base d'érable, elle a fait son apparition dans les supermarchés au début des années 1950. Si les écrits sur la colonisation mentionnent très tôt les boissons à l'érable, elles sont, dans les faits, des spiritueux et du vin dans lesquels on a ajouté du sucre d'érable. L'eau d'érable destinée à une fermentation alcoolique en vue de créer un alcool à part entière remonte à l'après guerre. L'industrie est donc jeune et comme toujours au Québec, elle est liée à la commercialisation et aux autorisations d'élaborer et de vendre des alcools.
Même le roi Louis XIV a connu les saveurs de l'érable grâce à des dragées qu'Agathe de Repentigny, une femme d'affaires de Montréal, lui fît envoyer. En 1701, elle exportait déjà  30 000 livres de sucre d'érable en métropole. Bien des étapes dans la transformation de la sève seront nécessaires pour améliorer le sucre qui en est issu, toutefois, c'est peut-être en 1889 qu'une invention déterminante permet la popularisation du sirop : L'évaporateur, un instrument des frères Small, qui provoque l'abandon du chaudron de fer et qui permet l'augmentation de la quantité et de la qualité de la production. 

Aujourd'hui, en 2017, les produits d'érable du Québec sont exportés dans plus  de 50 pays et la province assure 72 % de la  production mondiale. Depuis le cidre jusqu'à la vodka en passant par les crèmes et les liqueurs, le marché québécois des boissons acéricoles s'enrichit d'année en année. Dans les faits, les produits sont devenus bons parce qu'on maîtrise désormais les façons de transformer l'eau d'érable en vue de l'intégrer à un alcool. Toutefois, on peut encore légitimement se plaindre de l'abus des saveurs d'érable dans de nombreux produits manqués : sous le prétexte d'un arôme emblématique régional, certaines entreprises associent maladroitement, voire fâcheusement, l'érable à n'importe quel autre aliment. 
Le sotolon est à la mode, certes. Mais n'en abusons pas.   

Une trentaine de produits d'érable sont disponibles en SAQ. On peut également en trouver,  sur place, chez quelques producteurs de vins et d'alcools de la province. 
J'ai sélectionné ici les plus intéressants et les plus disponibles.   

Acer, propriété de la famille Robert-Decaigny à Auclair, propose une gamme complète de produits alcoolisés depuis 20 ans, dont le Charles-Aimé Robert, une eau d'érable fermentée et mutée, vieillie en fût, aux accents de Xérès particuliers. Sans doute le produit le plus original en la matière de la province.   

Kamouraska et Sortilège, les deux marques sont aujourd'hui administrées par l'entreprise  Mondia Alliance qui offre la gamme la plus riche du secteur. Michel Marcil, le distillateur, soigne toutes ses créations dont le Sortilège Prestige, un whisky de 7 ans aromatisé au sirop d'érable qui est, sans aucun doute, la meilleure eau-de-vie acéricole de la province. La Vodka Kamouraska aromatisée à l'érable, plus faible en alcool (30 degrés) est à essayer. Parmi les nouveautés, la liqueur de bleuets sauvages aromatisée au sirop d'érable joue agréablement la carte de l'équilibre fruit noir et caramel blond.   

Nabazo, jeune entreprise (2013) et marque appartenant à Maxime Guertin, elle offre aujourd'hui la meilleure vodka aromatisée à l'érable (avec un soupçon de romarin) de la province, car tout simplement fraîche, pure, fine et longue en bouche. Une qualité sans doute due à son taux d'alcool de 40 degrés, alors que les concurrents proposent des taux plus faibles.   

Domaine Pinnacle, la marque si reconnue pour ses cidres, offre aussi sa gamme Coureur des Bois, consacrée à l'érable dont la crème à l'alcool peu élevé (15 degrés), reste digeste, malgré une onctuosité imprégnante. Le whisky est également assez liquoreux.   

À Saint-Isidore, le Domaine Labranche est parmi les derniers nés qui se sont lancés dans la vinification de l'eau d'érable. Le pétillant d'érable que j'ai défendu sur le site MonsieurBulles.com reste, selon moi, un produit à découvrir (http://www.monsieurbulles.com/index.php?id=523). La Branche, le vin d'érable conjugue fraicheur et onctuosité ; quant au liquoreux d'érable, il est le plus abouti de la famille, car riche sans être lourd et parfumé sans être insistant : idéal avec un foie gras ou un fromage gras et puissant.  

Intermiel à Mirabel a fêté son quarantième anniversaire. Qui n'a pas goûté leurs miels et leurs hydromels au Québec ? Découvrez à présent La Gélinotte et le Geai bleu, deux boissons à l'eau-de-vie d'érable, la première tirant avantageusement sur la torréfaction, la seconde occultant le même caractère grillé pour laisser passer un fruité noir discret.  

Friand-Érable Lanaudière, Le couple Gadoury-Durand à Saint-Jean de Matha élabore depuis plus de 20 ans des boissons alcoolisées issues de leur érablière, exploitée depuis la fin du XIXème siècle ! Le Tonnelier et le P'tit réduit sont deux vins originaux à déguster sur place.   

Le Verger Bilodeau sur l'île d'Orléans offre une mistelle de pomme au sirop d'érable : l'onctuosité du sucre ne gomme pas l'acidité de la pomme. C'est une réussite.   

La Vinerie de Kildare à Oka offre un Grand Esprit, une liqueur au sirop d'érable qui exhale des parfums épicés que je conseille sur glace ou en cocktail.   

Et dans vos pérégrinations provinciales, vous trouverez quelques produits intéressants en ces lieux : L'Érablière Brunelle à Bromont, L'érablière Lefebvre et Fils à Trois-Rivières, les Vergers Lafrance à Saint-Joseph du Lac, Vignoble Rivière du Chêne à Saint-Eustache, Cidrerie La Pomme du St Laurent à Cap-Saint-Ignace, L'érable à son meilleur à Lac Drolet et la maison Rupicole à Bolton.
Domaine Labranche

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