21 août 2020 par Monsieur Bulles
le sommelier À la veille de concours de sommellerie dans le monde, dont celui du Québec qui aura lieu à la mi-septembre 2020, je m'aventure sur le délicat sujet du commentaire des vins dégustés à l'aveugle (on dit aussi à l'anonyme). Ayant été juge dans plusieurs compétitions officielles, j'ai noté un fait qui semble s'accentuer avec le temps : les candidats nomment une multitude exagérée, et parfois irrationnelle, d'arômes perçus, au cours de cette épreuve. Alors que l'étude de Charlotte Sinding* - qui a déjà 8 ans - soutient qu'un dégustateur profane ou professionnel ne pourrait percevoir et retenir que 4 odeurs, pourquoi un sommelier compétiteur joue la carte de la démesure ?
Oui, certains cépages ont des personnalités si abouties qu'ils dégagent un, deux, voire trois arômes évidents.
Mais pas 36 !
Dans tous les cas, pas autant au moment d'une dégustation de compétition qui dure entre 3 et 5 minutes.
Sur le papier, oui. Un ou des cépages assemblés, développent une multitude d'arômes, selon des stades d'évolution provoqués par le temps qui passe. 
Parce que c'est justement le temps (et l'oxygène) qui imprègne le vin et fait évoluer ses arômes.

"On décèle des notes de citron, d'agrumes variés, de pommes, de gâteau au fromage qu'on aurait aromatisé aux zestes, puis de miel à l'aération, d'hydromel qu'on aurait laissé trop longtemps sur la table. Il y a une touche beurrée aussi, un peu caramélisée qui rappelle les bonbons butter scotch. C'est un vin d'une belle minéralité. Qui me rappelle la mine de crayon, un peu la coquille d'huîtres... J'y perçois aussi un caractère humide qui rappelle le grenier de ma grand-mère..."

Voilà le genre de commentaire "court" de l'analyse olfactive, que j'ai déjà entendu dans une épreuve !
Imaginez ce qui a suivi lorsque le candidat à donné son avis, après avoir pris le vin en bouche !

Entre les paradoxes aromatiques de cette description et la personnalisation d'un arôme perçu, au demeurant touchant (le grenier de la grand-mère), il est clair que le candidat a ici, joué, d'une certaine habileté. 

Mais il a manqué de perspicacité. 
Ou il a pris les membres du jury pour des sots.

Pourquoi ?

Parce que pour mieux montrer son savoir, pour mieux se protéger aussi, le candidat énonce en fait, des arômes primaires, secondaires et tertiaires (comme on dit), et même des notes qui connotent un défaut.
Forcément, il y a bien un ou deux arômes mentionnés qui auront été effectivement présents dans le vin.
"Je vais étaler ma science, je vais y glisser un peu d'originalité, et le tour sera joué." se disent certains sommeliers compétiteurs face à un jury.

Et bien non.
Je suis désolé. 
Un verre de vin présenté dans un concours ne peut pas présenter autant d'arômes.

En règle générale, le jury a testé le vin juste avant l'épreuve (la même bouteille), il a noté les arômes évidents pour s'attendre à les lui voir présentés simplement, sans fioriture, sans poésie.

Cependant, les feuilles de correction du jury ne semblent pas proposer des retraits de point face à ce genre de commentaire de vin puisqu'au cours de trois compétitions sommelières auxquelles j'ai assisté en 2016, en tant que spectateur, tous les candidats ont adopté le même comportement avec, évidemment, des nuances dans les analyses, et tous, se sont vus féliciter et obtenir la majorité des points pour cette partie d'épreuve !

Pourquoi cela m'a t-il interpellé ?
Parce que nous avons pu, avec quelques collègues du milieu, déguster par la suite, les vins de l'épreuve...
Aucun n'aurait pu recevoir les commentaires pléthoriques entendus. 

Cela m'a fait penser aux contre-étiquettes qui pullulent, en suggérant une profusion de mets incongrus avec le vin que la bouteille contient. C'est grotesque.

Peut-être donc, qu'en matière de consommation comme en matière d'interprétation des alcools, la modération a effectivement meilleur goût...


"Perception des mélanges d'odeurs" par Charlotte Sinding - Thèse soutenue en 2012 (Docteur de l'Université de Bourgogne).
31 mai 2020 par Monsieur Bulles
mirabeau rosé Au jour le jour ou à la semaine, je tiens ce journal un peu spécial, d'une période particulière dans une époque qui va entrer dans l'histoire. Comme toutes les époques, certes. Sauf que la porte d'entrée de celle-ci est unique. La planète a connu des pandémies. Toutes rapportées avec des chiffres sans doute erronés. La pandémie actuelle est une pandémie 2.0. Vécue à la minute sur tous les écrans. Impressionnante, terrifiante et fascinante. Plus seulement commentée par les savants. Commentée par l'humanité entière. Commentée par un humain confiné dans son bureau. Con fini peut-être... Simplement pour vivre. Pour continuer de vivre.
Semaine du 25 mai 2020 

La pandémie use, les médias tournent en rond, 
Donnent la parole aux cons, lucrative option. 
Le sport a ses grosses têtes, aujourd'hui c'est Laraque. 
Écoutons ces vedettes, on aime les têtes à claques. 

Minneapolis s'embrase, une capsule s'envole, 
Deux univers pour un seul pays sans boussole. 
Brasilia, Pékin, Moscou, Washington, même combat. 
L'horizon est invisible pour le peuple d'en bas. 

Dabadie Bedos sonne comme la cadence d'une chanson, 
Celle d'une autre époque, aujourd'hui celle des oraisons... 
Déjà vieux à 30 ans, Piccoli les précède. 
En ce moment quelque part, la mort est moins laide. 

Dix piastres la livre pour le homard cette semaine, 
Même en temps de PCU, ça sent la rengaine ! 
Ne reste plus qu'à trouver le rosé qu'il faut, 
De Provence évidemment, c'est le Mirabeau !
Mirabeau Rosé Classique 2019 / Côtes de Provence / Code SAQ 13206121 / 20,00 $
22 mai 2020 par Monsieur Bulles
larose-trintaudon 2016 Au jour le jour ou à la semaine, je tiens ce journal un peu spécial, d'une période particulière dans une époque qui va entrer dans l'histoire. Comme toutes les époques, certes. Sauf que la porte d'entrée de celle-ci est unique. La planète a connu des pandémies. Toutes rapportées avec des chiffres sans doute erronés. La pandémie actuelle est une pandémie 2.0. Vécue à la minute sur tous les écrans. Impressionnante, terrifiante et fascinante. Plus seulement commentée par les savants. Commentée par l'humanité entière. Commentée par un humain confiné dans son bureau. Con fini peut-être... Simplement pour vivre. Pour continuer de vivre.
 Semaine du 11 mai 2020 / semaine du 18 mai 2020  

J'aimais bien le silence, les rues désertes sans voiture, 
Marcher seul sans penser à la mésaventure. 
On déconfine, les voitures grondent, les masques tombent, 
On s'abandonne, la mesure tombe, masque pour tout le monde. 

Esclave des écrans, on parade comme des clowns, 
On se réveille en Face Time, on travaille en Zoom, 
On s'endort en Skype la migraine envahissante, 
Accroché à l'espoir d'une solution latente...  

« C'est en septembre », le nouvel hymne des étudiants. 
Trudeau les paye comptant, Bécaud traverse le temps. 
Vous avez dit éducation prioritaire ? 
Et pourquoi pas système de santé exemplaire ?

Legault distribue des masques dans le métro. 
Le Canadien sur le nez, la victoire est assurée ! 
Pour les camps de jour, il réclame nos ados, 
On les appelle prestataires avec boulot.  

Dans les ruelles, les enfants retrouvent leur vélo. 
2020 pour les parents, c'est l'été des rénos ! 
T'as une piscine ? Elle devient « amicipale ». 
Faut aimer la visite si tu restes à Montréal. 

Washington a son Vautrin, le Brésil a son caïd.
Ce ne sont que des Goliath contre de petits David... 
Tiens ? La Chine proclame sa victoire sur la covid. 
J'ai une soudaine envie de me jeter dans le vide. 

Alors on danse disait Stromae qui manque, 
Alors on boit dit le chroniqueur en manque, 
En manque d'essentiel et surtout de bon, 
D'excellent même comme ce Larose-Trintaudon !
Château Larose-Trintaudon Haut-Médoc 2016 / Vin rouge | 750 ml | France Code SAQ 11835388 / 26,35 $
15 mai 2020 par Monsieur Bulles
Horizontale de Vidal Depuis une trentaine d'années, les vignerons du Québec ont tenté des expériences d'encépagements, plus ou moins heureuses. Des variétés ont démontré leur solide adaptation au terroir Québécois qui, finalement, s'est dessiné avec ce qu'on appelle des hybrides et des raisins issus de la vitis vinifera - dits nobles - communément employés dans le monde. Les cépages hybrides (croisement de vitis labrusca ou/et vitis riparia avec la vinifera) ne sont pas moins aristocrates que les autres, mais l'adjectif qu'on leur a donné - synonyme de bâtard - n'a jamais été pour le moins charmeur, à tel point que même les vignerons de la province semblent gênés, aujourd'hui, de dire qu'ils les utilisent, depuis l'émergence des nobles dans le vignoble... Le débat qui perdure sur l'emploi des cépages est selon moi stérile, car après tout, un vigneron qui assume ses choix de plantation, n'a pas à les justifier auprès d'un confrère, mais plutôt auprès du consommateur. Et la justification est finalement dans le verre : c'est bon ou c'est mauvais ! Et c'est parce qu'il s'agit précisément d'une question de goût, que le débat est stérile. Par contre, quand un vignoble accède enfin, après trente années de labeur, à une reconnaissance officielle de ses caractéristiques et de ses valeurs à travers l'instauration d'une Indication Géographique Protégée, c'est-à-dire la volonté politique d'être observé et contrôlé, le débat n'est plus stérile. Il est la voie vers le meilleur.
Le complexe du p'tit pain qui crée le complexe du p'tit vin

Au cours d'une tournée parfaitement organisée par le Conseil des Vins du Québec pour des journalistes, sommeliers et blogueurs, au mois de septembre 2018 (quelques semaines avant l'obtention officielle de l'Indication Géographique Protégée / IGP), plusieurs dégustations et ateliers initiatiques avaient été organisés en vue de présenter le vignoble dans son ensemble. Tout fut parfait, sauf que tous les influenceurs présents (comme on dit aujourd'hui) ont ressenti dans les discussions avec les vignerons ce que j'appelle le complexe du p'tit pain.

"Né pour un p'tit pain"; l'expression populaire au Québec employée pour signifier - et justifier - un complexe de comportement, le plus souvent professionnel, est encore symptomatique dans l'univers du vin de la province, alors que ce dernier a trente années d'existence et qu'une nouvelle génération de vignerons se met en place ! 
En les écoutant présenter l'encépagement de la province, j'avais l'impression d'être sous l'Ancien Régime, au temps de la noblesse, du clergé et du tiers état (le peuple) avec la connotation de mépris pour ce dernier. D'un côté les cépages issus de la vitis vinifera dits nobles (mettons-y le clergé tant qu'à y être), de l'autre, des croisements de ces premiers avec des cépages issus de la vitis labrusca et/ou riparia, dits hybrides, c'est à dire des bâtards; donc le peuple.

Si j'extrapole un peu en nous comparant à du raisin, pourquoi ces cépages hybrides ne seraient-ils pas devenus, comme nous, citoyens, tout simplement ? Libres et égaux en droit comme disent les textes...

Arrêtez donc, vignerons du Québec, de partager votre vignoble en deux avec la noblesse d'un bord et le peuple de l'autre, arrêtez de mentionner systématiquement le terme hybride dont le consommateur se fiche, de toute façon, puisqu'il ne sait pas ce qu'il en retourne, et dites seulement le nom du cépage sans mentionner son origine familiale. Les bordelais n'annoncent pas "merlot vinifera", les bourguignons ne disent pas "chardonnay vinifera" ! 
Cessez de dire "Vidal hybride" parce que justement, ce cépage n'a pas à rougir de son origine, d'autant plus qu'aujourd'hui, ici au Québec, grâce à vous, il est comme le chenin blanc de la Loire : il permet l'élaboration de vins effervescents, tranquilles, secs, demi-secs et liquoreux, et qu'il offre les meilleurs vins blancs du pays. 

Alors qu'il y a encore 10 ans, vous vous chamailliez sur le bien-fondé de l'emploi de la vitis vinifera, il semble que tous, aujourd'hui, partagiez vos hectares avec elle et des hybrides. Arrêtez donc d'être gênés de présenter un vidal, un seyval, un marquette ou un frontenac noir versus un chardonnay, un gamay, un pinot noir ou un cabernet. Assumez l'emploi pertinent de tous, selon votre lieu de production et votre démarche professionnelle sans dévaloriser vos choix.

Après des années de discussions plus ou moins polémiques qui, souvent, m'ont fait pensé à des querelles de cours d'école - soit dit en passant -, les vignerons du Québec sont passés à autre chose, ils ont vu non pas forcément plus grand, mais plus solide, plus cohérent, plus fédérateur, ils ont créé l'Indication Géographique Protégée. Bravo. 
Il faut à présent l'assumer. 
L'IGP, c'est la porte de sortie de l'adolescence.
 
Bien entendu, toute la profession ne va pas immédiatement adhérer à la cause; il faut de tout pour faire un monde, il y aura toujours des voix marginales pour s'élever contre les règles établies, même si ce sont ces dernières qui permettent d'avancer dans n'importe quelle profession. Les procéduriers perdront leur temps en la refusant.
Désormais, grâce à l'IGP, le Québec viticole va être observé de plus loin. Il va être considéré. Je n'entendrai plus en Europe ou ailleurs "ah, vous faites du vin au Québec ?", mais "On a entendu dire que vous faites du vin, que vous avez créé un cahier des charges pour faire avancer les choses. Bravo. En 30 ans à peine, c'est une prouesse." 
Parce qu'elle est là la justification d'un encadrement d'état, l'IGP attire d'abord la curiosité, puis elle force le respect, elle crédibilise, pour enfin se faire inviter aux côtés des autres encadrements officiels.
Il y a 2000 ans, on dit qu'il y a quelqu'un qui a multiplié les p'tits pains. Son histoire a fait le tour du monde. Les vignerons du Québec pourraient s'en inspirer et commencer par éviter, surtout, de penser qu'ils font des p'tits vins.
Vous faites du vin. Point. Et c'est au consommateur de dire s'il l'aime ou pas.

Une reconnaissance publique limitée, tantôt boudée, tantôt plébiscitée

Même si l'on est dans la profession depuis 20 ans - celle qui touche à l'univers du vin et des alcools -, des collègues qui étaient avec moi lors de cette tournée le reconnaissaient : on connaît mal le vignoble de la province parce qu'on ne s'y est jamais vraiment intéressé. 
Il a toujours été considéré comme marginal, ce qui est paradoxal puisque c'est le nôtre et qu'il est là, à notre porte ! Tous les domaines sont dans un périmètre qui ne dépasse pas 200 km depuis Montréal ou Québec, pourtant, certains n'ont jamais reçu la visite d'un journaliste vinique. 
On fait 6000 bornes pour aller voir le vignoble de Toscane, mais on trouve trop loin celui des Cantons de l'Est ! 
Des excuses ? 
Sans doute : le fait d'abord que les vins n'ont pas été distribués en SAQ pendant des années, freinant logiquement la facilité et l'attrait d'y goûter. L'amateurisme des vignerons ensuite, dont beaucoup ont pensé que les raisins étaient comme des tomates dans un potager; qu'il suffisait de les observer, de les cueillir, de faire sa sauce, de la vendre et d'attendre la prochaine saison. Dans l'accueil au domaine, la mise en valeur du produit comme dans la qualité de ce dernier et sa tarification, l'inconsistance l'emportait sur la cohérence. 
Enfin, la qualité inconstante des vins, quelle que soit leur couleur, qui était chronique. 
Confrontée à la critique et à la comparaison de l'offre dans le monopole, le combat était perdu d'avance. On goûtait les vins du Québec, on les comparait, puis on les boudait. Leurs élaborateurs avaient beau les défendre en précisant que leur vin ne pouvaient pas avoir le même goût que ceux de France, d'Argentine ou d'Australie, on leur répondait que malgré tout, cette différence de saveurs pour nos papilles, certes formatées, variait quand même trop selon les millésimes qu'ils nous proposaient. 
Trop de disparités, trop de maquillage et une authenticité limitée ont détourné l'intérêt des influenceurs professionnels.

Aujourd'hui, les vins québécois sont en SAQ et en Épicerie, la plupart des domaines sont ouverts au public et l'accueil est professionnel. Les premiers salons viniques étaient timides, ils sont aujourd'hui attendus par les consommateurs. Les réseaux sociaux entraînent les amateurs derrière leurs réflexions et invitent les profanes à donner leur avis. Bons ou mauvais, pertinents ou vexants, les commentaires nourrissent et font finalement avancer la cause du vin du Québec parce que les vignerons sont mis au courant. Enfin, la tendance du "consommons local", du "buvons local" facilitent la promotion.

Vidal, le chenin blanc du Québec

Puis deux phénomènes se sont produits. 
Récemment. En fait, dans la dernière décennie. 

De nouveaux producteurs sont apparus sans parler de projets de retraite dans l'achat de leur domaine. Ils étaient jeunes, instruits et ambitieux. Faire du vin et retrouver la nature oui, mais une business est une business, et il n'était pas question d'attendre 20 ans pour amortir l'investissement. 
Plus cohérents que leurs aînés vingt ans plus tôt ces nouveaux paysans ? 
Plus lucides sûrement. 
Ils ont profité des erreurs de ces derniers, ils ne sont pas tombés dans les mêmes pièges, ils n'ont pas écouté les pépiniéristes avec l'éternel cépage qui va révolutionner le Québec viticole, ils se parlent entre eux, et puis bien sûr, ils ont profité des nouveaux moyens de communication, sachant que leurs futurs consommateurs avaient un écran à la place de la main. 

Côté jardin, le vidal est sorti du lot. 
Après des années de recherches et d'épreuves, le vidal est devenu la police d'assurance du vigneron québécois. Certes enclin à quelques maladies (notamment le mildiou), il s'est révélé être le plus polyvalent des cépages face à la nature, et surtout, le plus unanime face aux papilles des dégustateurs. 
Le cépage vidal a progressivement eu l'attention et la bénédiction d'une majorité de vignerons qui en ont fait le cépage blanc clef de la province. 
La dégustation de vidal mise en place lors de cette première tournée journalistique a marqué les esprits. Qu'elles soient effervescentes ou tranquilles, toutes les cuvées ont été appréciées pour leurs caractéristiques parce qu'on y reconnaissait le vidal et qu'en plus, la patte du domaine était bien présente. 
Et quand la signature d'un vigneron se laisse saisir au sein de cuvées d'un seul cépage, c'est que le terroir a été perçu, qu'on a tenté de le maîtriser et de le mettre en bouteille. 
Les plus grandes appellations viniques du monde se distinguent ainsi... 
Laissons nos vignerons avancer, ils font des pas de géant.


Vidal 2015 Courville
10 mai 2020 par Monsieur Bulles
feuillatte reserve exclusive Au jour le jour ou à la semaine, je tiens ce journal un peu spécial, d'une période particulière dans une époque qui va entrer dans l'histoire. Comme toutes les époques, certes. Sauf que la porte d'entrée de celle-ci est unique. La planète a connu des pandémies. Toutes rapportées avec des chiffres sans doute erronés. La pandémie actuelle est une pandémie 2.0. Vécue à la minute sur tous les écrans. Impressionnante, terrifiante et fascinante. Plus seulement commentée par les savants. Commentée par l'humanité entière. Commentée par un humain confiné dans son bureau. Con fini peut-être... Simplement pour vivre. Pour continuer de vivre.
Semaine du 4 mai 2020 

La comparaison est facile, démagogique. 
L'histoire interprétée est l'arme des politiques 
Quand l'actualité est à la démesure 
Et que la nature se joue de leurs mesures. 

Ils sont les enfants de 1945, 
Ils s'en approprient la mémoire pour convaincre, 
S'agenouillent devant des mausolées ignorés, 
Déposent des fleurs inodores, déjà fanées. 

C'est important le 8 mai, surtout pour l'image, 
Il faut soigner l'électorat téléphage. 
N'enseignons pas les conflits, seules les victoires rassurent. 
Une fois par année suffit, pensons à l'investiture... 

Le trio de treize heures était en mode tango, 
La province le suivait, tous ensemble un seul credo. 
Lune de miel terminée, on est passé au mambo, 
Un pas en avant, un pas en arrière et trop d'impro. 
Le point de presse est devenu un point de stress, 
On entend sans écouter, comme à la messe. 
L'évangile selon St Horace ne rassure plus 
Et les brebis, même égarées, sortent dans les rues.  

Aujourd'hui, c'est dimanche, énième jour de confinement. 
Malgré la pénurie de fleurs, on fête les mamans. 
Le champagne est de mise, alors on se gâte. 
Sortez les verres, on ouvre un Nicolas Feuillatte !
Nicolas Feuillatte Réserve Exclusive Brut | 750 ml | France Code SAQ 578187 / 49,00 $
5 mai 2020 par Monsieur Bulles
baron de ley 2014 Au jour le jour ou à la semaine, je tiens ce journal un peu spécial, d'une période particulière dans une époque qui va entrer dans l'histoire. Comme toutes les époques, certes. Sauf que la porte d'entrée de celle-ci est unique. La planète a connu des pandémies. Toutes rapportées avec des chiffres sans doute erronés. La pandémie actuelle est une pandémie 2.0. Vécue à la minute sur tous les écrans. Impressionnante, terrifiante et fascinante. Plus seulement commentée par les savants. Commentée par l'humanité entière. Commentée par un humain confiné dans son bureau. Con fini peut-être... Simplement pour vivre. Pour continuer de vivre.
5 mai 2020 

L'indigné Barrette abuse et tire sur l'ambulance Blais, 
Feignant d'oublier que c'est lui qui a coupé le blé... 
Retour à la politique politicienne, 
Où chacun, sans l'admettre, a fait des siennes... 

Donald va finalement incarner Zorro, 
Le redresseur de torts a quitté son bureau, 
Parti en campagne, il a le masque et les crocs, 
Twitter et Fox comme auréole, trois deux un zéro ! 

Benoît le Bavarois diabolise l'union des invertis, 
François le Portègne humanise l'église et ses rites. 
On dit des retraités politiques qu'ils sont tristes et aigris. 
Lorsqu'on l'est de la basilique, on dit pape émérite. 

Si Monsieur Bulles & Cie était en onde, 
On ne vous parlerait que de cette jolie blonde, 
Une Espagnole charnelle, à la fois vive et ronde, 
Qui pousse au mariage à une truite aussi gironde ! 
Baron de Ley Tres Vinas - Blanco Reserva 2014 / 27,95 $ / code SAQ 13113645
4 mai 2020 par Monsieur Bulles
grappa tsipouro Au jour le jour ou à la semaine, je tiens ce journal un peu spécial, d'une période particulière dans une époque qui va entrer dans l'histoire. Comme toutes les époques, certes. Sauf que la porte d'entrée de celle-ci est unique. La planète a connu des pandémies. Toutes rapportées avec des chiffres sans doute erronés. La pandémie actuelle est une pandémie 2.0. Vécue à la minute sur tous les écrans. Impressionnante, terrifiante et fascinante. Plus seulement commentée par les savants. Commentée par l'humanité entière. Commentée par un humain confiné dans son bureau. Con fini peut-être... Simplement pour vivre. Pour continuer de vivre.
 2 mai 2020 / 3 mai 2020 /  4 mai 2020 

Pompéo met de l'huile rance sur le feu chinois. 
Des deux empires, quel est le plus sournois ? 
Si le vaccin vient par la route de la soie, 
Il pourrait peut-être s'en mordre les doigts. 

La Nouvelle Écosse pleure ses victimes, 
Justin Trudeau dégaine et supprime, 
Avec l'arme du bon sens légitime 
Ce qui rend les sociétés infirmes. 

Les Verts pleurent l'entraîneur; je sais, ça ne vous dit rien... 
C'est un bout d'enfance, il s'appelait Robert Herbin. 
La nation berbère est en deuil, son chantre est parti, 
Incontournable Idir, il chantait la Kabylie. 

Deux mètres de distance sur un 18 trous, 
C'est plus facile que dans une classe de spirous. 
La PGA rouvre son parcours de SF, 
Les enseignants rouvrent le temps de dire bref. 

Y'avait quoi après la traversée du désert ? 
On est loin d'avoir terminée la nôtre. 
Une petite grappa quand même, après le dessert ? 
Elle vient juste d'arriver, je m'en fais l'apôtre.
Eau-de-vie de marc Mavrakis Tsipouro (Grèce) / 33 $ en SAQ / code 12802414
1 mai 2020 par Monsieur Bulles
le rughe prosecco brut Au jour le jour ou à la semaine, je tiens ce journal un peu spécial, d'une période particulière dans une époque qui va entrer dans l'histoire. Comme toutes les époques, certes. Sauf que la porte d'entrée de celle-ci est unique. La planète a connu des pandémies. Toutes rapportées avec des chiffres sans doute erronés. La pandémie actuelle est une pandémie 2.0. Vécue à la minute sur tous les écrans. Impressionnante, terrifiante et fascinante. Plus seulement commentée par les savants. Commentée par l'humanité entière. Commentée par un humain confiné dans son bureau. Con fini peut-être... Simplement pour vivre. Pour continuer de vivre.
29 avril 2020 / 30 avril 2020 / 1er mai 2020  

Médias américains toujours aussi brillants, 
Fidèles à l'occasion d'entraîner l'affolement, 
Leur ciel est maintenant rempli d'objets volants. 
Tu vas voir que le virus vient du firmament ! 

À la Maison Blanche et à son grand vizir, 
Il pourrait créditer leur façon d'agir. 
Fauci le cautionne, c'est le Remdesivir ! 
Fake news, ruse électorale, énième délire ?  

Le mot du mois de mai, qu'on approuve et qu'on repousse; 
Déconfinement n'est pas encore dans le Larousse. 
Attendez de voir les têtes si nos gamins toussent ! 
Dans le dico, on parle de fruit après le mot frousse... 

Tiens ? Ça fait un mois que c'est le 1er mai; 
Qu'on se lève chaque matin sur une planète fériée, 
Certains ouvriers n'ont pourtant pas chômé, 
Celles et ceux des milieux hospitaliers, 
Des premières nécessités, même les policiers. 
Face à l'invisible qui fige, prêts à affronter. 
C'est plutôt pour eux qu'on devrait défiler, 
Au lieu d'éternellement revendiquer. 
Alors tant qu'à le souligner au muguet, 
Je préfère lever mon verre de « Le Rughe », 
Un Prosecco Brut et Bio de belle qualité, 
En IP certes, depuis peu au Québec facilitée ! 
À ta santé camarade, tu l'as bien mérité. 
De l'humanité, nous sommes tous des salariés.
Prosecco DOC Le Rughe Brut / 19,10 $ / Agence Tanium / 514 894 4896
28 avril 2020 par Monsieur Bulles
castelgufo Au jour le jour ou à la semaine, je tiens ce journal un peu spécial, d'une période particulière dans une époque qui va entrer dans l'histoire. Comme toutes les époques, certes. Sauf que la porte d'entrée de celle-ci est unique. La planète a connu des pandémies. Toutes rapportées avec des chiffres sans doute erronés. La pandémie actuelle est une pandémie 2.0. Vécue à la minute sur tous les écrans. Impressionnante, terrifiante et fascinante. Plus seulement commentée par les savants. Commentée par l'humanité entière. Commentée par un humain confiné dans son bureau. Con fini peut-être... Simplement pour vivre. Pour continuer de vivre.
27 avril 2020 / 28 avril 2020 

C'est donc grâce aux plus petits sur les bancs d'école, 
Que l'économie d'un pays redécolle. 
Ils ne l'ont pas dit comme ça, mais l'analyse est claire, 
On déconfine le Québec grâce aux profs du primaire. 
Pourquoi ne pas avouer que la mesure n'est que pécuniaire, 
Qu'il s'agit de garderie d'un mois sans effet scolaire ? 

Instits inféodés, parents libérés, salariés activés, 
Élèves aérés, économie relancée, on prépare l'été... 
Réunions de parcs et hug sanctionnés par le trio de treize heures, 
Mais quinze mouflets dans un local, on vous les laisse pendant sept heures ! 
Entre inepties, contradictions et interrogations, 
Le ministre Roberge a la même réponse : « c'est une bonne question.» 

À deux mètres les uns des autres dans les couloirs, 
Mais sans masque dans la cour, avec les ballons-poires ! 
L'immunité collective envisagée comme un rempart, 
Attention à voir les classes devenir des laboratoires. 
La grande faucheuse gourmande et rapide dans nos mouroirs, 
En touchant notre fruit, causerait bien plus qu'une pénurie de mouchoirs...
Castelgufo, le Chianti Riserva à 16 $ en SAQ (code 13862419) ! Si vous aimez la juste acidité du sangiovese toscan, celle qui rappelle aussi les griottes, c'est bio et c'est droit devant ! Ça rime certes avec confinement, mais pour ce soir, je le fais rimer avec pizza et feuilles d'origan...
26 avril 2020 par Monsieur Bulles
labranche Au jour le jour ou à la semaine, je tiens ce journal un peu spécial, d'une période particulière dans une époque qui va entrer dans l'histoire. Comme toutes les époques, certes. Sauf que la porte d'entrée de celle-ci est unique. La planète a connu des pandémies. Toutes rapportées avec des chiffres sans doute erronés. La pandémie actuelle est une pandémie 2.0. Vécue à la minute sur tous les écrans. Impressionnante, terrifiante et fascinante. Plus seulement commentée par les savants. Commentée par l'humanité entière. Commentée par un humain confiné dans son bureau. Con fini peut-être... Simplement pour vivre. Pour continuer de vivre.
26 avril 2020 

Elle console ou déroute les patients, elle divise la médecine,  
Santé Canada s'en méfie, elle s'appelle chloroquine. 
Le marasme prévu se confirme en Amérique Latine, 
Et « la petite grippe » de Bolsonaro assassine... 
Des faux masques saisis par les agents de Xi Jinping. 
Me permettez-vous de sourire lorsqu'on parle de faux en Chine ?
 
Pendant ce temps, Pakistan rime avec ramadan. 
On confine en mosquée; assurément, c'est gagnant ! 
Le Pape conseille le Rosaire pour le mois de mai, 
Rien de tel qu'un chapelet pour chasser l'impureté. 
La Torah salutaire pour les ultraorthodoxes, 
On n'a pas fait mieux depuis Raël, bonjour l'intox !  

Justin distribue de l'argent de poche aux étudiants, 
J'ai l'impression qu'on va compter les fainéants. 
Retour en classe sans aucune commission scolaire, 
La charrue avant les boeufs, version ministère. 
On dit casse-tête au Québec, forcément puzzle en France, 
Et finalement, un 1000 pièces, c'est plus facile qu'on ne pense !   
Amateurs de bulles : le mousseux le plus original de la saison. Et de saison !! Celui du Domaine Labranche. Il est d'eau d'érable, sent l'écorce et les feuilles mouillées (comme une balade en forêt), rappelle les noisettes fraîches en bouche et sera parfait avec vos travers de porc au barbecue ! Un petit 20 $ en SAQ / code 13374773

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