10 jan. 2019 par Monsieur Bulles
Alambic Depuis 1983, les mentions de durée de vieillissement du Cognac n'avaient pas bougé. Hors, parmi elles, dont la plupart perdent encore le consommateur, les deux mentions les plus populaires, XO et Napoléon, ne présentaient aucune différence en la matière. Seuls le flacon et son habillage, la marque et bien sûr, le tarif, pouvaient les distinguer. La cohérence était souvent absente. La voici retrouvée !
Selon les catégories de 1983, un cognac XO devait présenter un assemblage dont la plus jeune eau-de-vie avait au moins six ans. Or, un cognac Napoléon respectait la même exigence.

Désormais, la distinction sera nette et précise : un XO présentera un assemblage  dont la plus jeune eau-de-vie aura 10 ans et un un Napoléon présentera un assemblage dont la plus jeune eau-de-vie aura 6 ans.
Cette évolution nécessaire a sans doute été provoquée par la prépondérance de Moët-Hennessy, locomotive de l'appellation...

Le cas Hennessy XXO :

En 2017, Hennessy a commercialisé un XXO hors d'âge, un cognac âgé d'au moins 14 ans dans son assemblage : un pavé dans la mare administrative qui a aussitôt provoqué une injonction contre sa commercialisation, au motif, certes logique, que la mention XXO dérouterait le consommateur et surtout, qu'elle n'était pas officielle. 

Selon L'Agence France Presse (AFP), Hennessy et d'autres producteurs de cognac ont fait pression sur l'INAO, soutenu par le BNIC, pour permettre la vente de ce XXO (Vendu 600 euros en Asie). Toutefois, il fallait que cette mention soit officiellement reconnue. 
Une reconnaissance qui devrait être bientôt validée par le BNIC, un gardien du temple qui, après un long sommeil, a eu un réveil assez diligent...

PETIT RAPPEL SUR LE COGNAC :

L'Appellation « Cognac » ou « eau-de-vie de Cognac » ou « Eau-de-vie des Charentes » doit obligatoirement figurer sur l'étiquette.

Le nom « Cognac » peut être employé sans les mots « appellation contrôlée » dans la mesure où il n'est associé à aucune dénomination géographique complémentaire.

Les eaux-de-vie d'Appellation d'Origine Contrôlée d'origine viticole peuvent être accompagnées du mot « Fine ». Cette mention est facultative. 

Le Cognac est traditionnellement le fruit de l'assemblage d'eaux-de-vie d'âge et de crus différents, mais ce n'est pas obligatoire. 

Si un cru est mentionné sur l'étiquette, cela signifie que 100 % des eaux-de-vie qui constituent l'assemblage proviennent de ce cru. 
Par ex : « Appellation Cognac Petite Champagne contrôlée » 

Pour l'« Appellation Cognac Fine Champagne Contrôlée » : Eaux-de-vie issues exclusivement de Grande Champagne (minimum 50%) et Petite Champagne.

Un Cognac prêt à être consommé ne peut être commercialisé sans avoir vieilli pendant au moins deux ans, comptés à partir du 1er avril de l'année suivant la vendange. 

Le vieillissement des eaux-de-vie de Cognac est réalisé sans interruption, exclusivement sous bois de chêne. Le Cognac conserve toute sa vie l'âge qu'il avait lors de sa mise en bouteille, car, contrairement au vin, l'alcool n'évolue plus sous verre. 

LES MENTIONS DE VIEILLISSEMENT :

Les mentions de vieillissement donnent une indication sur l'âge de l'eau-de-vie la plus jeune entrant dans un assemblage. 
L'âge correspond au nombre d'années de vieillissement, sous bois de chêne exclusivement, comptées à partir du 1er avril suivant l'année de la vendange. 

au moins 2 ans : « *** »,  « Sélection », « VS », « De Luxe » et « Very Special », et « Millésime »
au moins 3 ans « Supérieur », « Cuvée Supérieure », « Qualité Supérieure »
au moins 4 ans : « V.S.O.P. », « Réserve », « Vieux », « Rare » et « Royal »
au moins 5 ans : « Vieille Réserve », « Réserve Rare » et « Réserve Royale »
au moins 6 ans : « Napoléon », « Très Vieille Réserve », « Très Vieux », «Héritage », « Très Rare », « Excellence » et « Suprême »
au moins 10 ans* : « XO », « Hors d'âge », « Extra », « Ancestral », « Ancêtre », « Or », « Gold », et « Impérial »

* Jusqu'au 1er avril 2018, les eaux-de-vie de Cognac « XO », « Hors d'âge », « Extra », « Ancestral »,« Ancêtre », « Or », « Gold » et « Impérial » ont été prélevées sur le compte 6 concernant les eaux-de-vie ayant plus de 6 ans de vieillissement.

ET LA NOTION DE MILLÉSIME ?

Le Bureau National Interprofessionnel du Cognac (BNIC) avait décidé en 1962 d'interdire la commercialisation de cognac millésimé, en raison notamment de fraude sur les origines de vendanges, invérifiables. Levée en 1989, cette interdiction n'a finalement pas entraîné autant de création de cognac issu d'une seule année.

En effet, la déclaration d'un millésime est sujet à plusieurs vérifications qui coûtent très cher. Les barriques et les tonneaux millésimés doivent être scellés et répertoriés en présence d'un représentant assermenté, l'année de production. Le même représentant assermenté doit se présenter au cours de la durée du vieillissement si l'on procède à un inventaire ou lors d'une prise d'échantillon, d'un transfert ou d'une mise en bouteilles. 
Ce sont des paramètres particulièrement lourds au niveau administratif et surtout dispendieux, qu'il faut évaluer lorsqu'on se lance dans la conception d'un millésime. Ils devront être répercutés sur le tarif final de vente du cognac, d'autant plus délicat à promouvoir que cette notion d'une seule vendange n'est pas intrinsèque à l'appellation.XXO de Hennessy

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9 jan. 2019 par Monsieur Bulles
Vintage Extra Brut 60 mois de Cabelier Chaque étape dans l'élaboration d'un vin effervescent en méthode traditionnelle, est à la fois importante et maîtrisable par l'homme, même si celle qui concerne la prise de mousse est surtout tributaire du temps qui passe. Peu de marques de vin mettent en avant cette notion qu'on appelle "le temps sur lattes", sur l'étiquette principale. Mention globalement incomprise des consommateurs parce qu'inexpliquée, elle est pourtant celle qui leur permettrait de mieux s'orienter vers un vin, en fonction de ce qu'ils aiment... À cet égard, le Crémant du Jura 60 Mois de Marcel Cabelier est exemplaire !
Commentaire du Vintage Extra-Brut 60 mois sur lattes de M. Cabelier :

Ce temps sur lattes qu'on nous invite à découvrir à la lecture de l'étiquette s'exprime dès le premier nez par des notes de pommes cuites, de noyaux de fruits, de pain grillé, puis de noix. 
Ce qu'on appelle le rancio d'évolution au niveau aromatique, est ici désiré par l'élaborateur, donc attendu par le dégustateur. 
C'est une réussite, car il est aussi expressif et net que dans la plupart des bons champagnes Brut Sans Année qui ont séjourné au moins 3 ans en cave.

Ce sont bien les 60 mois passés (5 ans) en cave qu'on déguste à travers ce crémant; c'est l'effet de l'autolyse - expliquée dans un précédent article - que la marque veut transmettre, tout en prouvant que ce temps passé en bouteille, si précieux, apporte aussi l'impression de sucrosité qui n'est, en fait, que de la maturité, alors que ce vin est à peine dosé (2 grammes).

La texture est riche, les bulles sont menues, l'aspect crémeux est évident, on déguste un crémant du Jura comparable à bien des champagnes et à bien d'autres belles appellations de mousseux dans le monde qui ont laissé le temps marquer de son empreinte le travail de l'homme.

Seulement 12 000 bouteilles ont été tirées pour cette cuvée, elles sont numérotées et disponibles en importation privée auprès de l'agence dont l'adresse électronique est mentionnée ci-dessous.

Marcel Cabelier est une marque commerciale de la Maison du Vigneron, jadis Compagnie des Grands vins du Jura, négociant basé à Crançot, appartenant depuis 1986 à la société alsacienne GCF (Les Grands Chais de France).
étiquette 60 Cabelier

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7 jan. 2019 par Monsieur Bulles
XO Mount Gay 4 distilleries sont en activité à La Barbade dont Mount Gay qui est la plus ancienne du monde puisqu'il qu'elle faisait du rhum dès 1703, pendant que les autres plantations de cannes, sur l'île comme ailleurs, n'élaboraient que du sucre. Dès le 18ème siècle, Mount Gay travaille avec la mélasse qui sera rapidement l'or noir local puisque le rhum deviendra l'économie la plus profitable de l'île. Le groupe Rémy Cointreau a racheté la marque en 1989; il possède la distillerie et les chais d'élevage depuis 5 ans.
Commentaire de dégustation du rhum XO de Mount Gay - 43 % - Barbade :

Nez léger, mais expressif de toffee, de vanille, puis de tabac blond. Attaque en bouche chaleureuse et enveloppante, sans agression, dans laquelle on retrouve les parfums perçus au nez, avec quelques accents de mélasse en finale. 
C'est un rhum gras, parfumé et charmeur à la puissance retenue et la longueur plus pénétrante que pointue, qui plaît immanquablement !
Idéal avec un chocolat noir avec ganache au café, une pâtisserie aux bananes ou une nougatine.
Contre étiquette Mount Gay
Code SAQ : 11416327 / 46,75 $

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5 jan. 2019 par Monsieur Bulles
Lambrusco di Sorbara Le Lambrusco est un vin rouge effervescent élaboré en cuve close (charmat) ou en bouteille, selon la méthode ancestrale. S'il porte la mention Secco, il contiendra entre 0 et 15g/l de sucre. Il peut être produit dans les provinces de Modène (4 DOC), de Parme (1 DOC) et de Reggio Emilia (2 DOC) en Émilie-Romagne. La province de Mantoue en Lombardie (1 DOC) peut également offrir du Lambrusco. La particularité de ces appellations est qu'elles portent en fait le nom du cépage qu'elles emploient. Ainsi, on parle de la famille du cépage Lambrusco qui se décline en plusieurs dizaines de variétés (grasparossa, sorbara, salamino, etc). Le premier Lambrusco di Sorbara est en SAQ, il vaut le coup et le coût !
Commentaire du Lambrusco di Sorbara par Carpi & Sorbara :

Le lambrusco est un cépage qui sent la cerise de façon très nette, d'où qu'il soit. Celui de Sorbara, ici testé, est exemplaire même si l'on peut aussi y déceler des notes de framboises derrière un bouquet proche de celui du gamay, voire du pinot noir.
Frais et souple en bouche, les bulles sont légères et virevoltantes. Elles illustrent un mousseux toujours facile à boire avec une fine amertume en finale qui rappelle qu'on déguste un vin rouge !

Ce lambrusco di Sorbara vous réconciliera des lambrusco d'autrefois, lourds, taniques et sucrés qu'on avait du mal à terminer. 
Peu dosé, mais très fruité, celui de Carpi & Sorbara est tout le contraire, il se boit comme du petit lait !!
16,25 $ / Code SAQ : 13586186

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30 déc. 2018 par Monsieur Bulles
lussory gold 200 $ le flacon pour boire de l'or sans alcool !! Dubaï qui est un gros acheteur de luxe alimentaire s'offre son propre sparkling wine, forcément doré...


L'entreprise de luxe dubaïote Lootah Premium Foods vient de lancer un vin mousseux halal dans lequel l'alcool est remplacé par des feuilles d'or alimentaires d'une valeur de 24 carats, par bouteille ! 
Nommé Lussory Gold, ce flacon est composé de vin blanc Espagnol.  
L'alcool a été retiré grâce à la distillation sous vide, mise au point en Allemagne, puis élaboré selon la méthode traditionnelle.

Une folie futile de plus sur le marché...

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20 déc. 2018 par Monsieur Bulles
Elisabetta rosé Les femmes oenologues sont encore rares dans l'univers des bulles. Dans celui du Franciacorta, Elisabetta Abrami fait figure de novice et pourtant, en moins de 15 ans, le domaine qu'elle a acheté en 2005 pour le conduire en méthode biologique, est déjà parmi les plus observés des amateurs. Les 2/3 plantés en pinot noir ont engendré un Blanc de Noirs qui, rapidement, a rencontré les éloges. Quant à son rosé, enfin sorti, il est à l'image du caractère de son élaboratrice : déterminé et élégant.

Commentaire de dégustation de la cuvée Rosé Brut d'Elisabetta Abrami :

Le premier nez rappelle un jus d'orange sanguine, puis quelques accents de noyaux de fruits donnent le ton à ce Franciacorta dont la vinosité rouge, très expressive en bouche, est habillée d'élégance grâce à l'effervescence aérienne. 
Le fruité parle davantage que l'élevage sur lattes, on ne s'oriente pas vers des notes pâtissières, mais plutôt vers celles de salades de fruits d'agrumes et de baies rouges. 
La fraîcheur, voire la pureté, parcourt toute la dégustation à l'équilibre soigné, depuis l'attaque jusqu'à la finale un tantinet amère, de celles qui font les excellents mousseux. 
Un franciacorta qui peut accompagner maints plats savoureux, comme par exemple, une entrée de sashimi de thon rouge, aux graines de sésame.

Bon appétit !
42 $ / En importation privée auprès de Divine Sélection / 514 242 1298

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19 déc. 2018 par Monsieur Bulles
L'excellence de Dopff Passée sous le contrôle de Pfaffenheim en 1997, la maison Dopff & Irion est née de l'association de René Dopff et de Madame Irion, veuve. Avec 32 hectares en propriété, 10 % de la production est consacrée à l'effervescence. le Crémant d'Alsace représente 25% de l'ensemble des AOC viticoles alsaciennes. Il peut être élaborer à partir du pinot blanc, du riesling, du pinot gris, du chardonnay et du pinot noir.


Commentaire de dégustation de l'Exception 2011 de Dopff & Irion - Crémant d'Alsace - Brut :


Très pinot gris au nez comme en bouche, c'est à dire très salade de fruits blancs à base poires, de pommes et... de raisin blanc ! 
Le dosage est appuyé, il sert ce fruité qui, entremêlé aux notes du long temps sur lattes, soit un caractère mielleux, donne une sensation de volume et de longueur en bouche assez appréciable. Plus longiligne que massif dans la charpente, ce vin termine sa course sur quelques notes d'agrumes en finale de dégustation.

Des canapés à base de mousse de foie de volaille seront bien accompagnés à l'apéritif, toutefois, les amateurs de bulles au dessert, l'apprécieront sur une tarte meringue citron.conre étiquette dopff
26 $ / Code SAQ : 13676131

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18 déc. 2018 par Monsieur Bulles
Vin de Constance 2012 C'est un vin mythique, curieusement peu connu du grand public. Un vin blanc liquoreux élaboré au bout du monde, au bout de l'Afrique, et ce, depuis 3 siècles. Vendu dans un flacon qui rappelle ceux d'alors, le vin doré qu'il renferme a inspiré les plus grands auteurs. Et même s'il est élaboré avec l'un des cépages les plus anciens du monde qu'on retrouve sur maintes appellations, un cépage qui offre le meilleur comme le pire, c'est au Cap que le muscat exprime sa quintessence. Bienvenue dans l'univers du soyeux et de l'édulcoré...
Le domaine Klein Constantia est parmi les pionniers en matière de viticulture sud-africaine puisque la création de la propriété agricole par Simon Van der Stel remonte à la fin des années 1680.
 
Nommé gouverneur de la province du Cap en 1685 par la Compagnie Néerlandaise des Indes Orientales, alors maîtresse des lieux, on ne prête souvent à cet homme qu'un rôle politique, mais ce protestant qui mît les pieds pour la première fois en Afrique du Sud en 1679, était un vrai vigneron puisqu'il avait entamé des travaux viticoles chez lui, sur son propre domaine en Hollande, à Muiderbergh !
 
Le "vin brûlé", le Brande Vjin qui deviendra le Brandy est alors une spécialité des Provinces-Unies (Hollande) et Van der Stel fît quelques aller-retours entre les deux continents avant de s'installer définitivement en 1685 au Cap et d'y construire un domaine agricole grâce aux 763 hectares que la compagnie lui a légué.

Comme la plupart des grandes propriétés aristocrates de l'époque, la vigne n'est pas la seule économie. Ce sont des fermes polyculturelles qui s'érigent, car il y a un pays à construire. Le domaine qui sortira son premier vin en 1692, prît donc le nom de Constantia. 

Plusieurs thèses existent sur l'origine de ce nom : 
l'épouse du gouverneur Van der Stel s'appelait Constance; le navire qui achemina la fille du premier intendant de la Compagnie Rijckloff Van Goen qui soutînt le projet d'obtention de terres au Cap à Van der Stel, s'appelait Constantia; enfin, Constantia est le terme latin signifiant persévérance. Il a pu inspirer le pieux protestant qu'était Van der Stel qui meurt en 1712. 

Deux ans après son décès, le domaine est vendu aux enchères et divisé en trois secteurs : le terrain où était la demeure de la famille Van der Stel est racheté par le Capitaine suédois Oloff Bergh qui nomme la zone Groot Constantia, et un certain Pierter de Meijer rachète les secteurs de Klein Constantia (Hoop Op Constantia en 1783) et Bergvliet (divisé en deux secteurs en 1783, Buitenverwachting et Nova). 
Chaque domaine restera viticole tout en étant administré différemment, selon les archives laissées par les héritiers qui se succèdent pendant 50 ans. Les écrits mentionnent que la production de vin de Groot Constantia était globalement meilleure que celle de Klein Constantia au 18ème siècle.

Alors que Groot Constantia est progressivement laissé à l'abandon, il est repris en 1778, par Hendrick Cloete, un notable de Stellenbosch qui, grâce à ses descendants, va véritablement élever le domaine au rang de propriété viticole incontournable pendant le 19ème siècle. Cependant, dès 1860, l'oïdium, puis le phylloxéra rongent les terres agricoles du Cap, emportant la plupart des vignes. Dévastée, Groot Constantia devient une exploitation du gouvernement sud-africain en 1885, qui la rachète pour une bouchée de pain. 
Le domaine est transformé en institut agricole. Malgré quelques tentatives viticoles grâce aux boutures américaines, la production périclite. Mal administré, donc inefficace, il survit au gré des différents gouvernements d'une Afrique du Sud écartée des grands échanges commerciaux en raison de sa politique intérieure. Groot Constatia et Hoop Op Constantia sont finalement déclarés Monument National en 1984, l'intérêt muséal passant avant la volonté viticole. 

Une époque où les vins sont sirupeux.

Emblème d'une période où les vins étaient généralement sucrés, celui du Cap avait conquis les tables princières d'Europe. Le fait qu'il vienne du bout du monde a forgé l'engouement et le mystère. Pratiquement toutes les caves des cours royales et impériales du vieux continent au 18ème siècle et 19ème siècle possédaient de petits flacons noirâtres renfermant la liqueur. On ne compte plus les références littéraires d'auteurs classiques, dont certains d'ailleurs n'en avaient jamais bu; et Napoléon 1er a même réussi à en obtenir, lors de son exil sur l'île de Sainte-Hélène. Bref, avec le vin de Madère, le vin de Constance était alors le plus recherché.

Par chance, les archives sont assez précises en ce qui concerne ce vin. On peut remonter aux années 1720 pour connaître son parcours qui débute grâce à Johannes Colijn, son premier élaborateur à Hoop op Constantia, dont le chai a été préservé, mais qui a été abandonné et transformé en entrepôt. 

Rien ne précise que seul le muscat était alors employé. Le chenin et le pontac (cépage teinturier qui proviendrait de la Loire) devaient lui être assemblés puisque ces trois cépages étaient alors les plus vigoureux et les plus résistants localement. Le pontac sera vite abandonné.

Deux versions étaient d'ailleurs élaborées selon Boela Gerber, oenologue de Groot Constantia depuis 2001. La première non mutée pour la consommation locale et la seconde mutée, pour les marchés à l'export; thèse on ne peut plus logique puisque jusqu'au milieu du 19ème siècle, on ajoutait fréquemment de l'alcool dans la plupart des vins qui prenaient le bateau, quelles que soient leurs destinations.

Comme la plupart des pays viticoles, l'Afrique du Sud a été touchée par le phylloxéra, toutefois et contrairement à ce qui a été longtemps véhiculé (le fait que la production de vin de Constance a été freinée, puis arrêtée à cause du puceron), Boela Gerber affirme qu'on a poursuivi une mince production avec du muscat de Frontignan puisqu'on a retrouvé des flacons des années 1920. Les conflits et les crises économiques de la première moitié du 20ème siècle qui ont sérieusement freiné la production du vin, ont incité les archivistes à fouiller le passé du domaine, révélant qu'aucune production du célèbre nectar n'a existé pendant 40 ans. 

C'est à partir des années 1980, grâce au rachat de la propriété par Duggie Jooste que le Vin de Constance entame une renaissance. En travaillant avec le professeur Chris Orffer de la Stellenbosch University et en replantant du muscat de Frontignan, le vin de Constance réapparaît sur les marchés, notamment avec un 1986 non botrytisé.

Toutefois, des choix hasardeux de cépages en raison sans doute de l'établissement d'une seule pépinière en Afrique du Sud, contrôlée par l'état, ne vont pas aider le rétablissement d'une identité réelle pour le vin de Constance. Le système politique du pays entraînant de plus, des restrictions commerciales à l'échelle internationale, ce dernier reste absent des marchés. Et curieusement, c'est sans doute en cette fin de 20ème siècle que le vin de Constance s'érige en mythe...  
Comme on ne le voit pas et comme on ne le boit pas, il est convoité.

25 000 bouteilles savoureuses plus tard...

C'est finalement depuis 2011, année de rachat de la marque par Zdenek Bakala et Charles Harman, deux financiers de BXR Group qu'un sérieux plan d'affaires a été initié. On y trouve des actionnaires bien connus dans l'univers du vin bordelais, comme Hubert de Boüard de Laforest et Bruno Prats qui, avec Matthew Day, l'oenologue, et Hans Astrom administrent aujourd'hui le domaine. 

Klein Constantia produit en moyenne 25.000 bouteilles du prestigieux vin de Constance. Le mythe est désormais plus accessible... même au Québec !

Commentaire du Vin de Constance 2014 - sucre: 160 gr / L (dégusté en décembre 2018) :

Des arômes de garrigue (typique dans la jeunesse de ce vin quels que soient les millésimes), de raisins secs, de grappa, puis de cire à l'aération sont très nets au nez alors que dès l'attaque en bouche, la concentration s'installe davantage. 
Certes floral, on pense surtout à une marmelade d'oranges et de pamplemousses dans les saveurs qui parcourent la texture grasse et curieusement, pas si longue que cela. Bref, c'est un poupon !!  
Il n'a pas encore la complexité aromatique qu'il gagnera avec le temps, mais le comportement et surtout, la fine acidité qui enveloppe le fruité confit, prédispose ce vin à une garde avantageuse...
En matière d'harmonie culinaire, le foie gras, la crème brûlée ou le fondant au chocolat noir sont des classiques toujours appréciés avec un tel nectar, bu en jeunesse. 
Les fromages à pâtes persillées sont également d'heureux compagnons. Et si vous avez la dent sucrée, le Vin de Constance est un dessert en lui-même... 
Klein Constantia Vin de Constance 2014
Code SAQ : 10999655 / 75,25 $ en SAQ

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13 déc. 2018 par Monsieur Bulles
En dégustation... Crédit photo Pierre Tison Qui dit champagne, dit grande maison ou marque; avec le marketing qui va autour. C'est d'ailleurs ce marketing qui fait augmenter la facture. Le champagne sera bon, certes. Toutefois, on payera pour l'étiquette, la silhouette du flacon ou la renommée médiatisée qui impressionnera les invités. L'univers du champagne, bien plus que n'importe quel autre vin, est ainsi construit : on nous vend un art de vivre à travers l'art de boire des bulles. Et c'est tant mieux, car après tout, la vie serait bien triste... Ne pensez pas pourtant que toutes les marques sont forcément onéreuses. Certaines le sont moins que d'autres et la qualité peut être au rendez-vous. Pour moins de 50 $ la bouteille, suivez le guide!
LES BLANCS:

Émile Leclère - Réserve Brut - 38,50 $
15/20

Très pinot meunier dans les arômes, c'est à dire orienté vers la pomme jaune, le raisin blanc très mûr et toujours cette petite touche épicée qui rappelle les biscuits Belges Speculoos, ce champagne séduit par son tarif - le plus bas en SAQ -  et son dosage sensible en finale de dégustation qui soutient le fruité général sans le gommer. L'effervescence de la Marne on ne peut plus accessible !

GH MARTEL - Victoire - Brut - 39 $
15/20

Nom de cuvée ou marque déposée selon les marchés, ce vin très attrayant par son prix offre quelques accents biscuités traditionnels au sein d'une effervescence aérienne et persistante. Peu complexe mais bien construit, il démocratise l'apéritif au champagne. Son entrée sur le marché du Québec a été un succès.

TRIBAUT SCHLOESSER - Blanc de Chardonnay - Brut - 39,75 $ 
16/20 

Vif et expressif, minéral, orienté sur les fruits blancs acidulés tels que la pomme, la poire ou le citron, puis sur la pâte feuilletée, ce champagne se fait charnel grâce à son effervescence tournoyante et riche, bien conduite, même si l'onctuosité finale apparaît fuyante et met en exergue un caractère pointu. Idéalement, laissez ce vin s'aérer dans le verre ; il développera son caractère pâtissier pour mieux vous séduire. 
L'apéritif au champagne ou l'accord attrayant avec des huîtres assez iodées ou un carpaccio de pétoncles dont le citron « goûtellé » sera le bienvenu pour mieux arrondir les bulles marnaises. 

MONTAUDON - Brut - 41,25 $
15/20

Une cuvée polyvalente pour les amateurs de champagne plus vineux que tendu, servie néanmoins à l'attaque par une minéralité crayeuse. Le dosage sensible suscite des accents mielleux, voire épicés, appuyés par une effervescence veloutée. Bien construit, sans complexe, ce champagne transporte en finale un léger rancio lui conférant un certain charme. 

LOUIS NOUVELOT - Cuvée Saphir - Brut - 41,75 $
15/20

L'acidité des agrumes domine le fruité jaune quelque peu biscuité. Les bulles virevoltent en bouche dans une texture plus aérienne que riche, malgré un dosage sensible en finale de dégustation. À ce prix, on ne peut pas avoir davantage de complexité; c'est un champagne qui joue la carte de la fraîcheur et de la simplicité,  assez vif pour supporter le jus de citron sur les canapés de saumon de fin d'année. 

G. GRUET & Fils - Blanc de Blancs - Brut - 41,75 $
15/20 

Du chardonnay qui charme sous l'effet d'une patine pâtissière estompant quelque peu la minéralité sans pour autant perdre de sa fraîcheur grâce à quelques notes de tilleul-menthe en finale de dégustation. Un champagne séducteur, accessible et savoureux. 

CHANOINE - Grande Réserve - Brut - 42,75 $
15/20

Structuré et ferme, très « champagne » dans le style olfactif et gustatif grâce à un crescendo aromatique typé, mais discret (foin, fenouil, agrumes, poivre blanc, nougatine, brioche), ce vin présente une effervescence travaillée, à la fois vaporeuse et savoureuse, qui perdure le temps nécessaire d'un apéritif gourmand où les canapés lui tiendront tête. 

GARDET - Premier Cru - Brut - 44 $
15/20

Voici un blanc de noirs composé de deux tiers de pinot noir et d'un tiers de pinot meunier qui promet une grande fraîcheur de fruit au nez comme en bouche. Le crescendo aromatique va de la pomme bien mûre à la mandarine en passant par quelques accents de réglisse, faisant place, après quelques minutes d'aération dans le verre, à des notes légères de toasts blonds. Les bulles de calibre moyen assurent une effervescence tournoyante et s'avèrent juste assez perdurantes pour un apéritif gourmand. Un champagne au contour classique, plus élégant qu'étoffé, qui, pour avoir fait le test, gagne en expression pour peu qu'on le laisse en cave trois ou quatre années, et ce, bien que ce ne soit pas un millésimé.

AR. LENOBLE - Intense - Brut - 44,75 $
16/20

Une cuvée bien nommée, car en effet, l'intensité est nette ! Je parlerais même d'énergie puisqu'à travers les trois cépages classiques assemblés, tout apparaît blanc et fougueux, sans rien d'agressif : anis, poires, pommes et agrumes s'échelonnent au sein d'une effervescence frémissante et longue en bouche où transparaîtrait presque en finale, si on laisse son verre respirer quelques minutes, des accents d'acacia, peut-être issus de vins de réserve ayant séjourné en futaille. 
En un mot : délicieux. Ce champagne est le dernier arrivé au Québec, précipitez vous, c'est une pépite créée par une petite maison qui monte, qui monte, qui monte...

BEAUMONT DES CRAYÈRES - Brut Réserve - 46 $
15/20

Peu complexe, bien qu'équilibrée de l'attaque à la finale, le bouquet de cette cuvée rappelle d'abord les pommes jaunes bien mûres, puis la pâte à tarte après quelques minutes dans le verre. L'effervescence a été bien conduite, l'impression en bouche est veloutée et longue. Un champagne abordable et toujours fiable.

SOURDET-DIOT - Cuvée de Réserve - Brut - 46 $
15/20

Vineux, plein et parfumé, ce champagne où le pinot meunier domine, offre des accents beurrés, soutenus par un dosage sensible qui accentue une chair consistante, due aussi à une effervescence riche et bien conduite. Efficace lors des apéritifs gourmands. 

VADIN PLATEAU - Renaissance - Premier cru - Extra-Brut - 46,75 $
16/20

Du pinot meunier à l'état brut si je puis dire, ici à peine dosé, donc extra-brut !! À la fois fougueux et plein dans le comportement, salin et parfumé dans les arômes, ce champagne où la pureté conduit toute la dégustation plaît ou déplaît à la première gorgée. Il est en tous cas à découvrir lorsqu'on est mordu des bulles de la Marne. À l'apéritif ou sur un fromage de chèvre crayeux, il fera parler vos invités !

BERNARD RÉMY - Carte Blanche - Brut - 46,75 $
15/20

Ce pourrait être une carte blanche "de Noirs" car les pinots sont insistants et s'expriment au travers d'un fruité de petites baies rouges, voire de noyaux de fruits, après quelques notes de tisanes au premier nez. Plus original que d'autres champagnes au même tarif grâce à cette vinosité, il saura facilement passer à table sur une entrée feuilletée. Un champagne riche et parfumé au profil populaire.

PAUL GOERG - Blanc de Blancs - Brut - 46,75 $
15/20

Tout est discret, les arômes de fenouil, de tarte au sucre et de brioche, de même que le comportement du vin en bouche, à la fois léger et tapissant. Les bulles, fines et liées, forment une texture ronde, et pourtant, le comportement du vin reste droit, frais, légèrement fuyant en finale de dégustation. Un bon champagne d'apéritif où la fraicheur l'emporte sur la complexité.

LOUIS NICAISE - Premier Crut - Brut Millésimé 2010 - 46,75 $
16/20

L'effet millésime, c'est à dire du temps passé sur lattes, comparativement au BSA (brut sans année) de la sélection, a son importance ici : les arômes sont ouverts et pâtissiers, même si l'élégance l'emporte sur l'expression appuyée. Je m'attendais donc à davantage de complexité et c'est plutôt la jeunesse du vin qui s'exprime encore : les notes pâtissières sont plus fruitées que beurrées. Ce vin a un bel avenir dans votre cave si vous êtes patient. La texture est dans tous les cas savoureuse aujourd'hui, découvrez-la avec une entrée chaude de vol-au-vent par exemple, ou en sortie de repas avec un fromage à point. 
À ce prix, ce champagne est une aubaine.

DRIANT-VALENTIN - Brut Premier Cru - 47 $
15/20

Le nez est légèrement axé sur des notes de torréfaction à l'aération, toutefois le fruité jaune confit domine et rappelle certaines pâtisseries feuilletées à base de fruits à noyau. L'effervescence est soignée, quoiqu'aérienne plutôt que dense, c'est donc elle qui apporte la fraîcheur nécessaire à l'ensemble. Le dosage est désiré - sans doute autour de 10 grammes - il confirme le caractère gourmand, impeccable pour séduire vos hôtes à table avec un poisson à chair grasse qu'une crème à l'estragon pourra accompagner.

MARIE-HANZE - Alliance Brut - 47,75 $
15/20

Une cuvée au parfum de pomme Granny Smith qu'on laissera s'aérer quelques minutes pour l'amener à se faire plus traditionnel dans les parfums, c'est-à-dire plus floral, puis plus brioché. 
L'effervescence abonde avec des bulles de calibre moyen et endurantes qui procurent le plaisir simple d'un champagne à découvrir à l'apéritif. 

LALLIER - Grande Réserve - Grand Cru - Brut - 48 $
16/20

Nez d'abord anisé, un peu citrique, puis axé sur les fruits rouges et légèrement brioché à l'aération, voilà un champagne à l'effervescence un peu fugace, toutefois riche et crémeuse grâce à des bulles menues et nouées. La fraîcheur est apportée par une acidité qui rappelle celle des petits fruits rouges, décelés à l'analyse olfactive, tandis qu'une petite pointe amère en finale nous offre un caractère mordant. Un bon champagne, particulièrement abordable pour un Grand Cru. 
  
NICOLAS FEUILLATTE - Brut - Réserve - 48,50 $
15/20

Frais, printanier au nez (fleurs, fraises, abricots), gourmand et pâtissier en bouche (pain au lait), la finesse des bulles apporte une distinction au comportement de ce champagne, peu sophistiqué mais droit, sans défaut et sans complexe : le champagne polyvalent par excellence. 
Le contenu de la même bouteille dégusté quatre jours tard, légèrement décarboxilé, se montrait porté sur les fruits secs (abricot et raisin) ; les bulles étaient logiquement effacées, mais le charme n'en agissait pas moins, la texture se faisant suave, et les parfums, plus profonds. Tentez l'expérience (comme avec d'autres champagnes d'ailleurs) ! 

JACQUART - Mosaïque - Brut - 49 $
15/20

Habituellement porté sur la minéralité et axé sur des arômes d'agrumes, le champagne BSA de Jacquart apparaît désormais plus beurré, pâtissier et charmeur. C'est un vin droit, net et très agréable au dosage aussi perceptible que populaire, tout indiqué pour des cocktails gourmands. 

HENRI BILLIOT - Brut - 49,25 $
15/20

Un champagne particulièrement fruité, intense au nez comme en bouche, qui entremêle des arômes de fruits à noyaux (cerises, prunes, abricots). Malgré des bulles au calibre moyen, l'effervescence est riche et la texture, compacte et imprégnante, ce qu'elle doit non pas à la liqueur savamment dosée, mais bien au pinot noir local - qui domine l'assemblage - ainsi qu'aux vins de réserve qui offrent puissance et matière. Un vin généreux digne d'une belle entrée. 

NICOLAS MAILLART - Platine - Brut - 49,50 $
15/20
Le commentaire est ici
  
HENRI ABÉLÉ - Brut - 49,75 $
16/20

Nez expressif et biscuité, où pointe un léger rancio de maturité très charmeur. Attaque tendre, un peu dosée, et bulles de calibre moyen, toutefois abondantes et nouées, créant une savoureuse effervescence. Plus complexe et travaillée qu'il y a quelques année, cette cuvée est d'une grande transparence au niveau aromatique (fruits jaunes, toasts blonds, sablé breton). Plutôt méconnu du grand public, Henri Abélé signe ici un champagne de marque à l'architecture solide qui figure parmi les meilleurs en SAQ, surtout à ce prix ! 

BARON-FUENTÉ - Esprit - Brut - 49,75 $
15/20

Un vin expressif dont les arômes sont blonds au nez comme en bouche (fleurs, agrumes, malt, pain au lait, toast). Son effervescence est soignée, les bulles étant de calibre moyen dans un comportement noué qui procure une texture satinée. Après quelques minutes dans le verre, le vin dévoile sa complexité et ses parfums se font plus profonds, dévoilant de jolies notes de rancio (noix, zestes confits) caressantes et longues en bouche. Un très bon champagne qu'on pourra découvrir à table sur un poisson grillé. 

VINCENT COUCHE - Millésime 2007 - Brut - 50,25 $
16/20

Plus boulanger que pâtissier dans les arômes, plus confit qu'acidulé également au niveau du fruité jaune qu'il dégage, ce champagne est le seul millésimé en SAQ à ce tarif ! Une grande fraîcheur se dégage, mêlée à la profondeur de son âge, ce qui offre un ensemble aujourd'hui mature, prêt à boire. L'apéritif peut être gourmand avec quelques gougères et si vous le présentez à table, tentez une escalope de veau panée.

DRAPPIER - Carte d'or - Brut - 50,50 $
16/20
   
Costaud, structuré, mûr et d'une pureté de fruits rouges exemplaire, ce champagne est très éclatant au nez et procure des sensations similaires en bouche. Chaleureux et satiné, épicé même, il s'affirme dans sa chair vineuse et enveloppante grâce à un dosage quelque peu sensible (sans doute autour de 9 g/l), mais équilibré grâce à la fraîcheur finale. Une cuvée incroyablement abordable pour autant de qualité et d'authenticité. Un must dans votre cave.

BOURDAIRE-GALLOIS - Brut - 50,50 $
16/20
Le commentaire est ici

LES ROSÉS :

GH MARTEL - Victoire - Rosé Brut - 45,75 $

15/20 

Sur les fleurs (rose, pivoine) et le fruité rouge soutenu (griottes, framboises) qui accompagnent une effervescence onctueuse, ce champagne joue davantage la carte de la fraîcheur que du rancio d'évolution, et ce, même si sa couleur est ambrée. De fines notes de noyaux de cerises pointent en finale de dégustation. On passe à table, et s'il y a du faisan aux raisins de Corinthe au menu, ça tombe on ne peut mieux. 

LOUIS NICAISE - Brut Rosé - 46,50 $
15/20

Le pinot noir domine l'assemblage, c'est peut-être lui qui apporte la touche aromatique originale de grenade, tant dans les saveurs que dans l'acidité qui enveloppe une texture dense, bien construite. Bel équilibre donc entre la structure et la fraîcheur pour ce champagne rosé qui comblera vos invités à l'apéritif avec quelques dés de cheddar fort.


TRIBAUT SCHLOESSER - Brut Rosé - 49,25 $
15/20

Nez discret de groseilles et de pamplemousses roses dont on retrouve les saveurs en bouche dans une effervescence plus aérienne que nourrissante, même si le dosage apparaît appuyé en finale. Aucun rancio, donc peu complexe, davantage axé vers l'apéritif. Un rosé qui apparaît nécessaire commercialement parlant, mais qui ne se distingue pas dans la gamme de la maison. Classique et abordable.

CHANOINE - Brut Rosé - 49,25 $
15/20

Toujours expressif et charmeur au nez grâce à des notes de fruits confits (écorces d'oranges), d'abricot et de nougat, ce champagne aux bulles légères, quoique persistantes, s'exprime par sa puissance et son dosage sensible. Tapissant donc, et un peu abrupt en finale, il fera très bon ménage avec une entrée chaude à base de crevettes.

LALLIER - Grande Réserve - Rosé Brut - 49,75 $
16/20

Très subtilement toasté avec quelques notes de mandarines confites à l'aération, ce champagne rosé charme au nez et confirme son jeu de séduction en bouche grâce à une belle enveloppe croquante qui entoure une effervescence à la fois fougueuse et compacte.
Tantôt sur des arômes discrets de fruits rouges, tantôt sur ceux d'agrumes confits, il offre une texture crémeuse qui soutiendra facilement un met de belle ampleur. Dans cette gamme de prix de champagnes rosés, il est sur le podium !
On passe à table donc ? Gâtez-vous en le dégustant avec du homard.

DUVAL-LEROY - Rosé - Brut - 50 $
16/20

Expressif au premier nez, on perçoit dans ce rosé des notes très franches de zestes d'oranges, puis de grains de café. Ce champagne se veut également démonstratif en bouche, dès l'attaque, avec un fruité rouge très mûr qui précède un caractère subtilement amer, autour d'un fin rancio d'évolution. Nous avons là un rosé qui a de la mâche, qui a du goût ; il ne s'agit pas d'un blanc coloré, mais bien d'un vin à la vinosité marquée qui conserve néanmoins l'élégance d'un champagne. Une très agréable surprise qui peut facilement accompagner une volaille à table.

Alignement de bouteilles de champagnes
Tous ces champagnes sont présentés dans le livre "Champagnes, guide et révélations" paru chez Isabelle Quentin Éditeur

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11 déc. 2018 par Monsieur Bulles
B de N par LaCheteau Marque appartenant depuis 2005 au groupe Grands Chais de France - qui fêtera son 40ème anniversaire en 2019 -, LaCheteau dispose des raisins d'une centaine de propriétés du Val de Loire. L'appellation Crémant de Loire jouit, elle, de 1700 hectares de vignes où la plupart des cépages blancs et rouges ligériens sont autorisés. Pour ces fines bulles angevines, le cabernet franc règne en monarque absolu...


Commentaire de dégustation du Blanc de Noirs Brut de LaCheteau :


De curieuses, mais charmantes notes de tabac blond se laissent capter au premier nez, pour laisser la place à un caractère herbacé, puis s'orienter rapidement vers des accents d'agrumes, plus classiques, après une longue aération. 
Ce sont ceux-là - ces arômes de fruits blancs - qu'on retrouve en bouche au sein d'une chair à la fois caressante et aérienne, bien menée par l'effervescence maitrisée d'une appellation aujourd'hui populaire et accessible.
Le dosage est sensible, il soutient le fruité sans le gommer, c'est bien là l'essentiel pour un apéritif qui, à 20 $, ne ruinera personne et satisfera tout le monde !Contre-étiquette LaCheteau
Code SAQ : 13603556 / 19,95 $

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