Les clos en Champagne

6 juin 2018 par Monsieur Bulles
Le Clos du Mesnil - Krug Les 21 clos répertoriés de la Champagne viticole

LA NOTION DE CLOS



Si la notion de clos en Bourgogne est historiquement réelle et utilisée dans la législation contemporaine des vins de cette région, est-elle pertinente en Champagne ?   

En fait, jusqu'au XVIIIe siècle, dans la plupart de pays viticoles européens, les parcelles de vignes étaient closes de murs puisqu'elles étaient la propriété ou la location d'abbayes dont les moines étaient les principaux viticulteurs. Les terres appartenaient en règle générale à l'aristocratie régnante. Les vignobles étaient donc majoritairement regroupés en clos, en aires emmurées ou bornées, mitoyennes ou éloignées de la demeure principale, afin de délimiter un bien propriétaire. Paradoxalement, les régions qui présentaient peu d'enclos parce que relativement vastes, vont se métamorphoser en casse-têtes (Bourgogne, Alsace, Castille, Piémont) et celles qui apparaissaient déjà découpées vont ouvrir leurs surfaces (Rhône, Aquitaine, Toscane, Catalogne, Vénétie) en raison des bouleversements des sociétés. 

En ce qui concerne le nord de l'Europe viticole, ce sont les vicissitudes des révolutions sociales et notamment la redistribution des terres aux paysans à la fin du XVIIIe siècle qui entrainent ces derniers à protéger leurs dus, c'est à dire à clôturer ce que l'état leur a rendu (Bourgogne, Champagne, Moselle). Toutefois, les affres des conflits militaires qui suivent les révolutions citoyennes entraînent la destruction de la plupart des enceintes dans les campagnes : les batailles sous le Premier Empire effacent les délimitations. 

En Champagne, banquiers et marchands développent et proposent aux vignerons un système communautaire de distribution du raisin. Les clos se perdent parmi les 60 000 ha de vignes que comptent alors la région et leurs raisins complètent anonymement les différentes sources d'approvisionnement. Exsangue après le conflit franco-germanique de 1870, la crise phylloxérique, puis la Grande Guerre, la terre champenoise se reconstruit autour de ses villages érigés en crus et de son système de solidarité entre les négociants et les viticulteurs avant que n'éclate la Seconde Guerre Mondiale. 
Couloir d'invasion habituel, la Champagne est rapidement conquise par l'envahisseur allemand avec qui elle a appris à composer. En devenant son pourvoyeur de vins pétulants, elle va s'épargner certaines exactions et surtout, elle va sauver ce qui l'a toujours nourri, sa craie et ses vignes. 

Les années 1950 sont moins douloureuses que les années 1920. La reconstruction est plus pragmatique que morale, car le système champenois existe déjà. Les trente glorieuses vont asseoir son efficacité et confirmer son système de commercialisation qui passe par l'image et l'identification à un style de vie, une façon d'être et de paraître. On n'achète pas du champagne, on achète une marque parce que sa publicité nous a séduit. La force des marques de Champagne est d'avoir toujours été dans les tendances culinaires, ludiques et sportives du moment, quelles que soient les époques. 

Vin de luxe autrefois confidentiel et dédié à une élite, il a su devenir abondant et  populaire tout en gardant son rang de somptuosité. Ainsi ont dues être créées des cuvées particulières, pas meilleures que celles dites de prestige, seulement différentes, mais commercialisées au même niveau pour satisfaire le goût de l'unicité, du rare et de l'exception de certains amateurs.   
La commercialisation du champagne est reconnue pour être étudiée, soignée, stratégique, elle passe par une communication habile qui coûte très cher aux maisons. Pour défendre la notion de clos en Champagne, contradictoire à la notion intrinsèque de ce vin qui prône l'assemblage de millésimes, de crus et de cépages, une marque de champagne doit se montrer prudente, sincère et logique. On ne décrète pas non plus la commercialisation d'un clos comme cela. 

Le clos doit exister et figurer historiquement sur les registres parcellaires pour obtenir l'accord de l'Inao (Institut national des appellations d'origines). Comme la tendance est aux cuvées de clos en Champagne depuis l'avènement du 3e millénaire, de nouvelles bouteilles apparaissent sur le marché. Pourtant, certaines maisons ou certains récoltants possèdent une parcelle clôturée depuis des décennies qu'ils auraient pu exploiter de façon exclusive. Les vicissitudes commerciales des marchés traditionnels, l'apparition de nouveaux marchés - notamment est-européens et asiatiques - et surtout, l'engouement toujours plus grand de la part de consommateurs riches, pour des flacons rares, numérotés et dispendieux ont engendré le «clôturage» en Champagne.    

Philipponnat   

La première maison qui a décidé de vinifier le raisin d'une seule parcelle délimitée, sans spéculer au niveau du marketing, fut la maison Philipponnat. En 1935, le grand oncle de Charles Philipponnat acheta 6 hectares de vignes d'un seul tenant clôturé, à la sortie du village de Mareuil sur Aÿ. Cet achat n'était pas motivé par les murs qui encadraient les rangs de vignes, mais par l'exposition et l'inclinaison extraordinaires de ces derniers. Exposé plein sud, face au canal de la Marne et à la réverbération de ses eaux, ce clos a la particularité d'être sur une pente oscillante de 30 à 45 %! Il est d'ailleurs appelé Clos des Goisses (gois = pénible en vieux champenois) parce qu'il est dangereux d'y travailler en temps de taille et de vendanges puisque les pluies fréquentes en Champagne, en font un vrai toboggan naturel. L'encépagement est constitué de 70 % de pinot noir et 30 % de chardonnay. Ils donnent un vin toujours millésimé si les qualités du cycle végétatif et la récolte sont jugées favorables pour concevoir la cuvée Clos des Goisses. Dans le cas contraire, le moût de ces vignes intègre les autres cuvées de la maison Philipponnat. Opulente, parfumée, torréfiée, la cuvée du Clos des Goisses est généralement mise en marché une dizaine d'années après la vendange. Selon les caractéristiques des millésimes déclarés, elle donne entre 10 000 et 40 000 bouteilles, toujours numérotées et précisées de la date du dégorgement.   


Bollinger   


L'autre grande maison de Champagne dont l'une des cuvées est sans doute la plus rare et la plus chère de Champagne, issue non pas d'un seul clos, mais de trois clos, est la cuvée Vieilles Vignes Françaises (une moyenne de 2000 flacons selon les millésimes déclarés). Les « Chaudes Terres », le « Clos Saint-Jacques » et la « Croix Rouge » constituent ces 3 parcelles clôturées formant à peine 60 ares dont la particularité est d'offrir seulement du pinot noir non greffé d'une terre pré-phylloxérique qui se reproduit en «foule» par marcottage. Ces parcelles ont été achetées par les aïeux de Ghislain de Montgolfier en 1758. Elles sont travaillées manuellement, comme autrefois, avec les outils d'antan! Cet artisanat se prolonge à la vinification et à l'élevage: la première fermentation du moût se fait en fûts de chêne, la seconde fermentation est évidemment en bouteilles, mais bouchées avec du liège et non par des capsules-couronnes métalliques. Le vin dort en moyenne 6 ans en cave, puis il est dégorgé à la volée avant d'être recouché pendant 3 mois. Cette cuvée a été créée en 1971, elle n'est vendue qu'à l'unité et même les enfants de Ghislain de Montgolfier, dit-on, n'en ont jamais bu! Riche, puissant, solide, ce vin respecte le style Bollinger qu'on trouve dans les autres cuvées de la maison. Notez que depuis 2004, les vignes de la « Croix rouges » ne servent plus ce nectar car elles ont été finalement arrachées, puisque gagnées par le maudit puceron!   
  
Cattier   


Situé au sommet d'une colline de la montagne de Reims, près du village Sillery (dont le prêtre quitta la Champagne pour le Québec afin de construire le village éponyme, voisine de la capitale provinciale), le Clos du Moulin est finalement le seul champagne issu d'un vieux clos qui respecte la tradition des assemblages champenois puisqu'il s'agit d'un assemblage de millésimes pouvant varier selon la qualité des moûts annuels, issus à part égale de chardonnay et de pinot noir. L'histoire de ce clos ressemble aussi à l'histoire du vin de champagne effervescent.  En effet, avant que le champagne ne pétille, ce clos appartenait à un aristocrate, officier du roi Louis XV, Allart de Maisonneuve, qui en tirait du vin tranquille avec les cépages autochtones d'alors, plantés en foule. Cette parcelle clôturée s'appelait alors « clos Allart ». Il fallut attendre la Révolution Française et la redistribution des terres aux paysans pour qu'on lui donne son nom actuel à cause d'un moulin de bois qui la surplombait. Ce dernier fut détruit par un incendie. Un moulin en pierre le remplaça, mais celui-ci ne survécut pas non plus aux deux conflits mondiaux du XXe siècle. Jean Cattier acquit le clos en 1951. Il élabora dès l'année suivante une production confidentielle de champagne issu des 2,2 hectares de ces vignes clôturées, classées Premier Cru. Respectant la tradition, la famille Cattier entreprend le pressurage sur un vieux pressoir dont on ne récupère que la cuvée, c'est à dire les premiers 2050 litres de moût. Il est fermenté ensuite dans des petites cuves émaillées, puis il subit une fermentation malolactique. Après la prise de mousse, le vin est conservé sur lie pendant au moins 8 ans dans les caves avant d'être dégorgé et dosé à 6 grammes par litre. Environ 10 000 bouteilles sont commercialisées.   


Krug   


Curieusement, le clos le plus connu dans l'univers des cuvées de Champagne est l'un des plus jeunes, du moins le vin qui en est issu, puisque le Clos du Mesnil, situé au coeur du village éponyme de la Côte des Blancs est répertorié depuis 1698. Il appartenait alors, comme souvent, à une abbaye bénédictine, puis il passa aux mains de différents paysans vignerons dont le dernier fut Jules Tarin. Celui-ci vendait ses raisins de chardonnay du Clos Tarin à Aimé Salon pour l'autre célèbre cuvée du même village, la cuvée S de Salon.   Le Clos a été acheté en 1971 par la famille Krug. Il prît alors le nom du village dont le terroir offre un minéralité et une pureté d'exception, propre à lui-même et non pas, parce que les rangs de vignes sont emmurés. Le Clos du Mesnil est une parcelle de 85 ares (0,85 hectares) plantée uniquement de chardonnay qui donne une cuvée toujours millésimée Blanc de Blancs dont la première bouteille fut tirée du millésime 1979.   Même Rémy Krug reconnaît que le Clos du Mesnil est une « contradiction dogmatique ». La maison Krug est reconnue pour sa cuvée unique « standard » nommée Grande Cuvée, comparable à maintes cuvées de prestige. Elle présente près de 50 vins différents issus des 3 cépages traditionnels champenois d'une vingtaine de crus et d'au moins 6 millésimes assemblés. N'est-ce donc pas paradoxal du style Krug que d'élaborer une cuvée avec un seul cépage, d'un seul tenant, d'une seule récolte, qui donne en moyenne 10 000 bouteilles. Seuls les chanceux qui dégusteront ce vin rare et cher auront une réponse qui peut, malgré tout, être précédée de celle de Rémy Krug : « dans la symphonie de nos vins, nous avons décidé de composer un concerto ».       


LES MOINS CONNUS ET LES PETITS NOUVEAUX   


Ces quatre premiers champagnes rares et chers, aux origines emmurées, sont devenus mythiques dans le commerce du champagne des grandes marques. La tendance étant aux séries limitées et au prestigieux, il était logique que parmi ces dernières, certaines se lancent dans l'aventure des flacons numérotés. Des cuvées provenant d'un clos recréé sont donc nées au cours des dernières années. Du marketing pur qui défend une authenticité relative, toutefois acceptable quand le vin est bon. Aussi, de modestes maisons familiales qui ne peuvent s'imposer comme les grandes marques internationales élaborent des cuvées de clos depuis des décennies. Leur commercialisation est moins médiatique, l'étalage de superlatifs est moindre, cependant, elles sont aussi exemplaires.    


Claude Cazals   


Moins imposante, moins médiatique, mais tout aussi remarquable, la petite maison familiale Cazals installée au Mesnil-sur-Oger depuis 1897, dispose de 3,7 hectares de vignes clôturées à Oger, le village voisin. Les murs entouraient déjà cette surface particulièrement ensoleillée au point où le raisin de chardonnay qui y fut planté dans les années 1950 offre toujours une sucrosité supérieure à celui planté à l'extérieur de l'enceinte. Jusqu'au décès de Claude Cazals survenu en 1996, ce chardonnay emmuré servait les assemblages des différentes cuvées de la maison. En la reprenant, Delphine Cazals décide de créer un nouveau vin, aidé par Laurent Fresnet (désormais chef de caves chez Henriot). 2000 bouteilles furent tirées du premier millésime 1995. Ce chiffre a doublé depuis, selon les récoltes déclarées.   


Jean Vesselle   


Situé juste devant le siège de l?exploitation familiale de Champagne Jean Vesselle à Bouzy, une parcelle de 8 ares donne autour de 800 bouteilles par an du Petit Clos. Élaborée par Delphine Vesselle depuis 1995, cette cuvée Blanc de Noirs ne subit pas de fermentation malolactique. Son acidité préservée et élevée entraîne un vieillissement durant 9 ans dans trois barriques exclusives. Bien plus abordable que tous les autres « clos » du marché, le Petit Clos se détaille à 60 euros (100 $) !    


Billecart-Salmon   


Situé au centre de la commune de Mareuil-sur-Ay, derrière la propriété principale de la famille Billecart-Salmon, c'est un seul précieux hectare de pinot noir, planté en 1964, qui est récolté à raison de 10 000 kg par hectare, cet hectare !
Travaillé dans la plus pure tradition champenoise, le vin issu est élevé dans des fûts bourguignons pour devenir le Clos Saint-Hilaire, en l'honneur du saint-patron de Mareuil-sur-Aÿ. François-Roland Billecart est à l'origine de cette cuvée de prestige qui a vu le jour en 2003 sur le millésime 1995. Depuis, l'exceptionnel  millésime 1996 a été commercialisé. En moyenne, 5500 bouteilles numérotées sont vendues 250 euros chacune.     


Duval-Leroy   


La gamme Authentis de la maison Duval-Leroy est née du désir de Carol Duval-Leroy d'offrir des champagnes particuliers, des champagnes de terroir, du terroir champenois si complexe, pouvant s'adapter à la gastronomie. Ainsi ont été créés deux champagnes de crus, c'est à dire de villages, le Cumières et le Trépail, et un champagne de clos, le Clos des Bouveries, un Blanc de Blancs issu de 3,53 hectares clôturés du village de Vertus, dans la Côte des Blancs.
Sur une production de 5 millions de bouteilles pour l'ensemble des champagnes Duval-Leroy, le Clos des Bouveries représente 30 000 à 40 000 cols par an.     


Krug   


Krug a lancé un flacon plus rare que n'importe quel autre : le Clos d'Ambonnay 1995. Premier millésime Blanc de Noirs, issu de pinot noir donc,  d'une parcelle de 0,68 ha du village éponyme ! 4000 bouteilles seulement pour la bagatelle de 2500 euros chacune ! Et bien sûr, on se les arrache ! Quelques semaines après sa mise sur le marché, une vente aux enchères caritative a eu lieu à Las Vegas et une bouteille du Clos d'Ambonnay s'est vendue 4400 dollars en 2010. Cela fait, en gros, 500 dollars le verre !   


Pommery

Provenant des clos murés (25 hectares de vignes plantées depuis le début du siècle dernier) qui entourent le domaine et le parc de la maison Pommery, la cuvée des Clos Pompadour est née en 2012, soit 10 années après que Thierry Gasco, chef de cave de la maison ait soumis l'idée à son patron Paul-François Vranken. 75 % de chardonnay, 20 % de pinot noir et 5 % de pinot meunier complètent ce vin, proportionnellement aux raisins qu'on trouve dans les clos. Non millésimée, cette première cuvée qui n'existe qu'en magnum (3000 flacons), provient tout de même de la vendange 2002, elle a été dégorgée en 2010 pour une commercialisation fin 2011. Le 2003 a également été sélectionné pour Les Clos Pompadour.
L'origine de son nom ? Peut-être parce que la célèbre marquise aurait dit : « Le champagne est le seul vin qui laisse la femme belle après boire. »

Lanson   


À Reims même, derrière le siège social de la maison Lanson, rue Courlancy, un hectare de chardonnay donneront bientôt quelques 8000 bouteilles du Clos Lanson dont le vin aura été élevé dans des fûts de chêne de la forêt d'Argonne, elle aussi de plus en plus à la mode.   


LES AUTRES CLOS   


Clos des Chaulins - Champagne Médot à Pargny-les Reims. 


Parcelle de 68 ares limitée par une haie depuis 1927, plantée de 55 % de pinot noir, de 10 % de chardonnay et de 35% de pinot meunier au centre du village de Parny les Reims dans le massif de St Thierry. Ce champagne n'était pas millésimé et n'est plus commercialisé. La marque de champagne s'appelant aujourd'hui Lombart & Co, elle commercialise aussi du champagne Médot.


Clos des Champions - Champagne Leclerc Briant à Cumières jusque 2006, aujourd'hui propriété d'un groupe nord-américain.  


Planté de 70 % de pinot noir et de 30 % de chardonnay, ce clos d'un demi hectare travaillé biologiquement est situé dans le village de Cumières. Il donnait un vin non millésimé. Lors de l'achat par le groupe Roederer de certaines parcelles de la famille Leclerc-Briant, ce clos n'a pas fait partie de la transaction.


Clos des Faubourgs de Notre Dame - Champagne Veuve Fourny à Vertus. 


1500 bouteilles d'un champagne Blanc de Blancs issu de 25 ares qui sont exploités depuis les années 1980, même si la parcelle est enregistrée depuis plus d'un siècle. Elle tient son nom de l'ancienne abbaye locale construite dit-on, sous l'invocation de Notre-Dame, après l'incendie de 1167 qui ravagea tout le village de Vertus. 


Clos Virgile - Champagne Portier à Beaumont-sur-Vesle. 


Situés dans un ancien verger de 20 ares emmurés, 70 % de pinot noir et 30 % de chardonnay donnent 1200 bouteilles du Clos Virgile, élaboré par Jean-Louis Portier.   


Clos de L'Aurore - Champagne Bergeronneau-Marion à Villedommange


Cuvée provenant seulement de pinot meunier de plus de 65 ans, issu d'un clos entouré de murs et de haies, situé au centre du village Villedommange.   


Clos l'Abbé - Champagne Hubert Soreau à Cramant


Raisins plantés en 2004, les premières bouteilles ont été commercialisées en 2012.


Clos Barnaut - Champagne Edmond Barnaut à Bouzy. 


Attention, il ne s'agit pas d'une AOC Champagne, mais d'une AOC Coteaux champenois, donc d'un vin tranquille. Issu de pinot noir d'une parcelle de 33 ares, ce vin rosé millésimé élaboré par Philippe Secondé est en quelque sorte la nouvelle concurrente locale de la troisième AOC de Champagne, exclusivement rose, le Rosé des Riceys.


Clos du Château de Bligny - Champagne G.H Martel

Propriété du Champagne G.H Martel, il s'agit d'une parcelle de 40 hectares


Clos Sainte-Sophie - Champagne Lassaigne à Montgueux

le Clos Sainte Sophie à Montgueux , une parcelle de 1,2 hectares entourée d'une haie vive, est travaillé par la famille Lassaigne depuis le millésime 2010. Le futur champagne sera une cuvée de vieilles vignes de Chardonnay (plantées entre 1968 et 1975) et conjointement créé avec le propriétaire de ce clos, Monsieur Valton, petit-fils du fondateur de l'entreprise Petit Bateau. La cuvée issue de ce clos verra le jour entre 2017 et 2018.


Une anecdote ? Les premières vignes plantées au Japon au pied du Mont Fuji en 1877 proviennent du Clos Sainte Sophie.


Clos des Monnaies - Champagne Goutorbe-Bouillot

Co-propriétaires avec le champagne Eric Lemaire d'une parcelle de vigne dans un enclos au sein du village de Damery, la famille Papleux a décidé en 2010 de la vinifier  séparément pour créer un nouveau "Clos" en champagne. C'est une parcelle de 28 ares qui a été plantée par l'arrière grand-père de Bastien Papleux en 1930. A l'époque 100% meunier, elle a résisté en partie à l'hiver 1985, mais un tiers à été détruit par la gelée. Elle a donc été replantée d'environ 10 ares supplémentaires de chardonnay en 1986. Située sur une ancienne fabrique de monnaies romaines de l'époque des Trente Tyrans (269 après J-C), le nom donné à la cuvée était tout indiqué. 

Une anecdote ? Les historiens sont encore partagés sur l'époque de la fabrique des monnaies: certains y voient un atelier clandestin sous le règne des empereurs Constant et Constance (autour de 340 ap J-C) et d'autres fixent cet atelier à l'époque des Trente Tyrans!
Cuvée vinifiée en fûts, sans fermentation malolactique, sans collage et sans passage au froid. Elle devrait voir le jour d'ici vers 2017.


Nouveaux flacons d?élite, les vins de Clos champenois sont au nombre de 31. Mais leurs vignobles ne couvrent que 35 hectares.La Champagne n?est pas la Bourgogne mais elle aussi a ses clos, autrement dit des parcelles de vignes dûment entourées de murs, fermées parfois par de hautes grilles et même agrémentées de haies vives ou d?arbustes. La clôture c?est la règle numéro un du clos, la seconde étant que le vin qui en est issu soit élaboré à partir de la seule vendange de la parcelle. Le champagne de clos est donc nécessairement un mono-cru, et tant pis pour la règle d?or de l?assemblage qui est la marque de fabrique du vin à bulles.Alors disons que les clos champenois c?est l?exception qui confirme la règle. La plupart du temps, ils ont vu le jour à proximité de la maison familiale, un lieu où la vigne  tenait lieu de potager.  Ou bien, ils occupent un emplacement insolite comme le Clos des Goisses de Philipponnat juché sur une pente à 45%. Quant ce n?est pas la trace ancienne de la présence de religieux épris de discrétion comme l?est le Clos du Mensil de Krug. Ces deux-là, avec les Cattier en leur Clos du Moulin à Chigny-les-Roses, furent les pionniers de la commercialisation d?un champagne de Clos. Mais c?était, pour ces « historiques », il y a quelques dizaines d?années seulement.Au tout début du XXIème siècle, la « Revue du Champagne » avait recensé une douzaine de ces petits vignobles ceinturés de clôtures et nous avions calculé à l?époque qu?ils ne recouvraient pas plus de 16 hectares du vignoble champenois. Une douzaine d?années plus tard, nous nous sommes livrés au même exercice, avec le concours du CIVC, le seul organisme professionnel apte à valider l?authenticité d?un Clos.Résultat : ils sont aujourd?hui 31, parmi lesquels 15 appartiennent à des Maisons champagne, les 16 autres étant la propriété de récoltants-manipulants. Ensemble, ils totalisent environ 35 ha, soit 0,1% du vaste vignoble de la Champagne. Le plus étendu est toujours le Clos des Goisses (5,5 ha), alors que le plus exigu est le Petit Clos du Champagne Jean Vesselle, à Bouzy (8 ares et 22 ca). Douze clos seulement atteignent ou dépassent un hectare. A noter, enfin, que cinq de ces clos sont en attente de leur premier millésime alors que sortent, cette année, ceux du Clos Lanson, à Reims, du Clos Rocher (champagne Grémillet), à Balnot-sur-Laignes, et du Clos des Monnaies (Champagne Goutorbe), à Damery.                                                                        Roger Pourteau CLOS DE MARQUESLes historiques.Le Clos du Moulin (2,2 ha), à Chigny-les-Roses, a été racheté au début des années 1950 par la famille Cattier. Entièrement ceint de murs à 1,5 km de la propriété, il est situé au sommet d?une colline de la Montagne de Reims et il doit son nom à la présence d?un moulin aujourd?hui disparu. L?un des premiers champagnes de clos à être commercialisé en 1952, c?est un assemblage  à part égale de pinot noir et de chardonnay. Ce Brut 1er cru est composé de trois millésimes sélectionnés pour leur qualité et leur capacité de vieillissement. Logé dans un élégant flacon en verre sombre, son tirage se situe entre 15 000 et 20 000 bouteilles numérotées. Il existe également une version Rosé, elle aussi multi-années tirée à 4 000 exemplaires. Depuis quelques années, le Clos est labouré à la charrue tirée par un cheval.. Le Clos des Goisses (5,5 ha), à Mareuil-sur-Ay, est le plus étendu mais aussi le plus singulier. Propriété de la famille Philipponnat depuis 1935, il est perché sur un escarpement produit par la Marne et sa pente varie entre 30 et 45%, avec un dénivelé de 60 mètres au point le plus haut. Entouré de murets qui descendent jusqu?à la route, ce vignoble qui ne compte pas moins de quatorze parcelles exige un travail manuel particulièrement délicat. Il s?étire sur un coteau long de 800 mètres et il est planté pour les deux tiers en pinot noir et pour un tiers en chardonnay. Cette cuvée (20 000 bouteilles en moyenne) est produite dans chaque millésime, mais Charles Philipponnat ne lui consacre que le meilleur de la vendange. Plus qu?un champagne, c?est un véritable vin, puissant, corsé et long en bouche qui est produit dans un lieu où le soleil est d?une extrême générosité. Depuis 1999, un rosé de saignée (2 000 bouteilles) est également élaboré avec les raisins des Goisses.. Le Clos du Mesnil (1,84 ha) est incontestablement le plus célèbre. Racheté en 1971 par les Krug au vigneron Jules Tarin, c?est aussi le plus ancien puisque l?une des pierres du mur qui le ceinture dans le village du Mesnil-sur-Oger porte sa date de naissance  (1698), à une  époque où le vignoble appartenait à un monastère bénédictin. C?est Henry Krug qui imagina de produire un champagne de clos sur cette parcelle en pente douce qui est un véritable ilot de verdure au c?ur d?un village qui s?est urbanisé autour de lui. Le premier millésime de ce 100% chardonnay date de 1979, mais il ne fut commercialisé que sept ans plus tard à 15 512 exemplaires. C?est un Blanc  de blancs exceptionnel qui est vinifié sur place et en petits fûts de chêne selon la méthode Krug. Il n?y a eu que seize millésimes entre 1979 et l?actuel 2003.. Les Vieilles Vignes Françaises (0,45 ha) est un cas particulier en Champagne puisque, à partir de deux parcelles ceintes de murs (Le Clos Saint-Jacques et le Clos Chaudes Terres), situées dans l?enceinte de la maison à Ay, Bollinger élabore un rare Blanc de noirs non dosé issu de vignes cultivées « en foule », comme avant le phylloxéra. Les plants se propagent sur le sol, renouvelés par la méthode dite du « provinage ». La production est de   3 000 à 4 000 bouteilles et le premier millésime de la cuvée  remonte à 1969 (actuellement, c?est le 2005 qui est commercialisé).. Le Clos Saint-Hilaire (1,04 ha),  porte le nom du saint patron de Mareuil-sur-Ay et ses vignes de pinot noir ont été plantées en 1964. Ce Clos d?un seul tenant a toujours appartenu à la famille Billecart-Salmon. Il a servi, tour à tour, de terrain de jeux pour les enfants, puis on y a fait pousser des légumes,  des fruits et des fleurs, avant d?y installer des courts de tennis. Rendu à sa vocation première il y a plus d?un demi-siècle, il est situé juste à côté des installations de vinification. En 1980, le clos a été ceint de murs et le premier millésime fut le 1995, suivi d?un 96 et d?un époustouflant 99 presque rosé. La production de cette cuvée élevée en fûts oscille entre 3 000 et 7 000 bouteilles.Les plus récents         . Le Clos d?Ambonnay (0,68 ha) appartient depuis 1989 à Krug qui l?a racheté à un livreur de raisins de la maison. Planté en vignes depuis 1766, il a fallu attendre 2007 pour découvrir son existence et assister à la sortie du premier millésime de ce 100% pinot noir grand cru qui a été pratiquement pré-vendu à l?étranger. De ce clos entouré de hauts murs, fermé par un imposant portail et situé en bordure du célèbre village dont il porte le nom, sortent en moyenne  4 000 flacons. Leur contenu est vinifié dans une quinzaine de petits fûts et le prix de cette cuvée atteint des records.            . Le Clos Pompadour lancé par Pommery au début des années 2000 est une sélection effectuée au sein même du vignoble de 25 ha enclos dans le domaine rémois de la maison. Les trois cépages y ont leur place mais le chardonnay prédomine. Ce « vignoble de Reims » est divisé en trois parties en raison de la présence de voies de circulation intérieures et il a toujours porté le nom de la favorite de Louis XV. Tirée uniquement en magnums (2 000 à 3 000), la cuvée n?est pas millésimée.. Le Clos des Bouveries (3,53 ha), créé par Duval-Leroy sur une parcelle historique de la marque de Vertus, est situé à mi-coteau du village qu?il domine. Il est protégé en bas de pente par les maisons et l?orientation plein Est met le vignoble à l?abri du vent   dominant et des gelées printanières. Entièrement planté en chardonnay depuis  40 à 50 ans, une partie de ses vins est  vinifiée sous bois.. Le Clos du Château de Bligny dans l?Aube, entouré par les murs de l?ancien château féodal du marquis de Dampierre qui y chassait le loup, appartient à la famille Rapeneau. Elle   élabore une cuvée dite des « 6 cépages » autorisés en Champagne (pinot noir, meunier, chardonnay, pinot blanc, arbane et petit meslier).. Le Clos des Trois Clochers (0,45 ha) vient d?être créé à Villers-Allerand chez Leclerc-Briant par les nouveaux propriétaires de la marque d?Epernay. Ils lui ont donné ce nom car, depuis le vignoble, ils ont une vue imprenable sur   trois églises, dont la cathédrale de Reims. En exploitation depuis 2014, le clos entouré de haies vives sortira son premier millésime en 2018. Il est doté d?une grande villa datant des années 1920 qui servira à l?accueil des visiteurs de marque.. Le Clos Rocher (0,63 ha) appartient à la famille Grémillet, propriétaire de l?unique maison de champagne de Balnot-sur-Laignes (Aube). Ce clos proche des Riceys, situé au sommet d?une petite colline, est entièrement planté en pinot noir. Ceint de murets et de grilles en fer forgé, sa première vendange a eu lieu en 2012 et son premier millésime sortira cette année.Le Clos Lanson : Avec une vue imprenable sur les tours de la cathédrale de Reims, le Clos Lanson libère, ces jours-ci son premier millésime après dix années d?attente. Une sortie, mais un anniversaire aussi puisque c?est en 2006 que le groupe BCC et son co-président, Philippe Baijot,  ont repris les rênes de la vieille maison rémoise. Ce clos d?un hectare, entièrement planté en chardonnay entre 1962 et 1986 sur le sol très crayeux de la petite colline de la rue de Courlancy, jouxte les installations modernisées de la marque à la croix des Chevaliers de Malte, son emblème de toujours.  Un vrai jardin de ville auquel rien ne manque, pas même un haut mur d?enceinte orné d?un auvent de tuiles rouges. Depuis le XVIIIème siècle, il y a toujours eu de la vigne sur cette parcelle urbaine (la seule dans ce cas) qui bénéficie, de surcroît, d?un micro-climat qui lui octroie une température de 2 à 3 degrés supérieure à la moyenne. Ici, par conséquent, on vendange plus tôt et, depuis dix ans, ce sont des volontaires parmi les membres du personnel de la maison qui, en famille,  s?attellent à la tâche. Philippe Baijot n?hésite pas à dire que « le Clos Lanson est le château Haut-Brion de la Champagne », en ce sens que, l?un à Bordeaux et l?autre à Reims, sont de vrais vignobles intra-muros. Goûté en avant-première avec Hervé Dantan, le successeur de Jean-Paul Gandon dans la cave, le millésime 2006 (8 000 flacons numérotés), élevé sous bois, inaugure magnifiquement la série. Plus vin que champagne, soyeux et charnu, il affiche une belle élégance alors que ses arômes s?apparentent à ceux des fruits blancs assortis de notes épicées. Neuf autres millésimes, dont un très prometteur 2015 attendent leur bon de sortie annuel. Les discrets            . Le Clos du Faubourg Notre-Dame (0,15 ha) est l?un des plus exigus de toute la Champagne. Il a appartenu autrefois à l?abbaye du même nom, mais il est exploité, depuis les années 1980, par le Champagne Veuve Fourny et fils, une petite maison familiale de Vertus fondée en 1935. Planté en chardonnay premier cru, il produit chaque année 1 000 à 2 000 bouteilles. La vinification s?effectue en fûts de chêne.. Le Clos Mandois (1,50 ha) a été entièrement planté en pinot meunier par la  famille Mandois lors de son aménagement, en 1963. A Pierry, ce clos entoure la maison familiale, un ancien  relais de chasse datant de 1712. Travaillée par une équipe spéciale, la récolte de cette parcelle entourée de murs passe en petits fûts de chêne.. Le Clos des Chaulins (0,68 ha), à Pargny-les-Reims, a été planté dans l?ancien parc de la maison familiale. Ceint, à la fois de murets, de haies et d?arbustes, il doit son nom au fait qu?autrefois les terres étaient systématiquement « chaulées » (amendées à la chaux). C?est un assemblage non millésimé des trois cépages.  CLOS DE VIGNERONSLe plus féminin            . Le Clos Cazals (3,70 ha), à Oger, un fief du chardonnay Grand cru est le plus étendu dans sa catégorie. Entre les vieux murs de cette parcelle exploitée en clos depuis 1995, certaines vignes ont été plantées à partir de 1947. Delphine Cazals, aujourd?hui Bonville, est l?héritière de quatre générations de RM. En sélectionnant le meilleur du vignoble, elle élabore 2 000 à 3 000 bouteilles chaque année et, depuis peu, elle a créé à partir de vignes qu?elle a  elle-même plantées une sorte de clos dans le clos qu?elle a baptisé « La Chapelle du Clos ».Moins d?un hectare            . Le Petit Clos (8 ares 22 ca). Avec son vignoble de 820 m², c?est le plus petit de tous. Ce 100% pinot noir de Bouzy Grand cru est situé au c?ur du domaine familial de Jean Vesselle. C?est sa fille Delphine qui, aujourd?hui, a pris le relais et qui veille sur « la quintessence » de ce champagne produit à 500 exemplaires seulement.. Le Clos Jarot (15 ares). Les premières bouteilles de Blanc de blancs de cet autre clos liliputien ne sortiront pas avant 2020-2022, selon leur élaborateur Frédéric Nowack. Il a planté ses vignes il y a une  douzaine d?années sur cette parcelle close qui doit son nom à l?ancien fermier qui occupa les lieux. La production sera d?un millier de bouteilles.. Le Clos l?Abbé (20 ares) d?Hubert Soreau est situé à l?emplacement de l?ancienne abbaye d?Epernay, dont il reste quelques vieux murs sur le coteau ouest de la ville. Ce viticulteur de Cramant qui l?a planté en chardonnay en 2004, millésime sa cuvée tous les ans et commercialise actuellement le 2008 (1 200 bouteilles). Le reste de ce vignoble appartient à la maison Henriot qui ne l?exploite pas en clos.. Le Clos Virgile (24 ares) a été aménagé par son propriétaire dans un ancien verger dont il a complété le mur qui l?entourait. Récoltant-manipulant à Beaumont-sur-Vesle, Jean-Louis Portier l?a planté en vignes il y a une vingtaine d?années et il a sorti en 2003, son premier millésime, le 1999, un assemblage de pinot noir et de chardonnay. Si le clos porte le nom du poète latin, c?est parce que c?était aussi le prénom d?un aïeul.. Le Clos de Bouzy, planté en pinot noir Grand cru, est exploité par André Clouet, un vigneron du village dont la famille est en Champagne depuis le XVème siècle. Le clos a été aménagé derrière la maison familiale datant de 1751. La commercialisation de ce Blanc de noirs est prévue en magnums.. Le Clos de Cumières (49 ares). C?est le nouveau nom de l?ancien Clos des Champions de Leclerc-Briant racheté par Hervé Jestin et son frère. Chef de cave réputé devenu conseiller de plusieurs domaines viticoles, il a repris en main il y a cinq ans ce clos planté depuis 1964 en pinot noir et en chardonnay. Son premier millésime (le 2012) sortira en 2017 (2 300 bouteilles), puis il y aura un 2013 et un 2014 (3 500 flacons). Le clos, entièrement ceint de murs, englobe une bâtisse du 18ème siècle dotée de caves.. Le Clos de l?Abbaye (50 ares). Sur une parcelle de leur vignoble de Vertus, situé juste derrière les locaux de l?exploitation créée en 1927, les Doyard ont aménagé ce clos à partir de vignes plantées à partir de 1956. Ce vigneron qui pratique la biodynamie, l?exploite en tant que tel depuis 2007. Peu dosé (4g/l), c?est un Blanc de blancs    millésimé tous les ans (actuellement 2009).            . Le Clos à Doré (55 ares) était autrefois un verger situé au c?ur du village de Ludes. Planté en chardonnay depuis 1978, il est exploité par le Champagne Doré-Monmarthe (six générations de vignerons depuis 1737) qui n?assemble pour lui que les meilleurs millésimes (1 920 bouteilles). Le vignoble familial (17 ha) a reçu le label « Haute Valeur Environnementale ». A chaque vendange dans le clos, les cueilleurs gravent leur nom dans les murs avec leur sécateur.Les poids lourdsLe Clos des Bergeronneau (2,70 ha), constitué d?une vaste parcelle entièrement plantée en pinot meunier, issu de vignes d?origine de 65 à 70 ans, est exploité par Florent Bergeronneau. Une famille qui compte plusieurs ramifications dans le village de Villedommange, au sud-ouest de Reims. Ceint de murs, de grilles et de haies, le clos fournit à ce vigneron la cuvée de prestige de sa gamme (7 000 bouteilles).            . Le Clos des Belvals (1,20 ha) a été créé par Dominique Person lorsque celui-ci a racheté la propriété il y a huit ans. Le premier millésime, 100% chardonnay de Vertus, a vu le jour en 2006. C?est un extra-brut, issu de vignes de plus de 50 ans cultivé en biodynamie.. Le Clos Sainte-Sophie (1,20 ha), est issu de la commune auboise de Montgueux, célèbre pour sa colline presque entièrement réservée à un chardonnay très convoité. Propriété de Jacques Lassaigne, le clos est entouré d?une haie vive qui abrite des vieilles vignes plantées entre 1968 et 1975. Le premier millésime verra le jour en 2017 ou 2018. Pour la petite histoire, sachez que les premières vignes plantées au Japon, en 1877, provenaient de cette parcelle !            . Le Clos des Monnaies (1 ha), à Damery, a deux propriétaires : 30 ares de chardonnay et de meunier, à parts égales, pour le Champagne Goutorbe-Bouillot, et 70 ares de meunier pour son voisin, Eric Lemaire. Le clos, situé au c?ur du village, est ceint de murs (pour 80%) et d?arbustes. Le premier millésime (2010, 1 700 bouteilles) de la parcelle Goutorbe-Bouillot sort cette année après cinq ans de vieillissement. Le clos devrait son nom à la présence, en ces lieux, à l?époque gallo-romaine, d?une fabrique de monnaie qui, selon la légende, battait surtout  des fausses pièces pour payer les troupes.. Le Clos Jacquin, à Avize, est la propriété du Champagne Pierre Callot et Fils, la sixième génération d?une famille de viticulteurs. Le clos épouse le contour d?une parcelle de vignes de chardonnay Grand cru dont le premier millésime date de 1995. Non millésimé, il reçoit l?apport du vin de réserve de l?année précédant la vendange et il est élevé pendant un an en fûts de chêne de 30 hl.. Le Clos Bourmault,  propriété de Christian Bourmault, lui aussi propriétaire à Avize, est issu d?une parcelle située juste derrière la maison familiale. Mais nous n?avons pas pu obtenir d?informations plus précises.L?exceptionLe Clos Barnaut, à Bouzy, situé en arrière-plan des pressoirs et des chais de cette maison familiale implantée au c?ur du village, a été ressuscité au début des années 2000 par Philippe Secondé, l?actuel successeur des ancêtres de la marque fondée en 1874. Mais il ne s?agit pas d?un champagne puisque le pinot noir de cette parcelle ancestrale est utilisé pour l?élaboration d?un vin des Coteaux Champenois AOC Rosé, Grand cru de surcroît ! Une situation unique dans toute la Champagne. Le premier millésime de ce clos non effervescent, tiré à un millier d?exemplaires, date de 2002 mais il ne sort que les meilleures années.

Recherche d'articles
Par mois
Articles sur les champagnes (209)
Articles sur les autres bulles (252)
Les dégustations horizontales (1)
Les dégustations verticales (1)
© 2016 monsieurbulles.com, Guénaël Revel poc communications Annoncez sur MonsieurBulles.com