13 déc. 2017 par Monsieur Bulles
sparkling british wines Depuis qu'un vin effervescent anglais a partagé la table des noces de Kate Middleton et de William de Cambridge avec une marque de champagne, les bulles britanniques intéressent de plus en plus les amateurs. Toutefois, la très mince production ne suffit actuellement qu'à contenter les Anglais eux-mêmes qui achètent 85 % de celle-ci. Par chance, au Québec, une agence spécialisée dans les bulles, importe les meilleures British Bubbles !! Jetons un oeil dessus !
Voici ce que j'écrivais il y a 10 ans au sujet de l'Angleterre dans mon premier ouvrage consacré aux vins effervescents "Vins mousseux et champagnes, les 500 meilleures bulles dans le monde" :

Avec 722 hectares de vignes en production et environ 15 000 hectolitres de vins produits par année, le Royaume-Uni ne fait pas partie des grands pays viticoles et l'on ne peut parler de tradition viticole même si les romains y ont planté de la vigne. 
Pourtant, l'Angleterre est le pays le plus stratégique sur le plan commercial, car les Britanniques sont les plus grands amateurs et les plus fins connaisseurs de vins de haut de gamme dans le monde.  Les vignobles du Royaume-Uni sont situés dans le Sud de l'Angleterre et au Pays de Galles. 
En ce qui concerne les vins effervescents, les principales régions productrices sont le Middlesex, le West Sussex, le Kent et le Somerset. 
Une cinquantaine de domaines produisent du vin effervescent, selon la méthode traditionnelle, qui est sans aucun doute la catégorie de vin qui a le plus de potentiel de qualité grâce à leur situation géographique et aux cépages employés.

Le réchauffement de la planète aidant, on plante depuis une quinzaine d'années des cépages nobles comme le pinot noir ou le chardonnay (le Domaine Oldaker fut le pionnier en 1986), plus propices à une meilleure qualité de vin que les hybrides employés jusqu'alors. 
Parmi les cépages utilisés et recommandés par l'Union européenne, on trouve le bacchus qui représente plus de 70 % des surfaces plantées, le pinot noir, le pinot blanc, le pinot gris, le riesling, le kerner, le reichensteiner, le kernling, le dornfelder, le müller-thurgau, l'orion, le chardonnay, le seyval blanc, l'elbling, l'albalonga et l'auxerrois. 
Le Royaume-Uni est le 2ème pays importateur d'effervescents au monde avec 70 millions de bouteilles. La France lui exporte 30 % de ses vins effervescents (Champagne et Crémant). Les expéditions de champagnes au Royaume-Uni avoisinent les 35 millions de bouteilles par année ! 
Ces chiffres qui supposent que le consommateur britannique aime l'effervescence, encouragent les vignerons anglais.  
Ainsi sont nés au cours des 10 dernières années des domaines se consacrant uniquement à l'élaboration de vins effervescents selon la méthode traditionnelle qui n'ont rien à envier aux crémants d'outre-Manche, voire à certains champagnes ! 
Il suffit pour s'en rendre compte de goûter les vins de Chapel Down, Nyetimber, Ridgeview ou Davenport. 

La situation aujourd'hui :
Le surface du vignoble a presque triplé pour passer à environ 2000 hectares et la plupart des marques déposées font désormais du vin effervescent. 
Par contre, la vingtaine de nouveaux vignobles créés font tous des bulles. 
133 domaines sont enregistrés. 
On pourrait presque comparer cette évolution à celle du... Québec !

Selon les projets déposés (agrandissement des parcelles, nouvelles marques, etc), on estime que la surface totale plantée actuelle aura augmenté de 50 % en 2020 ! l

2/3 de la production nationale est aujourd'hui consacrée au vin effervescent !! C'est donc 3,5 millions de bouteilles de bulles britanniques qui sont commercialisées. Elle sera de 5 millions en 2022.

Pourquoi un tel engouement ?

Parce que les vins sont meilleurs, généralement élaborés en méthode traditionnelle et surtout... mieux élaborés, mieux définis : c'est-à-dire qu'on laisse davantage les bouteilles sur lattes et que les meilleures cuvées sont celles dont le dégorgement est le plus tardif afin de mieux intégrer l'acidité des vins, de mieux la contrôler.
Le triumvirat chardonnay, pinot noir, pinot meunier a occulté les autres cépages. 
Le consommateur local se retrouve dans les saveurs "champenoises" ainsi créées. 

Bref, faire des bulles en Angleterre, rapporte !
Un signe ? La famille Taittinger y est depuis 4 ans, ses bulles devraient voir le jour avant 2020.

Mais alors, qu'est-ce qui freine la popularité internationale des bulles britanniques ?

Leur tarif !

En effet, le prix moyen d'une bouteille de British sparkling wine est de 50 $ !

Dans l'océan mondial des bulles où la moyenne des tarifs pour les effervescents d'appellation protégée est de 15 $, celle du Royaume-Uni apparait excessive. 
Pourtant, les bulles anglaises se vendent facilement... en Angleterre : 90 % de la production est vendue localement. Exactement comme la situation du Franciacorta en Lombardie.

Pour déguster les vins effervescents anglais depuis maintenant quinze ans, et pour les comparer régulièrement avec le Franciacorta, le Trento et les crémants, je dois avouer qu'ils sont aujourd'hui parmi les meilleurs.
En voici 2 disponibles actuellement au Québec : 

Balfour 1503 - Rosé - Extra-Dry - 48 $ (IP Agence Juste des bulles)
La catégorie met en avant une certaine onctuosité apportée par le dosage, mais rien n'est sucré, tout est en équilibre. 
Les notes de fraises et de framboises chatouillent délicatement les papilles, une petite pointe d'amertume qui rappelle les zestes d'oranges se laisse saisir en finale de dégustation, la texture est suave, l'ensemble est crémeux, cette cuvée est très soignée. 
Sur un foie gras en entrée ou un fromage assez gras en sortie de table, ce starking rosé fera l'unanimité !

Jenkyn Place - Blanc de Noirs 2010 - Brut - 75 $ (IP Agence Juste des bulles)
Le domaine va fêter ses 10 ans et ses cuvées sont réellement à surveiller. Celle-ci présente le pinot noir et le pinot meunier à part égale qui, curieusement, fleurent le chardonnay puisqu'on a l'impression de plonger dans un jeune Chablis. 
Les notes de levures de boulanger sont nettes, il faut laisser le verre respirer quelques minutes avant de saisir des arômes de yaourt vanillé, puis de citron à l'aération, qu'on retrouve dès l'attaque en bouche.
L'effervescence abonde, les bulles foisonnent, la finale est vive, la comparaison avec un crémant de Bourgogne est logique. Impeccable en apéritif pour ouvrir l'appétit !
Balfour 1503 Rosé
Agence Juste des Bulles : 819 448 5711

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14 nov. 2017 par Monsieur Bulles
Franciacorta Antinori Confidentiel dans sa production puisqu'il correspond à 3 % de la production annuelle de champagne et à 1,5 % de l'entreposage de ce dernier, le Franciacorta (18 millions de bouteilles) séduit de plus en plus les amateurs de bulles. Les grands noms italiens de vin tranquille ne s'y trompent pas et comme les Antinori, ils commencent à investir le modeste vignoble Lombard. Lancé sous le nom de Tenuta Montenisa il y a quelques années, le franciacorta de la famille Toscane arbore désormais le patronyme Marchese Antinori.
Commentaire de la cuvée Marchese Antinori - Cuvée Royale - Brut

Comme une crème fouettée aromatisée au miel... 
C'est la sensation que donne ce franciacorta lorsqu'on l'aborde, aussi bien au nez qu'en bouche. 

Les bulles sont menues, très serrée, elles forment donc une texture ronde, voire grasse, qui envahit les papilles tout en transportant des saveurs d'hydromel. 
Toutefois, pas de sucre ici, pas de lourdeur; au contraire, l'enveloppe est finement acidulée (citronnée), à point nommée pour nous rappeler que l'on déguste des bulles rafraichissantes et suffisamment persistantes pour évoluer à table sur un plat à base de crème. 
À moins de 30 $ le flacon, on la joue simple avec des tagliatelles à la carbonara ou plus marin, avec du rouget en papillote, à l'estragon.
Salute !
Code SAQ : 10678616 / 29,60 $

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10 nov. 2017 par Monsieur Bulles
Vardon Kennett - Extra-Brut Son nom sonne anglais et pourtant, cet effervescent est catalan ! Vardon Kennett est une marque qui appartient aujourd'hui à la maison Torrès. C'est le patronyme d'un marin anglais qui tomba amoureux de la Catalogne et d'une Catalane à la fin du XVIIIème siècle et qui décida de devenir exportateur des vins locaux vers son pays d'origine. En épousant Maria Francisca de Ferrer, il devînt propriétaire du domaine Santa Margarida d'Algulladolç où il repose aujourd'hui, dans la chapelle. 2 siècle plus tard, la famille Torrès s'est lancée dans la grande aventure des bulles, et pourtant, ce n'est pas un cava... Voici pourquoi.
Emblématique de la viticulture catalane depuis plus d'un siècle, la famille Torrès n'a jamais élaboré de vins effervescents espagnols! Chilien oui. Mais, pas catalan. Une absence qui a toujours été considérée comme étrange.

J'avais interrogé Miguel Torrès sur le sujet en 2002 lors d'une rencontre organisée avec l'Association de la Sommellerie Internationale : "La Catalogne a aujourd'hui une vraie expertise en matière de vin effervescent. Son cava est reconnu et l'appellation vend autant de bouteilles que la Champagne. Mais son cahier des charges comporte des points que nous ne pourrions pas suivre et l'ambiance actuelle au sein des producteurs locaux ne nous encourage pas à aller dans cette direction. Nous allons sortir un mousseux élaboré selon la méthode traditionnelle, issu d'un domaine qui nous appartient, sans savoir jusqu'à aujourd'hui, s'il portera la mention DO Cava ou non". 
La réponse était claire. 
15 années plus tard, un vin effervescent la valide.  

Transformée en bodega, le domaine de Vardon Kennett avait été acquis par la famille Torrès dans les années 1980. Le vignoble était encore là, il suffisait de le faire revivre. 

C'est au début des années 2010 que les premiers vins sont nés, mais... sous quelle appellation la famille Torrès allait-elle les lancer ? 
Le millésime 2013, le premier déclaré et inscrit auprès de la DO Cava allait-il aider cette dernière à sortir de la crise d'identité qu'elle subit depuis une décennie ?

Finalement non.

La Cuvée Esplendor 2013 de Vardon Kennett, créée par l'emblématique et influente famille du Pénédès serait un vin effervescent haut de gamme, indépendant du Consejo Consulador, un Vin Mousseux de Qualité portant seulement la mention Vino de Calidad producido en Région Determinado. 

Il n'y aura pas de Cava Miguel Torrès.

Alors comment sont-elles ces bulles nées d'un millésime difficile, atypique pour la région, qui a connu cette année là des pluies excessives au printemps et presque une sécheresse l'été ?
Plus qu'honnête et finalement, assez classique dans son ensemble.
L'acidité très vive qui enveloppe un beau volume vinique a des accents compensants lactiques et heureux. Je reste cependant étonné qu'on ait décidé d'un dosage peu élevé (extra-brut), car quelques grammes supplémentaires de sucre aurait pu soutenir davantage le fruité blanc très pur et le faire grimper vers un fruité plus jaune, de sensation plus mûre.

Le pinot noir (55%), le chardonnay (40%) et le domestique xarel.lo composent l'assemblage qui a connu juste assez de fût pour oxygéner le vin de base, le rendre  plus tendre afin qu'après 2 années et demi de repos sur lattes et l'ultime étape du dégorgement, on obtienne un mousseux catalan où la minéralité l'emporte sur la profondeur, l'élégance sur la plénitude et la fraîcheur sur le rancio délicat.

Pour un premier millésime, on ne rivalisera pas avec la Champagne, mais certains crémants peuvent trembler et certains cavas ont désormais un concurrent non négligeable...
45 $ au Québec / Code SAQ : 13451100

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6 nov. 2017 par Monsieur Bulles
Ice Imperial de Moët & Chandon Elles sont apparues au début des années 2010 : des bouteilles enveloppées de blancs, parées de motifs dorés ou de couleurs tape-à-l'oeil. La Grande Maison (Moët & Chandon) en fut l'initiatrice, son succès a rapidement attisé la concurrence en Champagne et dans les autres régions de bulles. Retour sur une tendance où la qualité côtoie désormais la médiocrité, même à gros renfort de belles paroles promotionnelles...


Elles sont belles, voyantes et attirantes, de blanc immaculé vêtues, mais comme le dit l'adage: l'habit ne fait pas le moine.

La Grande Maison a créé sa cuvée Ice Impérial en 2010 pour être lancée progressivement sur les marchés. D'abord confidentielle et seulement positionnée dans les bars et les boîtes de nuit, son succès a fait le reste... La stratégie Moët-Hennessy a fonctionné, les bouteilles blanches ont ensuite envahi les rayons marchands de monsieur et madame tout le monde. Et comme toujours, la locomotive Moët a aiguisé la concurrence. Les wagons depuis, ne finissent plus de s'accrocher derrière elle.

D'autres marques de champagnes sont entrées dans la danse, puis les cavas, les proseccos et toutes les autres catégories de mousseux dans le monde, d'appellation ou non, déjà médiocres ou non.
Des noms ? En voici dans le désordre.
Lanson (précurseur en 2009), Nicolas Feuillatte, Pol Rémy, Bestheim, François Montand, Depréville, Frexeinet, Calvet, Gran Castillo, Veuve du Vernay, Blanc Foussy, Black Tower, Brut d'argent, Canti, Kriter, Listel, Maquis de la Tour, etc. 
Il y en a des dizaines d'autres.

Tous ont leur cuvée Ice enveloppée de blanc, la plupart ont déjà sorti leur Ice Rosé, enveloppée elle, de rose comme il se doit.

Bref, les bulles surfent sur la glace...

Et la glace elle, c'est à dire les glaçons qu'on nous invite à déposer dans le fond du verre pour mieux "apprécier" la qualité du vin effervescent, les glaçons eux, ben... ils sont bons. 
Normal. 
De la flotte en cube, en général, cela n'a que le goût de l'eau, donc encore heureux que la glace soit bonne !!

Mais le vin ? Vous savez, celui qui existe avant les bulles ? Il est comment le vin ?

Aujourd'hui il est juste sanitairement bon. Le marketing qui l'entoure a beau nous vendre ses origines, ses cépages ou son assemblage, il reste qu'on ne nous vend pas du vin, mais des bulles sur glace. 

Je ne vais pas commenter les recettes que chaque marque a développées pour le cocktail avec son Ice, car c'est exaspérant. 
C'est exaspérant parce qu'on prend le consommateur pour un con. Un con qui doit gober que c'est en ajoutant de l'eau gelée dans son champagne ou son mousseux, qu'il sera bien meilleur. 
Doublement con d'ailleurs parce qu'il doit ensuite apprécier la grande qualité du vin qu'on a additionné de morceaux ou de jus de fruits.

Le terroir est très très loin. Disparu le terroir. L'AOC s'est noyée dans les glaçons fondus de l'excellent cocktail. 

Car oui le cocktail est bon, mais je m'adresse ici aux directions des ventes de toutes les marques de bulles dans le monde : "pouvez-vous cesser d'enseigner à vos représentants commerciaux à dire des inepties pour mieux vendre votre cuvée Ice ?"

Parce que, que vos bulles soient dosées à 20 grammes, 30 grammes ou à 45 grammes (de sucre), ne croyez-vous pas qu'avec les jus, les fruits, voire un autre alcool, ajoutés dans le même verre, c'est bel et bien le sucre qui domine !! 

La glace permet en fait de liquéfier l'ensemble et de le rendre bon ou délicieux selon les goûts, et fidèle à la "recette particulière que vous avez mis des mois à concevoir exprès", d'après les belles paroles du parfait représentant qui a appris sa leçon.

Les cuvées Ice - qu'elles soient à 80 $ parce que le client veut une marque de champagne, ou à 20 $ parce qu'il s'en fiche - sont des bouteilles très rentables pour le barman parce que dans notre verre à cocktail, il y a un tiers de glace, un tiers de bulles et un tiers de jus. 
Globalement, on pourra faire 15 verres avec une bouteille !
L'idée du Ice est tout simplement géniale, car il y a derrière les cocktails qu'il alimente, un profit confortable : on les paye plus cher que les autres cocktails alors qu'ils présentent plus d'eau dans leur mélange.

Bref, remplissez-vous les poches et vendez-nous le plaisir d'un cocktail original qui désaltère, mais arrêtez de nous vendre une AOC !! 

L'AOC, vous l'avez congelée avec vos cuvées Ice.
JP Chenet Ice

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5 nov. 2017 par Monsieur Bulles
Pompe Champagne fresh La maison de champagne De Venoge l'a adoptée; c'est sans doute une preuve qu'elle fonctionne parfaitement. Je l'ai donc essayée avec plusieurs bouteilles ouvertes dont le volume restant de vin était différent. Verdict ?






L'idée est astucieuse.

Il s'agit en fait d'un bouchon stoppeur traditionnel, comme ceux qui existent déjà sur le marché et qui permettent de boucher une bouteille de vin effervescent entamée durant, en gros 48 h, selon le volume restant.

Toutefois, la tête du bouchon comporte ici une ouverture dans laquelle on introduit une pompe qui, au lieu de retirer l'air comme pour les bouteilles de vins tranquilles, en envoie ici dans la bouteille jusqu'au niveau restant du vin effervescent, le protégeant de l'oxydation et surtout, permettant la conservation du gaz par contre-pression.

J'ai donc tester cet énième gadget dans des conditions extrêmes, comme on dit... 

J'ai laissé l'équivalent d'un seul verre dans une bouteille entamée depuis 24 h; une façon radicale de savoir si oui ou non, le peu de gaz carbonique qui restait dans le vin ne serait pas "manger" par l'oxygène "enfermé" dans le reste de la bouteille.

Et bien, cela a marché !!
Je dirai même que le retrait du bouchon fut aussi franc que lorsqu'on débouche une bouteille de champagne neuve. Le "Pop" fut net et puissant.

J'ai fait le même exercice en laissant une bouteille à moitié consommée pendant une semaine au réfrigérateur. Résultat aussi efficace.

Combien cela coûte ? 
Autour de 15 euros en Europe, donc sans doute 25 $ lorsqu'il sera commercialisé chez nous...
Bouchon sans la pompe
Champagne Fresh est commercialisé par la firme allemande (êtes-vous surpris ?) Wecomatic

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19 oct. 2017 par Monsieur Bulles
Ca del'Bosco C'est dans les années 1960 que Maurizio Zanella entama son aventure dans le Bosco. Ses parents avaient une ferme dans laquelle la famille passait ses week ends et c'est vers 15 ans, grâce aux activités dans cette propriété que Maurizio va développer la passion de la gastronomie et du vin. Après avoir fréquenté la Faculté agricole de l'Université catholique de Piacenza, il a approfondi ses connaissances pendant deux ans en France, à la Station oenologique de Bourgogne et à l'Université d'oenologie de Bordeaux. Quatre décennies plus tard, ses vins sont parmi les meilleurs vins effervescents d'Italie; ils sont aussi une référence internationale.
Résumé des étapes de la construction de la marque :

1968 : implantation des parcelles 
1970 : construction du cellier et de la marque Ca'del Bosco 
1972 : première vendange
1975 : première cave de stockage
1978 : premier millésime déclaré
1980 - 1995 : arrivée du chef de cave André Dubois de Champagne (Moët & Chandon), aujourd'hui Stefano Capelli
1985: creusement des caves qui ne seront pas autorisées aux visites jusque 2005.
Depuis 1995 et la création de l'appellation, les vignerons de Franciacorta ont fait évolué cinq fois leur cahier des charges. André Tchelistcheff fut d'abord consulté pour le vin rouge local, pas pour le franciacorta effervescent. Toutefois, il fut déterminant dans la construction de l'appellation.

Commentaire de la cuvée Prestige - Brut :

Les parfums qui se dégagent de ce vin sont particulièrement séduisants et attractifs. On perçoit ceux de la noix de coco, du pain au lait; tout est doux, feutré. La même impression se dégage en bouche, illustrée par les bulles serrées qui caressent le palais et diffusent des notes de quetsches. C'est un vin tendre dans le bon sens du terme, car il n'est pas mou et reste sec. Sa nervosité est dans le frisson qu'il laisse en fin de parcours. 
Délicat, surprenant, "féminin", un apéritif d'amoureux.
43 $ / Code SAQ : 11008024 / 16/20 dans le Guide Revel

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11 oct. 2017 par Monsieur Bulles
Gramona Gran reserva 2012 Brut C'est en épousant Pilar Batlle en 1913 que Bartolomeu Gramona scelle le destin viticole des deux familles, déjà vigneronnes depuis le milieu du 19ème siècle, en Catalogne. La marque Gramona verra le jour dans les années 1940, tandis que le nom Batlle deviendra celui d'une cave exceptionnelle, le Celler Batlle, existante depuis 1881. Quant aux premiers cavas, les fameux mousseux espagnols élaborés selon la méthode traditionnelle, le clan Batlle-Gramona les lança dans les années 1920. La famille Gramona peut aujourd'hui compter sur 150 hectares en propriété et en location dont quelques parcelles emblématiques, travaillées selon les principes agrobiologiques ou agrobiodynamiques, comme La Plana, Mas Escorpí, El Serralet, Font Jui ou La Solana. Avec son cousin Jaume Gramona, Xavier Gramona représentent la cinquième génération de vigneron à défendre l'excellence et l'authenticité des cépages locaux comme le xarel-lo et le macabeu, tout en prenant soin à l'environnement.

Commentaire de La cuvée 2012 - Gran Reserva Brut

Fraîcheur et netteté des arômes caractérisent ce mousseux à l'effervescence crémeuse et enveloppante. Celle-ci aurait pu alourdir les saveurs, mais c'est le contraire qui se produit, car elle accompagne les notes de fleurs, de fruits jaunes et de pain légèrement grillé, grâce à son comportement aérien. 

L'équilibre en bouche est parfait depuis l'attaque jusqu'à la finale, on déguste ici un excellent cava qui peut tout aussi bien accompagner un apéritif à base d'huîtres ou surprendre vos invités au moment du service d'un fromage de style brie ou camembert.
17/20 selon le barème du guide Revel / 26,80 $

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16 sep. 2017 par Monsieur Bulles
Monastère de Rila Les voyages de presse organisés pour les médias par des agences de tourisme sont davantage épuisants qu'épanouissants. Oui, nous sommes gâtés parce que nous voyageons, oui nous sommes gâtés parce que nous cheminons dans un univers attrayant, oui le plaisir des sens est constamment présent dans notre quotidien. Toutefois, cela reste une profession; donc une tâche où la fatigue, voire l'épuisement est possible, naturel, normal, logique et légitime. On attend de nous - la presse du voyage et des arts de la table - des articles qui mettront en valeur ce qui a été visité, rencontré, goûté. Les institutions qui nous invitent le savent. Leur mission est de nous séduire. Parfois, il y a des dérapages...
Bulgarie : Plovdiv - Sofia via Rila et Sandanski : départ imminent. 

Quand j'ai vu le bus, style année 1990 (sans doute acquis juste après la tombée du rideau de fer), mis à notre disposition par l'office de tourisme de Bulgarie, je me suis dit que la tournée allait être pittoresque. 
Une courte tournée de deux jours suivait le plus grand et, selon moi, le meilleur concours de dégustation de vin dans le monde, le Concours Mondial de Bruxelles (CMB), organisé en cette année 2016 à Plovdiv. 
Nous étions une cinquantaine de journalistes du monde entier à avoir accepté l'invitation de l'agence de voyage Bulgare Travel Atelier. Cinq groupes de dix personnes pour cinq bus à l'assaut culturel de la Bulgarie. 

Plovdiv étant la capitale européenne de la culture en 2019, tout le monde a pensé que les guides engagés pour la circonstance, sauraient nous présenter au mieux leur pays.  

Quand j'ai vu le chauffeur (aussi accueillant que Leonid Brejnev devant un défilé de la place rouge) essayer de caser dix valises dans le coffre arrière qui ne pouvait en contenir que sept, j'ai su que le pittoresque allait être pénible. 
Il y a des indices qui ne trompent pas quand on voyage depuis 20 ans. 
   
Trois valises ont donc dû prendre place à nos côtés, dans le mini-bus. Bienvenue dans l'univers routier Bulgare, inconfortable et risqué.   
Puis le guide nous a donné le programme des deux jours de tournée. 
Curieusement, il avait été révisé: le sien démarrait à 8 h, le nôtre à 7 h. Il était 8 h 30, donc le guide s'est présenté avec 1 h 30 de retard. Une fois les vérifications d'usage terminées, on s'est mis en route à 9 h, soit 2 h de retard sur le programme officiel.    
Le groupe de dix que nous formions a alors dégagé une attitude de scepticisme, voire d'agacement, qui devait logiquement s'accroître au cours de la journée. Travel Atelier avait sélectionné pour nous le sud-ouest du pays avec un monastère, une ville historique et trois domaines viticoles à découvrir. 
 
Sur le papier, c'était attractif. Sur une carte géographique, c'était abusif. 

En survolant rapidement la carte, j'ai pronostiqué qu'on ferait au moins 10 h de bus en deux jours. Ce matin, c'est autour de 180 km à faire, à une moyenne de 70 km/h à cause de l'état de la route (aussi impeccable que celles de Montréal), de ses lacets et du monastère à atteindre qui culmine à 1200 m d'altitude. 
On s'est dit qu'on y arriverait vers 12 h 15. 
Ce n'est pas grave, on y était attendu à 11 h 15 sur le programme officiel.  

Au demeurant sympathique, notre guide s'adressa à nous deux fois, entre deux manipulations de son téléphone qui le divertissait d'un jeu de  "candy crush fruit".  Peu bavard, sa première intervention fut pour nous signifier que nous roulions en bordure d'une rivière qu'on ne pouvait pas apercevoir à cause des fenêtres embuées (la clim était en option en 1990). 

Sa deuxième intervention fut pour nous proposer un arrêt pipi après 1 h 30 de route, à mi-parcours du trajet.  À mi-parcours, ça signifiait donc 3 h de route. 
Comme la bouteille d'eau ou le café n'était pas offert (et pourquoi pas prévu aussi, c'est un bus touristique, pas une ambulance!), tout le monde en profita pour s'acheter une réserve salutaire de collations diverses à la station-service. 
De retour dans le bus, une vague de siestes s'abattit sur nous; sans doute l'effet du petit déjeuner sommaire de la cantine de l'hôtel.    

12 h 15, monastère de Rila en vue, la première étape.    

Notre guide s'active, il a compris que le retard ne sera jamais rattrapé. Il faut quand même accélérer le rythme. 
Faites crépiter les kodacs rapidement parce qu'après, il y a un musée d'icônes, de croix de bois et de bibles ancestrales. On va le faire en 1/2 heure, c'est suffisant.  Et oui messieurs dames, on est partis très en retard, faut avancer maintenant. 
Après tout, un monastère du XIIIème siècle, tout le monde s'en fiche. Il appartient seulement au patrimoine culturel mondial.   
45 mn, c'est suffisant pour qu'il imprègne votre mémoire.   
En parlant de mémoire, on va y aller parce que les verres de vin et le lunch doivent être déjà servis au vignoble et on est quand même à 2 h de route.  

C'est la deuxième étape de la journée, on y était attendu à 13 h 30, il est 13 h 15.   J'ai bien fait de m'acheter des chips à la station-service.   

Ah tiens, la collègue Luxembourgeoise s'énerve.   Elle aime bien la ponctualité, dit-elle au guide plus blasé que réceptif. À mon avis, elle pète un plomb avant la fin de la journée.   

En effet monsieur le guide, il fait plus chaud qu'à Plovdiv, on est à la frontière grecque.   
Pertinente votre troisième intervention de la journée.  
Ah oui? Il y a aussi une rivière qui délimite les deux pays ? 
Vous avez l'air d'aimer ça les rivières?  Ça tombe bien, je vois sur la carte qu'on va en croiser trois, demain, en remontant sur Sofia, on va avoir de la conversation.   

15 h 15, arrivée au vignoble Orbelus. 
L'heure où l'on devait le quitter sur le programme. 
   
On va peut-être manger tout de suite, avant d'admirer votre chaîne d'embouteillage, parce que voyez-vous, on a la dalle. L'ami Croate a les dents qui rayent le parquet et les deux Italiens hallucinent des spaghettis. On dégustera vos vins pendant le repas monsieur le vigneron, ça va calmer tout le monde. 
   
Tiens, la Luxembourgeoise n'est plus là. Elle a craqué. Elle a demandé au chauffeur de la conduire dès maintenant à l'hôtel.   
17 h 30, fin de la visite du vignoble. Les vins et l'accueil furent excellents. Il faut quand même le souligner.  
Mais, on n'a toujours pas rattrapé les 2 h de retard. Le chauffeur est revenu, il a eu le temps de déposer la collègue du Luxembourg à l'hôtel. Il ne doit pas être très loin ce dernier. En effet, l'hôtel est à 1/2 heure nous dit le guide.    
 
Sur le programme, c'est la visite de la ville de Sandanski, ville natale supposée de Spartacus. Et oui, le héros était Thrace, pas Romain. Sauf que la visite devait commencer à 15 h 30... 
Et il va être 18 h. Spartacus attendra...    

Comme la fatigue et l'exaspération générale ne suffisent pas, la pluie se met de la partie lorsqu'on arrive à l'hôtel. On a tous mal au dos, on a presque fait 5 h de route dans un bus moins confortable que les jaunes canaris des commissions scolaires du Québec. 
Personnellement, je commence à tirer la gueule, celle du collègue Croate est déjà à terre. Le Belge résigné, garde le silence ; la Française a commencé son rapport pour l'agence de tourisme, le Chinois rit jaune, si, si...      

À l'hôtel, Ô surprise, seuls quatre journalistes descendent ici. Trois étoiles sur la porte, c'est comme une étoile à l'ouest du Rhin. On nous annonce que le groupe est divisé en deux.   
C'est con, on avait noué une solidarité conviviale, on se motivait pour ne pas craquer. On allait parler l'espéranto, tout le monde se comprenait, rien qu'en regardant les poches sous les yeux. 
   
J'accompagne donc les six autres collègues dans un autre hôtel... qui n'en ai pas un ! C'est une pension de famille, style soviétique pré-pérestroïka. On a fini par la trouver après avoir tournoyé dans Sandanski in the rain, la ville qu'on devait visiter entre 15 h 30 et 18 h.  Sauf qu'il est 18 h.   

La tournée se transforme en "Retour vers le futur au pays des soviets ».   
Comment dire ? Sandanski by night, sous la pluie, c'est un peu comme Joliette dans les années 1980, sans éclairage dans les rues. Sandanski est sans doute magnifique et attrayante, c'est une ville thermale parsemée d'artères piétonnières. Sauf que nous ne les verrons jamais.   

On découvre nos chambres et là, les Italiens craquent.  
Ça gueule un Italien qui se fâche.   

Et oui, on a tous une salle de bain 3 en 1. Il y a les 5 à 7, maintenant il y a les 3 en 1 : toilette, lavabo et douche dans trois mètres carré où il faut brancher le cordon de la douche sur le robinet du lavabo pour avoir un espace douche dont le support est au-dessus du lavabo !!  
Si t'es fatigué, tu t'assoies sur les toilettes, elles sont juste en dessous! (photo jointe en bas à gauche)    
Le sort s'acharne sur l'Italie : le couvercle des toilettes des Italiens ne s'ouvre pas! Il est bloqué. J'ai cru que le Vésuve et l'Etna allaient exploser en même temps !  
 
Internet ? Vous n'y pensez pas ? Incroyable, il y a internet et ça fonctionne parfaitement.  
Et le programme ? 
Le guide, à peine embarrassé, propose de déambuler dans les rues mouillées où tout est fermé! Non merci, on va plutôt aller se détendre autour d'une bière avant le souper. 
Ah bon, le souper n'est pas prévu ? C'est vrai qu'on est sorti de table à 16 h, mais il se peut qu'on ait faim d'ici une heure, non ? 

Ok, très bien, on se paiera nous-mêmes une pizza tout à l'heure. Une pizza Bulgare, les Italiens vont adorer.    
Tiens, la Française a disparu. Elle s'est achetée trois pêches dans un dépanneur avant de remonter à sa chambre. Elle a raison, la journée fut tendue, un bon matelas la détendra.   
Quoique... Je constaterai deux heures plus tard que le matelas du pensionnat de mon enfance était meilleur.   

Deuxième journée.   

On s'est écouté dormir tellement les murs sont épais, mais on est reposé.  
Le petit déjeuner nous attend, il est 8 h. 
Un verre de yaourt nature liquide (ben oui, on est en Bulgarie) et la spécialité locale nous sont offerts: une pâte à pain frite dans l'huile, à base de fromage caillé. 
Un peu gras et lourd pour commencer la journée, mais à Rome, on fait comme les Romains.  

Vous avez des fruits ? Non ? 
Un café peut-être ? Le café, je vous conseille vraiment de nous en trouver un, sinon les Italiens, ils vous rejouent la dernière scène de « Spartacus ».   

Côté programme, on a deux vignobles à visiter aujourd'hui.  

Le premier est en bordure de la ville, le second, à 100 km d'ici. 
Allons-y, ne nous mettons pas en retard. La nuit a effacé celui d'hier. Le retard d'hier, vous suivez ?   

Domaine Melnik.  
Beau vignoble, belle cuverie rutilante, beau parc à fûts Bulgares et comme toujours, la chaîne d'embouteillage qu'on nous présente comme si c'était l'attraction suprême dans l'univers du vin.  

Il doit y avoir quelque chose de sexuel avec la chaîne d'embouteillage pour un vigneron parce que, que vous soyez à Sydney, à Mendoza ou à Bordeaux, elle est toujours présentée comme le Saint-Graal. 

Les vins du domaine Melnik sont bons, c'est là l'essentiel.  Merci aux subventions européennes qui ont permis des investissements conséquents parce que le contraste est tout de même saisissant entre ces « wineries » qui n'ont pas vingt ans et les maisons délabrées de villages, parfois complètement abandonnés, qu'on croise sur la route.   

12 h 30. On remonte dans le mini-bus. On nous attend au vignoble Uva Nestum. 
Vous avez faim ? Ça tombe bien, le lunch est prévu pour 15 h, là-bas.   

Uva Nestum. 
Ici, c'est 2 en 1 : spa et vin. Hôtel, thalassothérapie et oenotourisme avec restaurant de qualité.   
Hôtel ? Vous avez dit hôtel ?   

Dites voir monsieur le propriétaire, ne pouvions-nous pas être hébergés hier soir chez vous ? 
Oui, bien sûr. 
On l'a même proposé à l'agence de tourisme, car cela nous semblait logique pour des journalistes vinicoles, on voulait passer davantage de temps avec vous, mais on ne nous est jamais revenu. Sans commentaire.   

En tous cas, vos vins sont très chouettes, votre resto super agréable avec un menu typé qui efface toutes nos critiques gastronomiques de la semaine. 
J'ai adoré votre cépage Rubin. Bravo Uva Nestum, grâce à vous, la Bulgarie devient attractive.   
Oui monsieur le guide ? Il est 17 h ?  Vous avez raison, on va y aller parce qu'on a quand même 3 h de route pour remonter jusqu'à Sofia.  

Si je calcule bien, j'avais un peu raison hier, au départ de Plovdiv : on aura fait autour de 10 h de bus en deux jours. Je dis ça parce que mon coccyx est entrain de me le rappeler.   

Vous en voulez une dernière ?   

Dans le mini-bus de scoobidoo, la porte coulissante des passagers s'est ouverte toute seule, tandis qu'on roulait  à 100 km/h sur l'autoroute ! Je vous le jure. 
C'est moi qui l'ai refermée tandis que le chauffeur, placide, a continué de rouler sans ralentir, malgré les cris des collègues.  

Alors oui je suis gâté dans ma profession que je n'échangerais pour aucune autre, mais voyez-vous, il y a des voyages de presse qui sont des voyages de stress et  qui poussent finalement, à rapporter leur forme plutôt que leur contenu.
Salle de bain bulgare
Article paru dans le numéro d'août/septembre 2016 du magazine Vins & Vignobles

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13 sep. 2017 par Monsieur Bulles
Dépôt accumulé Toutes les étapes de la construction d'un champagne, depuis la récolte jusqu'à l'embouteillage, sont importantes. Pourtant, il en est une au cours de la seconde fermentation en bouteille, qui est plus complexe que les autres : l'autodestruction des cellules de certains micro-organismes qui se transforment ensuite en dépôt dans le vin. On appelle ce phénomène l'autolyse.



Ce procédé qui apporte davantage de complexité au vin se déclenche après quelques semaines de conservation sur lies et correspond à une autodégradation enzymatique des levures avec restitution au vin d'un certain nombre de constituants cellulaires: composés azotés, polysaccharides, glycoprotéines. 

Parmi les composants azotés libérés dans le vin, on notera des acides aminés dont la teneur peut augmenter de 60 % dans les vins qui ont été bâtonnés. 
D'autres constituants apparaissent dans le vin au cours de l'autolyse: les glucanes (polysaccharides) et les mannoprotéines qui proviennent de la dégradation des parois cellulaires. 
Si l'autolyse est longue, elle peut donc être la source d'une certaine signature gustative désirée par son élaborateur.  

En effet, un vieillissement prolongé en cave se traduira par une hydrolyse partielle de ces colloïdes. Les polysaccharides de levures jouant un rôle important sur les caractères sensoriels du vin, c'est eux qui apportent la sensation moelleuse à la texture. 

Enfin, les glycoprotéines ayant des interactions avec les composés volatils, ils modifient la perception aromatique du vin. La libération de nombreux composants (esters, alcools, aldéhydes, acides, composés soufrés, lactones, parmi lesquels le sotolon qui rappelle les arômes de noix et de curry) parfume de façon distincte le vin. 

C'est ainsi qu'en règle générale, champagnes et mousseux millésimés qui sont commercialisés au-delà de 8 années et plus, présentent des flaveurs de fruits secs et de rancio délicat.
Cristal de Roederer sur pupitres

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9 sep. 2017 par Monsieur Bulles
Santa Margherita Le pinot gris de ce domaine vénitien est un incontournable au Québec et ailleurs depuis des lustres; toutefois, comme il élabore des bulles depuis une cinquantaine d'années, d'abord sous l'appellation Prosecco DOC, puis désormais, sous l'appellation DOCG, je vous les présente ici. Très simplement.
Commentaire du Santa Margherita Valdobbiadene Prosecco Superiore DOCG - Italie - 

Léger, suave, délicatement parfumé (meringue, amandes, agrumes), les bulles caressent les papilles et forment la crème attendue en bouche. 
La fine amertume propre au glera, le cépage de l'appellation, enveloppe le volume qui se forme progessivement. 
La finale est courte, fraîche, fruitée.
Rien à redire pour le prix. Des bulles efficaces à souhait !
Code SAQ 12509154 / 18,55 $

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